(21 mai 2012) Il ne faut jamais perdre de vue, que le politique n’est là que pour encadrer un objectif. Le quinquennat Sarkozy avait commencé, il était temps et réglementation européenne oblige, par une louable initiative, offrir à la France un référent en termes énergie : le Grenelle de l’environnement. Des lois ont été votées, mais il semble que le processus du Grenelle n’a pas été mené jusqu’au bout, et, ainsi, fait prendre un retard industriel considérable à la France. D’un point de vue organisationnel, le dossier énergie fait un retour au bercail puisqu’il réintègre le ministère de l’écologie.

Cet aller-retour entre la tutelle chargée de la politique climatique et de l’environnement du pays et celle de Bercy, de la bonne gouvernance de nos industries et de l’économie de l’emploi, démontre l’incertitude française à trouver le bon cap pour mener une grande politique énergétique. Dans ces moments, peut-être il faut faire appel à l’histoire pour modèle de bonne gestion politique. Prenant par exemple la monté en puissance du service public de l’énergie en France à la sortie de la deuxième guerre. Il n’a pas fallplus d’un an pour que le 8 avril 1946, la loi de nationalisation de l’énergie donne naissance au deux fleurons de la production et de distribution à la française de l’énergie : EDF et GDF.

Il n’a pas fallu plus longtemps pour, qu’en 1974, le choix de l’option nucléaire donne à la France le leadership mondial de la production électrique. Aujourd’hui, nous pouvons être convaincus que la meilleure politique énergétique de demain est celle qui prend en compte d’abord la convergence énergie/numérique qui impacte notre manière de produire, distribuer et consommer l’électricité. Mais le paradoxe est, que si la France est le leader mondial des services de l’énergie avec EDF et GDF-Suez, nous sommes loin en termes numérique de rivaliser avec les Américains, les Allemands et les Asiatiques en ce qui concerne l’industrie du logiciel.

Pourtant, c’est cette dernière qui va accélérer l’intelligence pour offrir au pays la meilleure politique en termes d’efficacité énergétique. A ce titre, nos nouveaux ministres concernés par le sujet de l’énergie, ne perdent rien à étudier le modèle de gouvernance allemand à ce sujet et dans la présentation est d’une confondante simplicité : « Ministère clé en matière de politique énergétique, le ministère de l’Économie et de la Technologie s’est fixé les objectifs suivants : rentabilité, sécurité de l’approvisionnement et performance environnementale.»