(15 octobre 2012) Tout semble indiquer que la maison va adopter dans son fonctionnement les mêmes mécanismes que le véhicule. Car qui dit fonctionnement intelligent est obligé de prendre en compte la problématique de l’autonomie.
S’il y a débat en cette entrée 2012/2013, il concerne bien la cogénération pour le rendement électrique et l’hydrogène comme carburant. Déjà en janvier 2007, bien des mois avant le Grenelle de l’environnement, on parlait de Cellia, cette pile à hydrogène alimentant un ensemble de 283 logements HLM de l’Opac à la Porte de Brancion, dans le 15e arrondissement. Reste maintenant à savoir si la France est pionnière dans cette activité.
Bien étonnamment, alors que le pays a, avec Air Liquide, un géant européen pour constuire rapidement une filière de cogénération à hydrogène, il a par, choix politique, cumulé bien du retard, contrairement à ses voisins européens. La voiture a bien, dès les années 80,  bénéficié d’une forme d’installation domotique en prenant en compte les différents mécanismes allant de l’automatisation de l’ouverture des portes et fenètres à la gestion de la consommation et de la climatisation. A l’heure où le débat revient sur la mise sur le marché de véhicules aux moteurs tournant à l’hydrogène, il serait intéressant d’y associer l’avenir du bâtiment ou de la maison intelligente.
A cela, il ne faut pas oublier les piles à hydrogène qui font parler d’elles de plus en plus. Il y a ces piles à hydrogènes géantes connectées au réseau et qui peuvent jouer le rôle de roue de secours lorsque l’énergie solaire et éolienne ne sont pas au rendez vous. Enfin, il faut ajouter l’irruption d’une offre pour les produits électroniques grand public, avec la mise sur le marché de mini-piles à combustible destinés aux smartphones, ordinateurs portables et autres baladeurs nomades.
Il était inéluctable qu’un jour la voiture et la maison converge vers des fonctionnements similaires en termes énergétiques. Jusque-là ils ne puisaient pas à la même source, l’un connecté à un réseau électrique, l’autre devant se fournir en pétrole dans des espaces dédiés sur le territoire. Peut être que la troisième révolution industrielle sera celle-là : avoir deux résidences consommant la même énergie électrique stockée et produite par un seul moteur. Deux résidences l’une mobile et l’autre statique, mais ayant les mêmes équipements domotiques.