L’Europe et la mutation numérique de ses territoires à l'heure du COVID 19

Il y a une diversité européenne du développement numérique de la ville comme de la ruralité. Le responsable politique français a la chance d’être sur un continent mosaïque et doit s’en inspirer. Mais une seule urgence reste commune à tous les citoyens européens : le traitement de leurs données et le combat pour que leur valeur reste sur notre territoire. L’élection européenne en France de 2014 a été une échéance sans réel projet. Le Front national l’avait emporté avec 24,86 % et envoyé 24 élus à Strasbourg. Celle de 2019, déjà entamée d'une année, si la majorité présidentielle française tient à l’idéal européen, doit nécessairement inscrire la numérisation des territoires de la France et ses conséquences sociétales, économiques et culturelles, comme le grand chantier de la mandature. Bref, la crise sanitaire qui a vu de nombreux citadins quitter précipitamment les métropoles pour s'établir dans la ruralité, nous oblige à la réflexion sur l'endroit où se créer aujourd'hui la valeur numérique.

À l’échelle du territoire national, la nomination en février 2018 de la députée de la Loire Valéria Faure-Muntian (LREM) à la tête d’une mission temporaire chargée de "la transformation de la production, de l’entretien et de la diffusion des données géographiques souveraines" était un premier pas. Mais, il faut une ambition plus forte pour traiter un domaine majeur pour l’avenir des territoires européens.

Si les révolutions industrielles par le passé avaient chacune été délimitées par leur caractère d’infrastructures matérielles dans les grands États-nations de l’Europe, la troisième révolution industrielle en cours n’a pas de frontières. Car elle est par essence immatérielle. Et dans les nouveaux territoires numériques de l’Europe, il semble que les pays de l’Union n’ont pas développé une vraie pensée, orientée vers l’acquisition d’une authentique souveraineté digitale.

Peut-être faut-il prendre comme exemple les grands moments du passé industriel de la France pour comprendre les défis auxquels nous sommes confrontés à l’ère du numérique. Ainsi, durant l’exposition universelle de 1878 l’élite française semblait préoccupée par l’association des arts artistiques et industriels. Et Georges Berger, homme de culture pour avoir été professeur de peinture aux Beaux-Arts ainsi que des sciences de l’ingénieur, organisateur de la première exposition internationale d’électricité en 1881, à qui on avait demandé de réfléchir à la "fondation d’un musée professionnel" écrivait à Charles de Freycinet, ministre des Travaux publics : "L’époque actuelle est caractérisée par la tendance qu’a l’intelligence humaine à élargir plus que jamais le champ de ses applications simultanées. Le premier résultat heureux de cette action progressive a été la divulgation scientifique ; un rapprochement fatal s’est accentué ensuite entre les arts libéraux et les arts mécaniques au point que l’application de l’art à l’industrie est devenue l’une des gloires du travail moderne…"

Avant d’ajouter, concernant une préoccupation qui, jusqu’à son décès en 1910, accompagna cet homme tout aussi capable de fonder le premier congrès mondial des électriciens que de rédiger un ouvrage sur la peinture française des origines à la fin du XIIIe siècle : "Quelques critiques rebelles voient dans ces états de choses une atteinte portée au principe idéaliste des Beaux-arts, comme si les forces de la matière menaçaient l’indépendance de la pensée. Ils ne comprennent pas que l’industrie rend avec usure ce qu’elle emprunte à l’art proprement dit ; elle agrandit le domaine de celui-ci en conciliant ses exigences avec les siennes…"

Cette conscience de la relation entre l’esthétique et les sciences techniques semble aujourd’hui faire hélas défaut chez les Européens à l’heure de la pensée humaine et de l’intelligence artificielle. La domination sur la diffusion et la monétisation de nos données européennes par les GAFA en est l’illustration majeure, celle d’une dépendance de nos territoires numérisés vis-à-vis d’entreprises installées sur un autre continent, capables de transformer en valeur monétaire nos usages quotidiens de l’Internet.

S’il est revenu à la Commission de la Concurrence de Bruxelles, sous la houlette de la commissaire Margaret Vestager, de mener une bataille juridique contre la position dominante des GAFA et plus particulièrement concernant Google, il est aujourd’hui important que le Parlement de Strasbourg prenne en charge la dimension de la souveraineté territoriale des données émanant des citoyens européens.

Malheureusement, à l’heure où aux États-Unis, des anciens des GAFA se réunissent en think thank sous l’enseigne du Center for Human Technology pour mener une bataille de société contre les dérives dommageables pour les droits humains des réseaux sociaux et des smartphones, les parlementaires européens élus en 2019 comme ceux de 2014, semblent manquer cruellement d’imagination concernant notre avenir numérique. Ainsi serait-il judicieux que les députés européens puissent prendre en considération la question cruciale des données numériques et la domiciliation de leur valeur aux territoires où ces données sont créées.

C’est à ce titre que la France pourra retrouver ses traditions républicaines d’équilibre et d’alliance entre la création humaine et la pratique technologique. Citons encore le visionnaire Georges Berger : "Pour que nos Arts et nos Sciences puissent se prêter une assistance mutuelle, il est nécessaire que chacun de nous soit à même de se rendre compte, pratiquement, visuellement et à tout instant de leurs progrès réciproques".

Il est louable qu'en février 2018, le gouvernement Édouard Philippe avait décidé de créer une mission chargée de nos "données géographiques souveraines", mais celle-ci n'a pas encore convaincu nos partenaires européens que les usages numériques de nos concitoyens doivent d’abord enrichir nos territoires et non une contrée lointaine comme la Silicon Valley. Une vallée peu sensible, de plus, à nos valeurs, où Arts et Sciences se prêtent assistance mutuellement.


Aberdeen en Ecosse, veut devenir un leader mondial de l'hydrogène

Le conseil municipal d'Aberdeen, a salué durant ce mois de juin, la création d'un fonds de 62 millions de livres, pour aider le secteur de l'énergie à se remettre de l'impact économique combiné du COVID-19 et d'une baisse des prix du pétrole et du gaz. Ce Fonds de transition énergétique du gouvernement écossais soutiendra les entreprises, avec un accent particulier sur les énergies renouvelables et la lutte contre le changement climatique.

Les principaux projets à envisager comprennent le parc d'activités de la zone de transition énergétique proposé pour le port sud d'Aberdeen; le Aberdeen Hydrogen Hub, qui offre la possibilité d'utiliser l'hydrogène vert dans le secteur des transports; et une gamme de projets d’innovation dirigés par le Net Zero Solution Center du Oil and Gas Technology Centre.

Les élus du conseil municipal ont décrit le lancement du fonds comme un vote de confiance dans ses politiques en matière d'énergie verte et dans la capacité de la ville à diriger la relance économique du pays. La conseillère Jenny Laing, a déclaré: "L'annonce d'aujourd'hui est une première étape importante dans la réalisation de notre priorité d'assurer qu'Aberdeen soit à l'avant-garde de la "reprise verte" de l'Écosse, tout en démontrant l'importance de la région et de la ville pour le Royaume-Uni et le Le succès de l'Écosse".

La zone de transition énergétique devrait accélérer le développement de la technologie de capture du carbone et des énergies renouvelables, notamment en capitalisant sur les opportunités émergentes dans l'éolien offshore, ainsi que sur une production de pétrole et de gaz plus verte.

Le Aberdeen Hydrogen Hub s'appuiera sur les investissements antérieurs du Conseil dans le transport de l'hydrogène et tirera parti d'importantes ressources éoliennes offshore à grande échelle, de l'expertise de la chaîne d'approvisionnement et de la capacité de stockage d'hydrogène.

La vision et le plan d'infrastructure Net Zero de la municipalité est d'offrir à Aberdeen une opportunité importante de sauvegarder les compétences, les emplois pour les jeunes et de retenir et attirer de nouveaux talents et investissements à Aberdeen, tout comme les plans pour un centre d'hydrogène.

Cet investissement, axé sur le Nord-Est, conforte les ambitions de la région de devenir un leader mondial dans la transition vers le net zéro, aidant l'Écosse à atteindre ses objectifs ambitieux en matière de changement climatique.


Marianne Laigneau: La présidente du directoire d’Enedis élue à la tête de Think Smartgrids

L'association dédiée à la promotion des réseaux électriques intelligents et qui rassemble les acteurs français du domaine a choisi une femme pour prendre la suite d'Olivier Grabette, membre du directoire de RTE qui restera comme premier vice-président du think tank. Ancienne directeur Exécutif du Groupe EDF en charge de l’International jusqu'à février 2020, Marianne Laigneau a rejoint l'électricien en janvier 2005, où depuis, elle a occupé plusieurs postes de responsabilités. Il y a 5 mois, elle fut nommée présidente du directoire du gestionnaire du réseau d'électricité en France.

C'est chez Gaz de France en 2002 que Marianne Laigneau a découvert l'environnement énergétique, pour s'occuper d'affaires institutionnelles puis publiques. Avant; de 2000 à 2002 au sein du Conseil d'Etat elle avait été chargée de mission auprès de la directrice de l'ENA, conseiller juridique du ministère de la culture et maître de conférence de droit public à l'ENA.

En 1997, elle est détachée au ministère des affaires étrangères et occupe le poste de premier Conseiller à l'Ambassade de France à Tunis chargée des négociations, des affaires politiques, communautaires et juridiques et de la communication. A sa sortie de l'ENA, Marianne Laigneau intègre le Conseil d'Etat comme auditeur, puis devient Maître des requêtes en 1995.

Un temps, elle est passée par le ministère de la coopération où elle fut chargée de mission au Commissariat à la réforme de l'Etat, rapporteur de la Commission de Déontologie, rapporteur près de la Cour de Discipline Budgétaire et Financière et membre des missions électorales de l'ONU au Mozambique et de l'UE à Gaza.

Officier de l'Ordre national du Mérite et Chevalier de la Légion d'honneur, Marianne Laigneau est membre du Conseil d'Etat depuis 1992. Son arrivée à la présidence de Think Smartgrids devrait renforcer la filière française des réseaux intelligents dans ses relations avec les pouvoirs publics, les instances européennes et internationales.

Alors que les projets de réseaux intelligents fleurissent en Europe et dépassent le millier, la France semble être le leader du secteur. Le choix d'un profil d'une personnalité à la longue expérience internationale, préfigure une volonté du renforcement du leadership français pour la modernisation des réseaux électriques européens.


Les "Smart Intercommunalities" ou la reconfiguration verte française de l'après COVID 19

Lors de ces élections municipales improbables durant cette pandémie, l'intercommunalité est au centre de l'enjeu concernant l'avenir incertain des territoires du pays loin des métropoles. Toutes les petites communes de France sont endettées et espèrent grâce à l’accès à une nouvelle territorialité, l’intercommunalité, un oxygène salutaire en terme budgétaire. Mais certains maires doivent prendre conscience que ce n’est pas qu’une question de pouvoir et de finances, et que la révolution numérique remet au centre du développement de la France, un espace délaissé : le monde rural.

À la faveur de la transition numérique et énergétique, on parle de Smart City, très peu de Smart Villages et encore moins de « Smart Intercommunalities ». Pourtant, si on écoute Bill Slee, chercheur en développement rural au James Hutton Institute, centre de recherche scientifique interdisciplinaire, fondé en 2011 à Dundee en Écosse, la révolution digitale augure un avenir radieux pour le monde rural. Avec l’intelligence numérique dans les services, les territoires jusque-là traversés à grande vitesse par les autoroutes et autres TGV, vont renaître grâce à la connectivité pour retrouver leur attractivité d’avant les successives révolutions industrielles.

Déjà, nous assistons en France à un repeuplement de l’espace rural par la montée en puissance du haut débit et de la couverture en réseaux télécoms qui permettent à des ex-urbains, souvent des indépendants du consulting, le travail chez soi par le virtuel. À cela, des services comme la mobilité par le covoiturage, la multiplication des classes d’écoles connectées, la mutualisation des investissements intercommunaux, etc. configurent un écosystème intelligent du territoire intercommunal aussi puissant et attractif que la ville intelligente munie de tous ses équipements high-tech.

Le pays connecté redevient une valeur

L’intercommunalité qui souvent s’inscrit dans la notion de pays instituée par la loi Pasqua de 1995 remet au goût du jour l’identité historique d’un territoire à taille humaine. En cela, et aidée par les nouvelles technologies de l’information, elle met à mal la légitimité républicaine et administrative du département. En exemple, si on prend l’intercommunalité du Grand-Saint-Emilionnais, ici l’identité vinicole valorisée par des services intelligents telle la mutualisation des données en Big data, se libérera de la domination purement administrative de la Gironde.

En Ile-de-France, l’intercommunalité Cœur-des-Yvelines, qui vit au rythme des happy few, coincée entre l’activité débordante de Saint-Quentin-en-Yvelines et l’historique Rambouillet et sa forêt, pourrait voir son rayonnement renforcé grâce au village où a fini sa vie Jean Monnet, à Bazoche-sur-Guyonne, où a été pensée et écrite la fondation de l’Europe en 1950.

Les territoires ruraux redeviennent attractifs

La portée des actions qui pourraient être entreprises par les Smart-Intercommunalities est très large. Les actions à l'échelle d'une collectivité en pleine ruralité commencent souvent comme une réponse à une crise ou une opportunité spécifique qui est saisie par la population locale: le seul magasin ou garage va fermer; un terrain peut être négligé et une nouvelle législation offre la possibilité de l'acquérir en tant que fiducie communautaire; il peut exister des possibilités pour les projets énergétiques communautaires de générer des revenus pour soutenir le développement local; une communauté peut établir un festival qui se renforce au fil des ans, pour devenir une attraction touristique majeure.

Mais le défi dans d'une intercommunalité peut ne pas émaner tant d'un événement de crise, que d'un lent processus de changements largement négatifs, tels que l'émigration des jeunes et une baisse régulière du commerce de détail ou des services publics.

Si c’était encore un rêve il y a une dizaine d’années, l’émancipation des territoires ruraux de la tutelle des services de l’État devient de jour en jour une réalité supportée par les innovations dans le cadre des transitions numériques et énergétiques. Vanik Berberian, le président de l‘Association des maires ruraux de France ne s’y trompe pas lorsqu’il a déclaré : « Regardons la France changer. Les territoires ruraux redeviennent attractifs et voient leur population augmenter. Il faut anticiper et favoriser ce phénomène qui tôt ou tard concernera tout le monde. La France n’est pas uniforme au point qu’il faille nous tenir la main en nous disant « voilà ce qui est bon pour vous ». Reste à savoir si l’expression « Smart Intercommunalities » sera adoptée un jour.


Medellin en Colombie: Les objectifs de l'éco-ville pour l'après COVID 19

Alors que la deuxième ville colombienne, Medellin, se prépare à relancer son économie après la pandémie de coronavirus, elle vise simultanément à réduire les émissions de carbone de 20% d'ici 2030 - et elle se concentre sur les transports. Les responsables de la ville disent qu'ils étendront les voies cyclables de près de 50% en trois ans, à 145 kilomètres, et plus du double du nombre de lignes de transports en commun interconnectées, y compris les trains, les tramways et les téléphériques, à 26 d'ici 2030. De plus, la ville travaille à fournir 50 000 vélos électriques que les résidents peuvent louer à moindre coût - et elle vise à électrifier tous les transports publics d'ici la fin de la décennie. "Medellín a une histoire à se réinventer et d'avoir une résilience profonde", a déclaré le maire Daniel Quintero, à la Fondation Thomson Reuters.

Medellin est l'une des dizaines de villes à travers le monde visant à utiliser un redémarrage économique après le verrouillage pour atteindre simultanément des mesures environnementales. De l'utilisation de fonds de relance pour installer des bornes de recharge pour véhicules électriques à la réservation d'espaces autrefois dédiés aux voitures, aux piétons et au vélo, les villes espèrent économiser de l'argent et renforcer leur résilience en luttant ensemble contre les crises climatique et virale.

À Medellin, les autorités s'appuient sur leur expérience de la lutte contre une "pandémie" passée de violence endémique à la drogue pour faire face à de nouveaux défis. "Nous avons dû nous relever après la pire pandémie qui ait été la violence des années 1980 et 1990, lorsque plus de 100 000 jeunes ont perdu la vie pendant la guerre contre la drogue", a déclaré le maire, qui a entamé son mandat de quatre ans en Janvier dernier.

Mais à cause de ce que Medellin a déjà vécu, il a déclaré qu'il était «convaincu à 100%» que les habitants de la ville de 2,5 millions de personnes allaient relever le défi du coronavirus - et du changement climatique.

COVID-19 a mis à jour des écarts criants entre riches et pauvres dans une ville où la moitié des habitants travaillent dans le secteur informel et gagnent quotidiennement de l'argent, souvent comme vendeurs de rue et nettoyeurs. "Aujourd'hui, le virus frappe les secteurs à faible revenu, précisément ceux qui ont été durement touchés par la violence des années 80 et 90. Et c'est pour cette raison que nous comprenons cela comme un appel urgent à une nouvelle transformation", a déclaré Quintero.

La transformation qu'il envisage implique que Medellin devienne une "éco-ville" mieux connectée, plus verte et plus intelligente sur le plan technologique. C’est une approche qui s’appuie sur les décennies d’expérience précédentes qui ont valu aux villes flanquées des montagnes et une réputation de pionnier de l’innovation urbaine. Les maires consécutifs se sont concentrés sur la rénovation urbaine pour améliorer les bidonvilles gangs, qui disposent désormais de nouvelles écoles, de bibliothèques publiques, de gymnases en plein air et de parcs paysagers.

La ville a également construit un système de transport par téléphérique très copié qui transporte les habitants de haut en bas des collines, reliant les habitants des bidonvilles au reste de la ville. La transformation post-COVID de Medellin se concentrera sur l'éducation en tant que pilier clé du changement, dans le but de préparer les étudiants à des emplois axés sur le numérique et la technologie, soutenus par des niveaux d'investissement "historiques" dans les écoles.

Niché au milieu d'une vallée profonde, Medellin a eu du mal à réduire la pollution atmosphérique. Même avec peu de voitures sur la route pendant la fermeture du virus, la ville a souffert de niveaux toxiques de pollution.


Luciano Floridi: Le philisophe de nos vies numériques en plein COVID 19

C'était à Rome en octobre dernier. Lors de la soirée d'inauguration du salon FAIRE, évènement dédié à l'innovation technologique, le philosophe a semblé à l'assistance un peu décalé, lorsqu'il a de sa douce voix, présenté Louis Pasteur, comme la quintessence de l'innovation. 4 mois après, en plein pandémie, en Italie les médias s'arrachent cet enseignant romain, via des webinaires et autres, visios. Depuis les années 90, Luciano Floridi, a fait du numérique, une discipline philosophique. Aujourd'hui, sa thèse est que l'avenir à deux couleurs : le vert de l'environnement et le bleu du numérique. C'est ce qu'espère Luciano Floridi qui enseigne la philosophie et l'éthique de l'information à l'université d'Oxford en Angleterre (où il dirige le Digital Ethics Lab).

Au cours de ces semaines, Luciano Floridi a été l'invité sur de nombreux plateaux télévisés afin de parler du redémarrage post-coronavirus et sur des événements en streaming comme le Salone del Libro Extra, avec un nouveau ouvrage récemment en librairie (Vert et bleu. Des idées naïves pour améliorer la politique, chez Raffaello Cortina Editore). Début de ce mois de juin, Floridi sera le protagoniste d'un autre rendez-vous à Turin "à distance", le 130ème mercredi Nexa, organisé par le Centre Nexa pour l'Internet & la Société de l'Ecole Polytechnique. "Je ne voudrais pas que la mienne passe pour une vision triviale, toute d'environnementalisme, d'Internet et d'amour", dit le professeur en connexion Skype d'Oxford.

Pour Luciano Floridi, "Le vert est la couleur de tout environnement : non seulement des parcs, mais aussi des espaces urbains et de l'infosphère elle-même. C'est l'environnement en tant qu'écologie. Le bleu est tout ce qui est numérique : de l'Internet des objets au commerce électronique en passant par Uber. L'objectif est de les assembler intelligemment, afin que l'environnement soit sauvé par le numérique et que le numérique génère une économie durable réussie".

Luciano Floridi croit que c'est faisable son concept de mariage entre la cause environnementaliste et l'ambition technologique. Surtout dans les économies avancées comme l'Italie et l'Europe et à un moment comme celui-ci, où les gouvernements recevront un montant de capitaux jamais vu auparavant. Le philosophe romain pense que "maintenant, nous avons besoin d'une vision politique. Dans une ancienne publicité, il était dit "Arrêtez le monde, je veux descendre !". Le monde s'est vraiment arrêté et nous nous sommes effondrés : quand nous nous relevons, où voulons-nous aller ?"

Les recherches du philosophe romain, concernent principalement l'éthique de l'information et de l'informatique, la philosophie de l'information et celle de la technologie. D'autres intérêts de recherche incluent l'épistémologie, la philosophie de la logique et l'histoire et la philosophie du scepticisme.

Luciano Floridi a publié plus de 150 articles dans ces domaines, dans de nombreuses anthologies et revues à comité de lecture. Ses œuvres ont été traduites en plusieurs langues, dont l'arabe, le chinois, le néerlandais, le français, l'allemand, le grec, le hongrois, l'italien, le japonais, le lituanien, le persan, le polonais, le portugais, le russe et l'espagnol. Son projet de vie est une tétralogie (pas son terme) sur les fondements de la philosophie de l'information, appelée Principia Philosophiae Informationis.

Né à Rome en 1964, Luciano Floridi a fait ses études à l'Université La Sapienza, où il est diplômé en philosophie (laurea) en 1988, première classe avec distinction, après avoir servi dans l'armée. Puis, il a travaillé sur la logique philosophique en tant qu'étudiant diplômé avec Susan Haack de l'université de Warwick et en tant que post-doctorant avec Michael Dummett à Oxford.

Aujourd'hui, dans une Italie perturbée par le passage de la pandémie, Luciano Floridi est écouté comme un messie pour ses prédictions philosophiques au sujet de la transition numérique. "Contrairement à ce qui s'est passé avec l'impression, et même avant l'invention de l'écriture, les technologies de l'information numérique ont cette particularité: elles ne sont plus un moteur du développement mais sont devenues une condition nécessaire à l'existence", explique à un média le philosophe, avant d'ajouter: "essayez de quitter la maison sans votre smartphone et vous verrez à quel point la journée est compliquée. Ou essayez d'imaginer ce qui se passe si le système informatique de n'importe quel supermarché se détraque.
Il devient impossible de vendre même un seul bonbon, c'est ce qui se passe, car tout ce qui sort de ces étagères doit être "téléchargé" du système afin de mettre à jour la base de données de l'entrepôt. Sans réseau, un supermarché, mais aussi un aéroport, cesse d'être ce qu'il était pour devenir un conteneur plutôt inutile de marchandises, de personnes et de données. L'infosphère transforme le monde parce qu'elle transforme les choses et, avec elles, nous transformes, nous qui y vivons".


Hydrogène: L'Allemagne avance en Afrique

Comme dans les autres secteurs des énergies renouvelables, l'Allemagne ne cesse d'avancer ses pions en Afrique dans le domaine de l'hydrogène. Ainsi, la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) qui regroupe quelques 16 pays dont l'Afrique du Sud jusqu'à la Tanzanie..., via sa structure scientifique destinée aux questions des énergies vertes (SACREEE), et le Centre de services scientifiques d'Afrique australe pour le changement climatique et la gestion adaptative des terres (SASSCAL), dans lequel l'Allemagne est impliquée, coordonnent l'initiative H2 ATLAS-AFRICA, dédiée à la production de l'hydrogène sur le Continent africain. Le projet est la première phase d'une initiative conjointe du ministère fédéral allemand de l'éducation et de la recherche (BMBF) et de partenaires africains dans la région subsaharienne (pays de la SADC et de la CEDEAO), afin d'explorer les potentiels de la production d'hydrogène vert, à partir des énormes sources d'énergies renouvelables. L'objectif du projet H2 ATLAS-AFRICA, est de soutenir le développement durable et économique à travers une économie de l'hydrogène viable avec un fort potentiel pour faire de l'Afrique, un exportateur d'hydrogène vert, gagnant ainsi encore plus de pertinence sur les marchés internationaux de l'énergie. Et bien évidemment celui de l'Allemagne.

Le projet se concentre sur l'évaluation du potentiel de génération d'hydrogène en Afrique subsaharienne à partir des ressources énergétiques renouvelables de la région. Il se concentrera sur une évaluation détaillée de la faisabilité technologique, environnementale, économique et sociale en tenant compte des besoins énergétiques locaux actuels et futurs. Il évaluera la disponibilité et l'adéquation des terres et des ressources en eau tout en tenant compte de l'utilisation des terres pour l'agriculture et de la demande locale en eau.

A Jülich (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) en Allemagne, Le Centre de recherche Forschungszentrum/Jülich, est considéré parmi les plus grands laboratoires interdisciplinaires d'Europe. une équipe de scientifiques travaillent avec un objectif principal: trouver quels sites à l'ouest et au sud du continent africain, sont particulièrement adaptés à la production d'hydrogène à partir d'énergies renouvelables? C'est ce que les chercheurs du Forschungszentrum Jülich veulent découvrir.

L'Afrique en tant que producteur et exportateur prospère d'hydrogène afin de produire de manière durable pour un approvisionnement énergétique climatiquement neutre à l'avenir. C'est l'idée derrière le projet "H2Atlas-Africa". L'objectif central est d'identifier des sites à l'ouest et au sud du continent particulièrement adaptés à la production d'hydrogène à partir d'énergies renouvelables. Le coordinateur du projet, qui est financé par le Ministère fédéral de l'éducation avec environ 5,8 millions d'euros, est Solomon Nwabueze Agbo du Forschungszentrum Jülich.

"L'Afrique est un continent avec une population en croissance rapide et des besoins énergétiques croissants. Nous ne pouvons que maîtriser les défis du changement climatique et un approvisionnement énergétique durable, climatiquement neutre et sûr en Afrique et en Europe ensemble. Les pays d'Afrique de l'Ouest et du Sud offrent un énorme potentiel pour les énergies renouvelables. Cela signifie que l'hydrogène peut être produit de manière durable, ce dont nous avons besoin pour la transition énergétique", explique a qui veut l'entendre, le secrétaire d'État allemand à la Recherche, Thomas Rachel.

La stratégie nationale allemande dans ce secteur, montre le rôle important que l'hydrogène jouera dans le système énergétique de demain. Le gouvernement fédéral vient d'annoncer son plan la première semaine de juin. Par exemple, l'hydrogène devrait remplacer les combustibles fossiles à grande échelle.

Les partenaires les plus importants du côté africain sont les deux centres de recherche climatique au Ghana (WASCAL) et en Namibie (SASSCAL). En collaboration avec des chercheurs, des ingénieurs et des techniciens sur place, l'équipe souhaite déterminer les emplacements potentiels des systèmes au cours des deux prochaines années.

Les centrales sont destinées à générer des énergies renouvelables - par exemple à partir du photovoltaïque - et donc à générer de l'hydrogène en combinaison avec des électrolyseurs. Les chercheurs prennent en compte les aspects scientifiques, technologiques et économiques ainsi que la protection de l'environnement, le changement climatique et les composantes sociales. Par exemple, il ne doit pas s'agir de terres agricoles et de ressources en eau qui sont vitales pour des populations en Afrique.


Babak Ravanbach: un symbole de l'université allemande dans l'énergie renouvelable

Babak Ravanbach travaille au DLR d'Oldenburg, de la ville du même nom en Basse-Saxe (170000 habitants), pour mettre en œuvre des réseaux électriques décentralisés alimentés par des énergies renouvelables. L'ingénieur électricien a aidé à développer des poteaux d'éclairage qui servent de station de charge. Ils doivent être installés à la base aérienne. Babak Ravanbach est motivé par le désir de protéger notre planète. Sa passion pour l'apprentissage et l'intérêt croissant dans le monde pour l'utilisation des énergies renouvelables ont amené l'ingénieur électricien à Oldenburg. Après des études à l'Université de Californie, à San Diego et à l'Université de Phoenix, aux États-Unis, il a travaillé en Amérique du Sud, aux États-Unis et en Afrique du Sud - plus récemment principalement dans le domaine du développement de systèmes photovoltaïques. Le programme de maîtrise d'Oldenburg "Energies renouvelables (EUREC)" était un excellent moyen d'élargir ses connaissances.

"Après des recherches approfondies, j'ai choisi l'Université d'Oldenburg pour deux raisons: premièrement en raison de la longue et fructueuse histoire du programme sur les énergies renouvelables, qui travaille également en étroite collaboration avec un réseau d'instituts de recherche locaux et d'organisations régionales, et deuxièmement en raison de l'ambitieux programme énergétique allemand visant à augmenter de la part des énergies renouvelables et de l’atmosphère respectueuse de l’environnement dans le nord de l’Allemagne", expliquait récemment le jeune homme de 38 ans à un journaliste du quotidien régional de Basse-Saxe, Nordwest-Zeitung.

À l'automne 2015, il a commencé ses études à Oldenburg. Après avoir obtenu son diplôme avec succès, il a commencé à travailler comme ingénieur scientifique chez Next Energy, qui est devenu plus tard le DLR Institute of Networked Energy Systems. Il développe actuellement une solution pour un approvisionnement énergétique économiquement et écologiquement durable pour les communautés rurales non électrifiées.

Un réseau électrique photovoltaïque décentralisé est en cours de construction à Upper Blinkwater, dans le Cap oriental, en Afrique du Sud. Dans la communauté, environ 90% de la population vit de l'aide sociale et n'a pas accès au réseau national principal. «Notre objectif est de développer un système intelligent de suivi et d'évaluation garantissant la circulation des données entre producteurs et consommateurs d'électricité, services publics, mais aussi autorités et instituts de recherche. À long terme, cela devrait combler l'écart entre le développement et le fonctionnement réel des réseaux décentralisés basés sur les énergies renouvelables », explique Ravanbach.

Les contacts étroits avec d'anciens camarades de classe et professeurs devenus amis sont importants pour lui. Et Babak Ravanbach est toujours actif dans la vie universitaire, que ce soit en travaillant le jour d'orientation ou le jour de carrière ou en développant un nouveau cours intitulé "Future Power Supply Systems". "Je suis fier de pouvoir transmettre mon expérience, d'enseigner aux étudiants de première année les derniers sujets de recherche et, je l'espère, d'être un bon modèle", sourit Ravanbach.

Concernant son mode de transport préféré, le modèle fonctionne en tout cas. "Avant, je conduisais pour aller au travail et aller ailleurs. Depuis que j'habite à Oldenburg, j'ai surtout pris le vélo et je suis très heureux de pouvoir atteindre presque toutes les destinations en Europe à vélo", explique Ravanbach, qui fait beaucoup de sport pendant son temps libre. Il aime nager, jouer au beach-volley et au tennis de table.

Il dit de sa nouvelle maison: "Je pense qu'Oldenburg est une grande ville verte avec beaucoup de potentiel." C'est, par exemple, dans le projet Smart City dans le quartier de la base aérienne. L'ingénieur électricien a travaillé au développement des poteaux lumineux intelligents, qui doivent y servir de bornes de recharge. "J'aime consacrer mon temps au développement des connaissances et à leur réalisation pour l'avenir d'une ville encore plus verte."


Amsterdam et son concours intelligent pour Le Marineterrein

"Comment façonnons-nous la nouvelle normalité ?" Jusqu'au 5 juin, l'organisme Amsterdam Smart City, avait organisé une initiative citoyenne pour trouver des solutions de normalités d'après le COVID 19, à l'ancien site de l'amirauté connu au nom de Marineterrein et devenu ces dernières années un haut lieu de sorties pour les Amstellodamiens. Le nom du concours, Amsterdam Living Lab est à la recherche d'idées innovantes pour aider à rouvrir les restaurants et les espaces publics en toute sécurité. La crise du coronavirus a transformé les vies des habitants de la métropole hollondaise et ses répercussions continueront à se faire sentir pendant des mois, voire des années. Une des questions du concours sur comment commencer à façonner la "nouvelle normalité" est: "Quel impact aura sur notre vie le fait de garder une distance de 1,5 mètre les uns des autres ?" Pour les organisateur Le Marineterrein Amsterdam Living Lab (MALL) est un lieu où l'on peut développer, tester et appliquer des solutions aux défis urbains mondiaux et c'est l'endroit idéal pour concrétiser des idées créatives pour la vie post-coronavirus. Le défi était ouvert à toute personne ayant une idée innovante, y compris les citoyens, les ONG, les start-ups, les PME et les entreprises.

Amsterdam n'est pas seulement connue pour ses canaux, ses cafés et sa culture cycliste, mais a également été l'une des premières villes à adopter le concept de ville intelligente en Europe. En 2009, elle a lancé un programme de ville intelligente appelé Amsterdam Smart City (ASC) pour améliorer l'économie, l'environnement, le gouvernement, la vie et la mobilité de la ville.

La plateforme en ligne de l'ASC sert de forum centralisé pour la communication et la coordination des idées et des projets de ville intelligente, ce qui permet aux partenaires publics, privés et universitaires ou de recherche de discuter des idées et des projets de ville intelligente.

Ces partenaires sont des entreprises, des start-ups, des agences gouvernementales, des universités, des instituts de recherche et des particuliers.

L'ASC regroupe ces idées, projets et solutions dans six grands domaines de projets : infrastructure et technologie, énergie intelligente, eau et déchets, mobilité intelligente, ville circulaire, gouvernance et éducation, et citoyens et vie.

Toogethr est l'une des initiatives lancées pour réduire la circulation urbaine intelligente dans Zuidas - le quartier des affaires d'Amsterdam. La plateforme de covoiturage supprime tous les obstacles liés au covoiturage traditionnel en mettant en relation les passagers et les conducteurs potentiels en fonction de leur lieu de travail et de leurs horaires. L'objectif est de retirer 25 000 voitures de la circulation, ce qui entraînera une réduction permanente de la pollution et de la consommation de carburant, ainsi que d'énormes économies sur les frais de déplacement.

Un autre programme est celui de la recherche à grande échelle appelé Roboat, qui se concentre sur les systèmes flottants autonomes dans les zones métropolitaines pour créer des infrastructures dynamiques, la logistique des transports ainsi que la collecte de données.

Selon ams-institute.org, le bateau robotisé offre une alternative aux systèmes de collecte et de transport des déchets, et est facile à fabriquer, très manœuvrable et capable de suivre une trajectoire précise dans des environnements intérieurs et extérieurs.


L'après COVID 19: Le Japon à la recherche de solutions par la smart city

Le 27 mai 2020, un projet de loi visant à réviser une partie de celle sur les zones spéciales stratégiques nationales pour la réalisation de super villes, communément appelé «Super City Bill», a été adopté lors de la session plénière de la Chambre haute (Diète). Dans le cadre de la nouvelle déréglementation, les législateurs nippons visent à accélérer les efforts de mise en œuvre sociale de technologies avancées, telle que la conduite autonome. Toute la ville du futur n'est pas une initiative de tests sur le terrain, limitée à des domaines individuels, tels que la conduite autonome et les énergies renouvelables pensent les politiques japonais. Mais un effort qui couvre un large éventail de modes de vie, et ne se limite pas à des démonstrations temporaires, et peut être réalisé vers 2030. Au Japon, il est défini comme ayant à la fois les efforts à mettre en œuvre dans la société pour la réalisation anticipée de la vie et l'avènement d'une vie meilleure du point de vue des résidents.

Fondé sur la mise en œuvre sociale en interconnectant divers domaines tels que les transports, la technologie de conduite autonome, la logistique, les paiements sans contacts, l'administration, les soins médicaux et les soins infirmiers, l'éducation, l'énergie, l'environnement, la prévention du crime, la prévention des catastrophes, etc.

En vertu de la loi révisée, selon certains experts au Japon, il est légal d'établir un projet de développement d'infrastructures de collaborations qui collectent et organisent les données entre plusieurs services avancés et exige que l'entité d'exécution du projet fournisse aux gouvernements nationaux et locaux les données dont ils disposent. De plus, des procédures spéciales ont été mises en place pour permettre la réalisation simultanée et intégrée de réformes réglementaires dans plusieurs domaines, qui sont essentielles pour la réalisation de multiples activités de services avancés.

Il est prévu qu'une rencontre régionale du ministre chargé des zones spéciales, des maires locaux et des opérateurs économiques fournira un nouveau plan au Premier ministre avec un plan régional basé sur les intentions des résidents et des autres parties intéressées lors de la mise en œuvre des activités commerciales régionales avancées d'utilisation des données. Il est possible de demander l'établissement de mesures spéciales pour diverses réglementations.

Afin d'aider à établir des normes et à garantir la compatibilité des fondements qui permettent la coopération mutuelle des systèmes d'information, le Japon dispose d'un système de l'entité qui met en œuvre des activités commerciales utilisant des technologies avancées et des données utilisées pour la réalisation. Fournir des informations, des consultations, des conseils et toute autre assistance pour l'établissement de normes relatives à l'infrastructure et pour assurer la compatibilité avec celles qui établissent l'infrastructure de coopération mutuelle du système d'information du sujet.

Dans le but de prévenir les systèmes disparates entre les villes et de renforcer la coopération, des API pour chaque ville seront publiées sur le catalogue du Cabinet Office pour soutenir la construction de sites de développement locaux. 54 collectivités locales et entreprises intéressées par Super City diffusent déjà des informations. En sollicitant des idées à l'étude auprès des gouvernements locaux et d'autres qui envisagent le concept de Super City, il semble que 54 groupes avaient soumis leur candidature d'ici mai 2020.

Le nouveau système de bac à sable uniquement régional accélérera les essais sur le terrain sans précédent liés aux technologies avancées et innovantes du futur proche telles que la conduite automatisée de voitures, les véhicules aériens sans pilote (drones) et l'utilisation radio connexe. Et, afin de le réaliser sans heurts, un mécanisme a été établi pour permettre aux quatre lois pertinentes du droit des véhicules de transport routier, du droit de la circulation routière, du droit de l'aviation et du droit des radiocommunications de se réunir.

Si le plan de zone qui comprend ces démonstrations est certifié par les actions suivantes, un document indiquant le contenu du plan de zone de démonstration de technologie certifiée sera délivré à la personne désignée comme entreprise de démonstration, et avec ce, les autorisations d'utilisation nécessaires seront automatiquement accordées, à l'exception de certaines.