Orléanais, Grégory Barrier est directeur d’un bureau d’étude dédié aux énergies renouvelables. Cela tombe bien, car son amour de la bicyclette l’a amené à innover dans la mobilité écologique. Il a conçu un vélo avec panneau solaire à la capacité de transporter plusieurs personnes et jusqu’à 300 kilos dont des bagages. L’idée de cet ingénieur de 37 ans, père de deux enfants et habitants la localité Saint-Pryvé-Saint-Mesmin, située dans le sud-ouest de l’agglomération d’Orléans, c’est d’avoir un vélo écologique qui réponde aux besoins du quotidien. C’est à dire remplacer la voiture pour « aller chercher une cagette de légumes au marché, faire les courses du mois, aller à la déchèterie… ». Une innovation qui mérite d’attirer les petites collectivités locales, dont les habitants utilisent la voiture, même pour des déplacements de 5 kms.

Adjudant-chef chez les pompiers, Grégory Barrier a une double qualité qui est inestimable lorsqu’un pays comme la France cherche a réussir sa transition énergétique. Grégory est à la fois bricoleur invétéré et un ingénieur diplômé en génie climatique qui lui permet d’innover comme il lui semble. C’est ainsi que le directeur de CEBI 45, le cabinet d’étude orléanais en énergies renouvelables a pu concevoir son vélo solaire qui le 23 juillet dernier a été présenté aux habitants de la ville de Jeanne d’Arc.

Loin de n’être qu’un simple loisir, cet outil révolutionnaire pourrait transporter plusieurs personnes à la fois, et être chargé de 300 kilos de marchandise. Pour Grégory Barrier, l’objectif est simple : remplacer la deuxième voiture dans chaque foyer, et limiter ainsi les émissions de gaz à effet de serre.

Composé d’une armature modulable sur laquelle l’utilisateur peut empiler des caisses de transport et des accessoires, ce tricycle a trois roues pour que la cargaison soit parfaitement stable. Grâce à cette structure adaptable, ce vélo dispose d’une capacité de transport équivalente à celle de deux deux chevaux.

Ingénieux, Grégory Barrier a également équipé son véhicule solaire d’un moteur de vélo électrique et de deux panneaux solaires permettant au conducteur de limiter ses efforts tout en utilisant de l’énergie propre. Disposant d’un siège conducteur, d’un siège passager et d’un ou deux sièges enfant, ce véhicule adaptable permettra donc aux familles de se déplacer grâce à l’énergie solaire, et à la force des jambes.
Pouvant rouler jusqu’à 40km/h, le vélo solaire devra respecter les limitations indiqués par le code de la route, soit 25km/h pour les bicyclettes. En plein été, les panneaux solaires permettront à ce tricycle de rouler jusqu’à 100 kilomètres.

L’ingénieur dont le projet est encore à l’état de prototype, pense pouvoir faire des adeptes dans les grandes villes de France, où les pistes cyclables se multiplient ces dernières années. Utile pour les trajets courts et moyens, ce vélo pourrait aussi permettre aux ruraux de rejoindre leur lieu de travail, ou de se déplacer d’une commune à l’autre.

« Aujourd’hui, 50% des trajets de moins de cinq kilomètres sont effectués en voiture dans les villes. Tous ces trajets là pourraient être totalement réalisés avec ce vélo », fini par convaincre ses interlocuteurs, Grégory Barrier.