Alors que la région de Rochester dans l’Etat de New York, veut au plus vite revitaliser son économie fragilisée par la crise sanitaire et que les habitants sans emploi recherchent de nouvelles opportunités, une étude récente du campus universitaire local, Monroe Community College, pourrait fournir une carte de la voie à suivre. Le Centre de recherche dédié au développement économique du collège, vient de publier une étude sur l’avenir de la main-d’œuvre locale. Une publication qui offre un aperçu des compétences susceptibles d’être demandées au cours des cinq prochaines années, car des technologies telles que l’intelligence artificielle et la réalité virtuelle transforment les activités techniques et peuvent être une opportunité pour relancer l’activité industrielle de Rochester. Une initiative astucieuse d’un point de vue pédagogique qui permet au Monroe Community College, d’adapter ses programmes de formation au futur besoin de l’industrie locale.

Basé sur la contribution de plus de 100 professionnels de l’industrie de 80 organisations de la région, située à plus de 300 miles au nord-ouest de New York, le rapport examine le rôle des technologies transformatrices dans les fonctions des employés-techniciens. Il examine quatre secteurs industriels: la fabrication et l’automatisation, les technologies de l’information, les soins de santé et les ressources humaines et les services professionnels.

« Il est important que les entreprises de notre région comprennent comment ces technologies intelligentes peuvent être utilisées à leur avantage et qu’elles aient accès à une main-d’œuvre compétente dans l’application et l’utilisation des technologies intelligentes dans l’environnement des affaires », affirme Todd Oldham, vice président du développement économique et de la main-d’œuvre et de l’enseignement technique professionnel au Monroe Community College.

Bien que l’étude ait été le résultat de discussions entre le collège et les acteurs économiques de la région de Rochester d’avant la crise sanitaire, l’équipe de chercheurs affirme que la crise des coronavirus accélère la quatrième révolution industrielle ainsi que la mise en œuvre par le collège de stratégies de développement de la main-d’œuvre en ce qui concerne l’éducation et la formation des futurs techniciens.

Ces résultats devraient guider les efforts des employeurs et du collège dans leur quête de combler les lacunes en matière de compétences et d’offrir de nouvelles possibilités à la main-d’œuvre régionale. Les chercheurs ont analysé comment les compétences de la main d’œuvre requise par les employeurs locaux, évoluaient en raison de l’adoption par les entreprises de technologies intelligentes telles que l’automatisation, l’intelligence artificielle et l’internet industriel des objets.

Cette étude est aussi l’opportunité grâce à ses résultats d’apprentissage d’adapter les programmes techniques aux besoins changeants des employeurs locaux qui cherchent à embaucher les diplômés du collège. Ainsi, l’établissement a estimé qu’il était important de convoquer une concertation plus large avec les membres de l’industrie pour aider à répondre aux questions sur les compétences spécifiques nécessaires dans le futur lieu de travail.

Une autre préoccupation est de savoir comment l’adoption de la technologie de l’Industrie 4.0, comme l’automatisation et l’intelligence artificielle, est susceptible de rendre certains rôles des employés de l’industrie obsolètes. Les responsables pédagogiques du collège veulent avoir une idée plus claire de la façon dont certaines activités techniques nécessiteront une mise à niveau des compétences pour éviter que le travailleur ne soit lésé en raison de diverses facteurs d’automatisation et d’IA.

Pour Todd Oldham, « étant donné que nous (le collège) nous formons à de nombreux postes, il était important d’inviter des participants représentant les secteurs des technologies de l’information, de la fabrication, des soins de santé et des services professionnels afin que nous puissions obtenir une compréhension intersectorielle plus globale ».