(25 mars 2012) Il faut méditer pourquoi le web de Siemens est le meilleur site Corporate du monde. L’empire industriel allemand est-il en train de montrer un autre chemin pour communiquer? Rompre avec le message autour du produit, pour celui de la responsabilité sociétale? En finir avec la communication d’entreprise et institutionnelle pour valoriser les thèmes de la société? Ni hiérarchie, ni costume cravate, ni tailleurs portés par des mannequins en guise d’employés modèles, ni images froides d’espaces urbains genre la Défense, ni usines en activité et des salariés en blouses blanches ou bleu de travail…, on rentre chez Siemens Corporate par la vie à l’echelle planétaire. Le commerçant turc, l’informaticien nigérian, la veille anglaise handicapée…, des tranches de vie à l’intelligence instinctive qui racontent, philosophent le quotidien et ses soucis qui finissent toujours par nous guider vers une activité du géant industriel. C’est ce que nous met sur sa page d’accueil, le premier employeur d’Allemagne. Puis, au fil de la navigation on découvre les thématiques se rapportant aux différents secteurs de Siemens avec là, effectivement les images traditionnelles citées plus haut. Mais là aussi, il y a un souci de la qualité, du message essentiel à valoriser. L’Institut Bowen Craggs ne s’est pas trompé, l’année dernière, lorsqu’il a décerné, la première place de son classement des meilleurs sites web des entreprises au monde, à l’énergéticien de Munich. Déjà en 1997, ce dernier a innové en créant une nouvelle page d’accueil transformée en mosaïque de petits sites multimédia. Quinze années plus tard, Siemens sait qu’il s’adresse maintenant à la génération You Tube (FaceBook), une génération qu’on peut qualifier de globale. Mais aussi une génération issue des pays émergents et dont la parole pèse, aux même titre, sur l’économie mondiale  . Ainsi, chez Siemens on fait attention à la perception qu’on peut avoir du commerçant turc, de l’informaticien nigérian et des autres héros virtuels de l’industriel. Ils ont droit aux égards, autant que le Français de Paris, l‘Anglais de Londres ou bien l’Allemand de Munich. Tous ces points font que l’entreprise allemande était, en 2011, première dans un classement où le premier Français est 24ème. Il s’agit de Sanofi-Aventis.