De la Fée Electricité à la Fée Numérique

Chers Maires de France,

Je vous sens très inquiets et à juste raison. Ces trois dernières années, les évènements se sont enchainés pour vous à un rythme très soutenu et vous vous interrogez sur un sujet essentiel concernant vos territoires. L’Etat, ses institutions et son administration sont-ils à la hauteur d’enjeux majeurs qui, entre mondialisation des échanges et crise sanitaire, bouleversent le quotidien de vos administrés ?

Vous pouvez me croire, une grande partie des maux sociétaux qui impactent vos municipalités relèvent de la transition numérique qui transforme en profondeur vos territoires. Un sujet qui est au cœur de notre métier à www.territorialchallenges.com, celui de collecter grâce à la veille stratégique internationale, les bonnes pratiques en matière de projet territoires intelligents de par le monde.

C’est pour cela que dans cette troisième lettre, j’ai choisi de vous parler d’un tableau unique, propre au génie français. Un chef-d’œuvre qu’on estime encore être le plus grand du monde. La Fée Electricité de Raoul Dufy qui vient d’être restauré dans un Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, lui-même rénové. Et je vous propose pour que vos territoires soient à la hauteur des enjeux de leur transformation digitale, de réfléchir à la réalisation d’une Fée Numérique.

En 1937, lorsque vos prédécesseurs de l’époque ont convergé vers Paris pour visiter l’Exposition universelle qui associait, dans un esprit unique à la France, les arts aux techniques modernes, ils étaient honorés de voir chacun sa région sublimée par un pavillon féerique à la diversité culturelle riche de terroir et de patrimoine du vivant. Mais ils étaient tout autant subjugués par la peinture monumentale installée dans le hall du Palais de la Lumière et de l’Electricité, construit pour l’évènement sur le Champ-de-Mars.

Chers Maires de France, cette idée de sublimer par une œuvre d’art, à la fois l’aventure des découvertes de l’électricité et la représentation de la lumière dans l’imaginaire de l’humanité, a été commandée par Charles Malégarie, le directeur à l’époque de la Compagnie parisienne de distribution d’électricité (CPDE). Même s’il est aujourd’hui injustement oublié, sans ce patron polytechnicien hors norme par, à la fois, sa vaste érudition culturelle et sa vision moderne de la direction d’une entreprise, peut-être que la France n’aurait jamais eu ce chef d’œuvre unique. Car il faut savoir que Charles Malégarie était un des rares patrons à avoir intégrer à la direction de l’entreprise qu’il dirigeait, la CPDE, un conseiller dans le domaine des beaux-arts, en l’occurrence le peintre Marcel Roche.

Ainsi, il y avait entre le XIXème siècle et la première moitié du XXème, un Georges Berger qui pouvait à la fois organiser la première exposition internationale d’électricité de 1881 et enseigner la peinture à l’école des Beaux-Arts. Un Auguste Detoeuf capable de faire un discours fameux sur la fin du libéralisme, d’être le premier président d’Alsthom et tenir une correspondance émouvante avec la philosophe-humaniste Simone Weil qu’il avait fait embaucher en 1934, et à qui il écrivait : « J’aurais dû être un petit philosophe de campagne ». Enfin, un Charles Malégarie qui pouvait diriger la plus emblématique compagnie française d’électricité d’avant-guerre et écrire deux ouvrages, l’un consacré à la civilisation Inca et l’autre à l’art français au XIIème siècle.

Aujourd’hui, chers Maires de France, alors qu’on vous dit être dans un processus d’une nouvelle révolution technologique qui affecte vos territoires et bouleverse le quotidien de vos administrés, vous êtes en droit de vous interroger sur l’absence d’une pensée Fée Electricité adaptée à la transition numérique. Que l’élite française respectée sur tous les continents et qui a accompagné l’électrification de vos territoires avec des infrastructures parfaites et reconnues mondialement entre le XIXème et le XXème siècle, ne s’est pas renouvelée à la même hauteur d’exigence durant cette ère que nous vivons actuellement de la digitalisation des services publics. Ainsi, si vous semblez douter de la gestion par l’Etat de la crise sanitaire aujourd’hui, comme il y a trois ans de celle des Gilets jaunes, l’impact de la transition numérique y est pour beaucoup.

Souvenez-vous, à la fin de 2018, les Gilets jaunes, qui ont utilisé du numérique et particulièrement des réseaux sociaux pour fédérer dans un temps record une force de contestation sociale structurée, ont été étrangement les victimes des mêmes outils digitaux. Ces derniers appartiennent à des entreprises (start-ups) souvent californiennes, à la culture d’ubiquité sans limite, fournissant autant d’offres de services qu’il y a de filières d’activité à investir.

D’une manière insidieuse, une réelle délocalisation virtuelle de secteurs d’activités de vos territoires s’est mise en marche ces 20 dernières années, induite par la puissance informatique qui double sa force tous les 18 mois. Ainsi, Les Gilets jaunes n’avait pas compris que leurs premières victimes, les petits commerçants du détail, sont autant impactées qu’eux par la délocalisation virtuelle. Notamment dans le dernier mois de l’année 2018 où le chiffre d’affaires des fêtes dans les commerces des petites et villes moyennes reste important.

Cette délocalisation numérique de la valeur de la force de travail, créée sur vos territoires, semble avoir été plus rapide que les prospectivistes et analystes du marché du travail des organismes de l’État et ses services. Malheureusement aussi, l’élite française, et particulièrement parisienne, investie dans l’internet, a été plus encline à penser à ses intérêts en participant à une ruée vers l’or de la e-economie, via le lancement de start-ups, l’inauguration d’incubateurs et de levées de fonds, plutôt que d’aider vos collectivités à imaginer un nouveau Plan d’aménagement territorial digne de ce nom à l’aune de la mondialisation numérique.

Ainsi, à la sortie de la crise des Gilets jaunes et des rencontres nationales proposées par le président de la République pour échanger avec vous et les Français autour du contrat social, voilà que vous êtes confrontés à une autre plus importante crise, celle de la pandémie mondiale du Covid-19.

Chers Maires, à l’heure de l’Europe des régions, vous êtes en droit de réclamer « une Fée Numérique ». Elle pourra prendre la forme d’une œuvre numérique (une tendance émergente du marché de l’art, avec un système d’authentification au nom de (NFT) pour jeton non fongible), aussi grand que celui de Dufy, mais peut être l’inscrire dans un rêve européen où les collectivités locales du Vieux Continent, auront le maître mot d’une réalisation collective. C’est pour cela que www.territorialchallenges.com tient à vous accompagner pour connaître les meilleures pratiques et innovations des uns et des autres, à l’échelle des 27 pays de l’Union européenne.

 


Ce qu’il faut attendre des Jeux Olympiques après le COVID 19

Chers Maires de France,

Je sais connaissant votre dévouement pour votre territoire et vos citoyens que vous cherchez déjà les solutions pour le lendemain de la crise sanitaire. Comment ne pas subir une hémorragie de départ de la population ? Comment maintenir l’emploi et relancer l’économie ? Comment rendre attractif son territoire et heureux ses habitants ? Ah, surtout ne succombez pas au fatalisme. Car à ses questions déterminantes pour la survie d’une collectivité locale, nous avons des réponses à www.territorialchallenges.com. Nous avons déjà des exemples de maires en Grèce, en Angleterre, aux Etats-Unis et en Italie…, qui ont trouvé des solutions à ces maux, en utilisant intelligemment les outils de la révolution numérique.

Dans cette situation inédite de pandémie historique et mondiale, vous cherchez déjà dans l’agenda de France, qu’elles seront les évènements futurs qui permettront et donneront à votre collectivité une chance de pouvoir retrouver le bien-être pour vos citoyens et un dynamisme, social, culturel et économique.

Je ne doute pas qu’au regard de l’autonomie de plus en plus grande accordée par l’Europe aux collectivités territoriales, vous imaginez pouvoir trouver des solutions localement et ne pas attendre que ceux de l’Etat centralisateur. C’est la raison d’être de www.territorialchallenges.com qui depuis 2011 vous propose les bonnes pratiques en termes de politiques publiques du numérique, mis en place par vos collègues des pays de l’Union européenne et ailleurs. Car comme l’a dit le philosophe romain Sénèque : « ce n’est pas parce que c’est difficile que nous n’osions pas, c’est parce que nous n’osons pas que c’est difficile… ».

Ainsi, à l’horizon 2024 vous avez un évènement qu’il ne faudrait aucunement rater pour en tirer un bénéfice en matière de valorisation de vos territoires. Il s’agit des Jeux Olympiques dans un peu plus de trois ans. En effet, si vous regardez l’exemple des jeux qui devaient se tenir en 2020 à Tokyo, mais ont été retardé pour juillet 2021 à cause de la pandémie, la capitale japonaise a subi une transformation à 51,4 milliards de dollars d’investissements, pour inscrire l’évènement sous le signe «  de méga-métropole la plus innovante technologiquement au monde».

Ce défi japonais a mis la pression sur notre organisation des jeux en 2024 et Paris pour ne pas être en reste a inscrit son évènement sous le signe de l’écoresponsabilité mais surtout sur celui de la smart city. Ainsi chers maires, que vous soyez le premier magistrat d’un village comme d’une petite localité ou d’une ville moyenne comme d’une métropole vous devez vous préparer à trouver la plus judicieuse stratégie pour pouvoir bénéficier des retombées économiques de ces Jeux Olympiques estimés entre 5,3 à 10,7 milliards d’euros sur la période jusqu’à 2034.

Vous savez pertinemment que ce n’est pas dans l’attentisme que vos territoires vont pouvoir  connaître une renaissance après cette crise sanitaire, mais bien dans votre capacité à sauter le pas de celui évident de la transition énergétique et numérique. Durant l’été 2024, des millions de citoyens du monde seront en visite en France pour vivre de prêt l’évènement sportif. Vous aurez cet honneur à vendre votre bout de France aux touristes qu’il faut savoir attirer et accueillir. Il vous revient d’innover dans le transport et à mettre en place des solutions durables et respectueuses de l’environnement. Tout cela et vous devez le savoir, doit  nécessairement passer par une utilisation judicieuse, intelligente et innovante de nouvelles technologies.

Chers maires, à www.territorialchallenges.com nous consacrons notre temps à vous indiquer qu’à travers le monde de plus en plus de collectivités locales travaillent à grande vitesse sur les solutions numériques pour faire épanouir leur territoires, ainsi que de plus en plus de start-up s'appuient sur des modèles d'activités et de risques partiellement connus ou totalement nouveaux pour satisfaire les besoins des municipalités. Ces nouvelles perspectives nous font revenir à la théorie des produits orphelins conceptualisée, il y a plus d'une quinzaine d'années, par l'ex-patron de Sony Music, Henri de Bodinat. Un produit orphelin est un service ou un objet attendu par le marché mais qui n'a pas été encore créé. L'Iphone en est un bon exemple. Jusqu’au jour de son lancement le 29 juin 2007, le smartphone d’Apple était inconsciemment très attendu et nécessairement immédiatement utile pour chacun des citoyens de ce monde.

Aujourd’hui, dans les nombreux pays en pointe sur les solutions de transition numérique des territoires, les acteurs des politiques publiques, traditionnels tout comme les start-up semblent considérer que les produits orphelins sont plutôt nichés dans la ville intelligente. Nombreux prédisent au niveau mondial qu'au cours des deux prochaines années : « les objets connectés atteindront le chiffre de 40 milliards, et les gouvernements et collectivités locales seraient prêts à investir 900 milliards de dollars d'ici 2023, pour développer des villes intelligentes et leurs besoins en utilitaires numériques, capteurs et système de caméras connectés. »

Alors chers maires, il vous revient et pour ne pas perdre des opportunités pour vos territoires durant les Jeux Olympiques, d’adopter le concept de produits orphelins et nous sommes là à www.territorialchallenges.com pour vous donner chaque semaine, les bonnes pratiques en « smart city », adopter par les collectivités locales de par le monde. Il suffit alors d’une simple démarche, vous abonner au plus vite pour être prêt pour les Jeux Olympiques de 2024.


Faire du banquet des maires de l'an 1900 une réalité numérique

Chers Maires de France,

Je comprends que vous doutez de notre pays. Durant cette crise sanitaire, vous découvrez à la fois que notre fleuron de la science biologique, l'Institut Pasteur, a échoué pour trouver un vaccin contre le COVID, à cause de stupides rivalités personnelles entre deux éminents chercheurs puis que nous avons perdu beaucoup de temps avec des débats stériles sur la chloroquine que l'Organisation Mondiale de la Santé vient de déconseiller. A croire chers maires qu'il ne faut aujourd'hui se fier qu'en votre propre jugement et initiative.

Je vous plains face aux dysfonctions de l'Etat et ses relais, car cette crise sanitaire vous a isolé les uns des autres. Et c'est plus difficile de se soutenir entre édiles lorsqu'on n'a plus l'occasion de se retrouver. Ainsi, il est loin le temps de ce fameux banquet des maires qui s'est tenu un 22 septembre 1900 aux Tuileries à Paris. Ce jour-là, vos prédécesseurs ont fait réellement une démonstration de force et d'unité au centre de la capitale. 22965 maires venus de toutes les contrées de France pour communier ensemble dans un même esprit de fraternité.

Aujourd'hui, au temps du confinement et de la distanciation sociale ce banquet serait inimaginable. Réunis par le président de la République Emile Loubet pour célébrer la proclamation de la République en 1792, ils étaient assis les uns à côté des autres, sur des tables de 10 mètres chacune qui dans les jardins  des Tuileries faisaient un parcours de 7 kms. Les choses ont été vues en grand pour ce festin. Pas moins de 39000 bouteilles de vin dont 1500 de cognac ont été servies sans oublier les 2000 kg de saumon et les 2500 kg de poulardes. A la lecture du menu et des mets servis on devine pourquoi les caricaturistes de la presse parisienne de l'époque, s'en sont donnés à cœur joie lors de l'évènement.

Effectivement c'était un record mondial et lorsqu'on voit l'audience de ces dernières années du Salon des maires et ses 5000 édiles, on comprend pourquoi les maires de nos jours n'ont plus d'appétit au regard de leur responsabilité de premier magistrat de leur commune. Beaucoup de nos citoyens ne devinent pas la charge qui pèse sur vos épaules et qu'actuellement vous êtes souvent confrontés à des situations où vous devez vous-même trouver des solutions en solitaire et sans l'aide des pouvoirs publics.

Ainsi, le confinement depuis une année, vous a privé de ces retrouvailles avec vos collègues, mais il a accéléré votre acculturation à l'univers du digital. Cette projection soudaine dans le numérique vous apporte une agilité dans la prise de décision concernant vos politiques publiques et délibérations, mais aussi cela peut être un risque si votre jugement est pris sur la base d'informations relevées sur le web sans vérification et évaluation.

C'est pour cela chers Maires que je vous propose la plateforme de veille www.territorialchallenges.com. Imaginez que c'est le banquet des maires de 1900 en version numérique. Mais au lieu que cela soit une grande rencontre physique dans les jardins des Tuileries et avec tous les mets qui conviennent, c'est des retrouvailles pour comprendre vers quel progrès numérique et énergétique aspirent les collectivités locales du monde.

Il est certain qu'actuellement et à cause de l'accélération provoqué par la crise sanitaire du COVID 19, vous entendez dans les médias, les réseaux sociaux et lors de conférences en webinaire d'experts, les mots tel « villes intelligentes, réseaux intelligents énergétiques, industrie 4.0 et objets connectés... ». On vous parle aussi « d'intelligence artificielle, de gestion de données et de capteurs pour relever ces derniers ». On vous dit que ces concepts sont devenus des réalités et impactent déjà vos territoires.

Cher Maires, lors de l'exposition universelle de 1900 et du fameux banquet des maires, un immense penseur de l'industrialisation de la France au XIX siècle, faisait partie du comité de direction  de l'évènement. Georges Berger qui fut le commissaire de la première Exposition internationale de l'électricité qui s'est tenue à Paris, a eu aussi en charge de penser en 1878, la création d'un musée professionnel qui deviendra par la suite, le Musée de la Découverte. Ainsi, dans une lettre prémonitoire au ministre de l'Industrie de l'époque à ce sujet, Georges Berger a écrit : « ...Les progrès faits par les étrangers doivent nous tenir en éveil... » avant de conclure plus loin, « ...Nous avons le droit d'être les derniers venus, mais nous avons l'obligation de profiter des expériences faites par ceux qui ont commencé avant nous... ».

Chers Maires, il ne vous reste qu'à accepter mon invitation pour visiter, vous abonner à www.territorialchallenges.com et vous inspirer des réalisations de vos collègues étrangers.


Lettre d'affection et de soutien aux maires de France

Chers Maires de France,

Je comprends votre désarroi actuel. Etre victime sur son territoire de deux fléaux à la fois et être paralysé en termes de solutions et remèdes. Dans ces moments où vous devez tout à la fois faire front face à une crise sanitaire et à des attaques informatiques, vous avez besoin de moi. Vous avez besoin d'un expert de la veille intelligente qui connait tout à la fois vos collectivités territoriales, leurs histoires, patrimoines et fonctionnement, mais qui aussi a la capacité de chercher, trier, vérifier et synthétiser pour vous, les bonnes actions et pratiques de vos collègues à l'étranger.

Que vous soyez le maire d'un village ou d'une métropole, je sais ce qui fait votre bonheur comme édile. Ne pas attendre et être toujours sous la coupe des administrations de l'Etat pour réaliser une idée sur son territoire qui parfois n'aboutit à rien. Mais se distinguer par des réalisations pionnières en France. Vous avez raison, c'est cela l'esprit de décentralisation tant voulu par les autorités européennes. Et bien sachez que j'aime faire ce travail de veille éditoriale pour vous, afin que chaque semaine vous puissiez découvrir les réalisations pertinentes en projets numériques de vos collègues européens et des autres continents.

Depuis 2011, chaque semaine je réalise pour vous www.territorialchallenges.com afin que vous sachiez qu'à Leeds en Angleterre, les rues du centre-ville sont nettoyées par des robots anti-COVID 19. En Roumanie, vous pouvez découvrir le village de Sadu qui a réussi à obtenir des fonds européens très intéressants, pour devenir à la fois un village modèle en infrastructures numériques et de valorisation de patrimoines. Enfin, en Espagne je vous fais découvrir la ville de Murcie qui pour préserver l'eau de la collectivité, a numérisé la gestion de huit grands parcs municipaux.

Concernant les deux fléaux qui occupent la plus grande partie de vos agendas, c'est-à-dire le COVID 19 et les cyberattaques, sachez que quotidiennement avec la veille www.territorialchallenges.com, j'accède aux informations concernant les bonnes pratiques de vos collègues à l'étranger.

C'est pour cela, chers Maires, que depuis 2011 je vous invite à vous abonnez à la publication www.territorialchallenges.com, afin de prendre la mesure des bonnes pratiques dans la transition numérique des territoires. Découvrir comment à Huntsville, dans l'Etat de l'Alabama, le maire Tommy Batte a créé, dès son arrivée à la tête de la municipalité en 2008, une rencontre nationale de la cyber-sécurité qui fait aujourd'hui la réputation de sa ville, comme étant la plus protégée des Etats-Unis. Voilà qui peut donner des idées en matière de politique publique de la sécurité.

De même pour la crise sanitaire que nous subissons actuellement. www.territorialchallenges.com est la seule publication spécialisée en collectivités territoriales qui dès mars 2020, a décrypté le domaine de la recherche en biotechnologie dans la région frontalière à l'Est de la France, du Land de Rhénanie-Palatinat et la relations avec les autorités locales. Ce n'est pas un hasard si en septembre 2020, un laboratoire local BioNTech, basé à Mayence, a signé avec le géant américain de l'industrie pharmaceutique Pfizer pour donner le premier vaccin contre le COVID 19.

Chers Maires, pour la viabilité et la résilience de vos territoires et le bien-être et la sécurité de vos citoyens,  vous ne devez plus vous suffire à des informations et des exemples de bonnes pratiques réduits à l'hexagone. Il faut aussi regarder ce que font vos collègues dans les pays de l'Union européenne, mais plus largement sur les autres continents, en Amérique comme en Asie, en Afrique comme en Océanie…

Et tout cela grâce à un abonnement qui vous permet le long d'une année, d'avoir une vue d'ensemble et permanente de la transition numérique et énergétique mondiale dans les collectivités locales.


Nicola Hudson, la communicante de la cyber-sécurité anglaise décorée

Directrice des politiques et des communications au National Cyber Security Center (NCSC) du Royaume-Uni, Nicola Hudson a été pour les fêtes de fin d’année, décorée de l’Ordre de l'Empire britannique pour services rendu à la sécurité nationale. Depuis fin janvier 2020, c’est elle qui dirigeait à partir de Londres, la stratégie de communication concernant la nouvelle loi mise en place pour protéger la sécurité et la confidentialité de millions d’utilisateurs d’appareils Internet des objets (IoT) à travers le Royaume-Uni. Et cela, dans le cadre de plans élaborés par le Department for Digital, Culture, Media and Sport (DCMS).

Avec l’assurance des communicants convaincus de leur dossier de presse, Nicola Hudson affirmait l'année dernière que la loi qui venait d’être voté sur la cybersécurité des IoT « donnera aux acheteurs une plus grande tranquillité d’esprit. La technologie qu’ils apportent chez eux est sûre et que les problèmes tels que les mots de passe prédéfinis et l’arrêt soudain des mises à jour de sécurité appartiennent au passé ».

Nicola Hudson a rejoint le National Cyber Security Center en septembre 2016. Avant cela, cette adepte de l’étude comportementale, a occupé de nombreux postes passionnants et intéressants où il n’y avait pas deux jours similaires.

En quittant le secteur privé, elle a rejoint le monde feutré de la communication officielle, travaillant très vite sur l’organisation des jeux olympiques de Londres, notamment sur la principale campagne et en planifiant l’activité gouvernementale pendant les Jeux. De là, elle est passée au 10 Downing Street, pour suivre les voyages et les sommets à l’étranger auquels assiste le Premier ministre David Cameron, puis d’être responsable des news lors de deux référendums et élections.

C’est en juillet 2019 que Nicola Hudson, diplômé de l’université de Manchester, est devenue directrice des politiques et des communications au National Cyber Security Center, pour prendre en charge tous les aspects de la cyber politique et des communications stratégiques.

Son défi a été de mettre en place une équipe de communication entièrement intégrée au NCSC, comprenant la planification du réseau, les communications stratégiques, les médias, les communications internes, le numérique et les événements en une seule unité cohérente qui opère sur trois sites différents.

En tant que leader de la com au NCSC, Nicola Hudson a mis en place la bonne combinaison de personnel dans les bons rôles pour créer une solide équipe de communication. Une partie de cela consiste à recruter une main-d’œuvre diversifiée et inclusive, y compris de différents milieux socio-économiques. « Je fais partie du comité de direction du GCHQ BAME, car nous pouvons faire plus. J’utilise régulièrement le Cadre de compétences professionnelles en communication gouvernementale pour aider à recruter du personnel de différents horizons de manière équitable et transparente », expliqua-t-elle en janvier 2020.


Darmstadt, une ville allemande à la pointe de la gestion des données urbaines

À Darmstadt, cité de 160000 habitants, désignée comme étant « la Ville de la Science » et située dans le Land de la Hesse, la première plateforme de données urbaines d'Allemagne a été mise en ligne, avec des applications sur le trafic, l'environnement et les ordures. A cela, la municipalité fait un point d’honneur sur la participation des citoyens. Ainsi, la politique digital de la mairie de Darmstadt, a permis à cette dernière de faire bonne figure dans le classement numérique 2020 des 81 grandes villes allemandes. Elle a été classée 4eme, derrière les métropoles Hambourg, Munich et Cologne.

La pollution particulaire la plus élevée à Darmstadt peut être mesurée à 9 heures du matin, la plus haute teneur en ozone à 16 heures. L'après-midi, la plupart des navetteurs sortent également de la ville, soit 6889 véhicules entre 15 h et 16 h. Ces données et d'autres sur la ville et les événements peuvent désormais être suivies en temps réel sur la première plate-forme de données urbaines d'Allemagne.

La ministre du numérique de Hesse, Kristina Sinemus (indépendante) et le maire de Darmstadt, Jochen Partsch (Verts) ont présenté le projet lundi 15 février.

Afin de collecter les données, la ville est couverte d'un réseau de capteurs. Les informations sont stockées dans un centre de données de Darmstadt et dans un cloud. Les mouvements de vehicules venant de la banlieue, par exemple, sont enregistrés comme trafic entrant et sortant aux douze plus grandes intersections et mis en relation.

Les boucles d'induction et les caméras aux intersections servent de sources de données. Le contenu de 51 conteneurs à ordures municipales est également enregistré par des capteurs qui montrent le niveau de remplissage des conteneurs et la composition des déchets.

La plate-forme de données a été mise en œuvre par un consortium d'appel d'offres composé de la société de services informatiques municipale ekom21 - KGRZ Hessen, de Urban Software Institute, une société de logiciels et de conseil pour des solutions durables dans le secteur des villes intelligentes, et le centre de données de Darmstadt DARZ , qui est exploité par le Digitalstadt Darmstadt a été mis en service. La plate-forme de données est la base du traitement et de l'affichage d'une grande variété d'informations obtenues à partir d'une grande variété de sources de données.

Les capteurs de l'Internet des objets jouent à Darmstadt un rôle important. Les applications désormais accessibles au public pour tout ce qui concerne le trafic, l'environnement et les déchets représentent les premières applications importantes. Une coopération avec les universités locales est prévue. À l'avenir, ils souhaitent travailler avec un cercle plus large de groupes locaux, tels que des entreprises et des associations.

La plate-forme de données est une étape essentielle dans le développement de la Smart City. Elle devrait devenir le cœur de la ville numérique et être un véritable projet modèle en tant que modèle pour d'autres municipalités. La quantité de données, les cas d'utilisation mis en œuvre et la capacité multi-clients de la plateforme sont uniques sous cette forme. Il est important de mettre les données en relation les unes avec les autres; ceci doit également être testé à Darmstadt. Hessen veut devenir un leader de la numérisation et finance le projet avec 800 000 euros.

Afin de développer de futures applications, un programme de participation du public a été lancé via la plateforme, qui se déroule jusqu'au 15 mars. « Ici, vous pouvez soumettre des suggestions et évaluer des idées. Tout ce qui est techniquement faisable et considéré comme raisonnable doit être mis en œuvre », a annoncé le directeur général de la Digitalstadt-Gesellschaft, José David da Torre Suárez. Une suggestion a déjà été reçue: rendre visibles les places de parking disponibles.

OB Partsch espère plus de transparence sur les relations, par exemple entre les volumes de trafic et les événements ou entre les nombres d'infections Covid 19, les vaccinations et les stocks de vaccins. Darmstadt est déjà la seule ville à pouvoir montrer le développement de l'usage de la voiture depuis le début de la pandémie.


Covid 19 : Les collectivités territoriales à l’heure du numérique responsable

Le green IT ou tout simplement en français «numérique responsable», est une expression inscrite aujourd’hui dans le marbre de chaque entreprise de l’industrie high-tech. A l’origine, vers le début des années 90, elle était apparue comme un état de l’art bien abstrait, une possible théorie idéologique écologique du monde informatique. Depuis son apparition dans le Journal Officiel français en juillet 2009, le green IT est devenu une composante essentielle de chaque société des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Il s’agit de l’utilisation de l’outil informatique afin de réduire en « permanence » l’empreinte écologique, économique et sociale des TIC. Plus simplement chasser les nuisances des équipements technologiques, de leur mise sur le marché à leur fin de vie. En cette deuxième décennie du deuxième milènaire, le green IT est en train de prendre une deuxième dimension. A l’heure des Smart Grids et autres Smart Cities, on est en droit d’être curieux de voir comment il va se déployer dans l’espace urbain d’une ville.

C’est à ce stade de la réflexion qu’on peut s’interroger, si les collectivités locales, maitresses de la gestion de l’espace urbain auront une main sur le green IT. C’est un enjeu majeur lorsqu’on sait que les TIC consomment 13,5% de l’électricité en France et qu’elles sont responsables de 5% des émissions de CO2. Pour aller plus loin, peut-on s’attendre à voir un jour dans le cadre de communication des collectivités locales des soupçons de greenwashing. Qu’à l’exemple des entreprises de TIC, on verra l’apparition d’un classement des collectivités locales les plus « ecolos » dans le domaine du « numérique responsable ». Déjà, des maires communiquent sur leurs expériences, en termes de Smart Cities. Faut-il commencer à les surveiller de près ?

Covid-19 a exacerbé les problèmes auxquels sont confrontées les villes, les mettant davantage sous pression pour innover, permettre l’inclusion numérique et soutenir la lutte contre le changement climatique. Mais des thèmes plus larges sont apparus, qu’il s’agisse de l’inégalité socio-économique, de rendre les villes plus locales, de transformer les villes avec les générations futures à l’esprit ou d’assurer l’équilibre entre les sexes et la diversité quand il s’agit de développer et de mettre en œuvre la technologie des villes intelligentes.

Les villes doivent mettre en œuvre une stratégie du numérique compétitive, centrée sur les personnes et l’environnement, et inclusive afin de réduire les écarts sociétaux. Si cela se produit, les municipalités peuvent tirer parti de la capacité de la technologie à concevoir et à découvrir de nouvelles solutions, particulièrement clés avec Covid-19 et l’examen des données, ainsi qu’à soutenir l’élaboration des politiques.

Les épidémies sont un triste rappel de la façon dont un incident peut faire boule de neige dans un cauchemar mondial, mais ils ont aussi une longue histoire de changer les choses pour le mieux. Londres a obtenu son système d’égout victorien après l’épidémie de choléra qui a coûté la vie à 30.000 personnes. La grippe espagnole, l’une des pires pandémies de l’histoire, a permis d’améliorer les normes de ventilation des bâtiments.

COVID-19 est sur le point d’apporter le même changement généralisé que d’autres pandémies en accélérant l’adoption de la technologie des villes intelligentes à travers le monde. Klaus R. Kunzmann, ancien directeur de l’Institut d’aménagement du territoire de l’Université technique d’Allemagne, décrit l’épidémie de coronavirus comme étant « un lubrifiant pour la ville intelligente».


Allemagne : Thomas Zastrow, un data scientist au service de sa collectivité territoriale

Depuis 1982, la communauté de commune NordAllianz, s’est construite au nord de Munich, pour faire face à l’hégémonie de la métropole bavaroise. Aujourd’hui constituée de huit communes, elle est considérée comme étant l’une des intercommunalités la plus puissante économiquement d’Allemagne. Depuis septembre 2019, elle bénéficie de l’engagement inédit du data scientist Thomas Zastrow qui calcule la qualité de l’air dans le territoire NordAllianz.

Thomas Zastrow est docteur en linguistique computationnelle de l'Université de Tübingen. Avant d’arriver au laboratoire Max Planck Computing and Data Facility à Garching au nord de Munich en 2013, il a travaillé pour les projets européens d'infrastructure numérique, CLARIN-D et EUDAT. Data scientist senior au sein du Max Planck, il est aussi membre du groupe de données de l’institut et impliqué dans des projets internes et externes axés sur les données. L'homme de 45 ans a fait du calcul de la qualité de l'air, un hobby depuis plusieurs années.

Tout naturellement, comme Garching, la commune qui abrite son institut est membre de NordAllianz, le scientifique s’est lancé dans le projet inédit, d’évaluer des millions de données sur la qualité de l'air et les mettre sur Internet. Ainsi, depuis septembre 2019, les huit communes de Garching, Ismaning, Oberföhring, Unterföhring, Unterschleißheim, Eching, Hallbergmoos et Neufahrn voulaient savoir exactement le tôt de pollution sur leur territoire et elles ont lancé une étude approfondie de la qualité de l'air dans leur région.

Depuis un an et demi c’est un total de 35 capteurs à différents endroits que Thomas Zastrow a installé pour mesurer la quantité de dioxyde d'azote, d'ozone et de particules présentes dans l'air. Les petites boîtes noires de la société munichoise Hawa Dawa transmettent leurs résultats plusieurs fois par heure, de sorte que sur le site de NordAllianz, les hanbitants peuvent voir en temps réel la quantité de poussières fines actuellement dans l'air sur la Münchner Straße à Unterföhring ou si la pollution par l'ozone le long de la Kreuzstraße à Unterschleißheim est particulièrement élevée et cela au jour le jour.

L'objectif du projet pilote de NordAllianz, pour lequel Thomas Zastrow compile sa collecte de données, est de déterminer les effets à long terme. En octobre, il dresse le premier bilan annuel. Toute personne intéressée peut consulter ces données sur le site Web de NordAllianz. Ce principe s'appelle les données ouvertes, et c'est là qu'intervient Thomas Zastrow.

À l'aide de capteurs qu’on peut porter à sa ceinture, il a collecté les valeurs atmosphériques de son environnement et les a évaluées. «Nous vivons près de la grande ville et avons beaucoup de trafic dans la région de Munich. Bien sûr, vous vous demandez ce que vous respirez chaque jour», dit Thomas Zastrow. Lorsque l'homme a pris connaissance du projet de NordAllianz, il a été immédiatement impressionné de telles quantités de données étaient bien sûr bien plus que ce qu'un particulier pouvait collecter.

Thomas Zastrow a pris contact avec Anna Laura Liebenstund, une jeune sociologue cheffe du bureau de l'intercommunalité depuis février 2019, via un message indiquant que les données sur la page d'accueil de NordAllianz n'étaient pas affichées dans le bon format et a rapidement accepté d'évaluer les données en privé avec son logiciel spécialement programmé et de faire de mettre ses résultats à la disposition de la collectivité territoriale et de toutes les parties intéressées. Le site Web du scientifique contient maintenant les premières questions auxquelles il a cherché une réponse dans l'ensemble de données. Par exemple, Thomas Zastrow a comparé la mesure dans laquelle les feux d'artifice du réveillon du Nouvel An avaient un impact sur les niveaux de particules dans les différentes municipalités.

Le début des mesures concernant le Covid 19, lorsque de nombreuses personnes dans le district ont été forcées de rester à la maison, peut également être vu comme un pli dans la courbe de données; si de nombreux conducteurs abandonnent leur voiture, cela affecte la qualité de l'air. « Bien sûr, ce sont des résultats auxquels on aurait pu s'attendre », affirme Thomas Zastrow. Surtout, il place ses espoirs dans l'avenir: « Si nous pouvons prendre des mesures sur une longue période, c'est très précieux. Alors vous pouvez vraiment prouver des effets à long terme, pas seulement des instantanés ».

Jusqu'à présent, les 35 capteurs de mesure ont déjà collecté environ 1,3 million de données. Quelques centaines de milliers ont été ajoutés au début d'octobre. Ensuite, le projet durera un an et Thomas Zastrow et Anna Laura Liebenstund dresseront un premier bilan annuel. « Dans l'ensemble, le projet pilote devrait initialement durer 24 mois. Mais plus vous collectez de données, plus les résultats sont fiables », affirme Thomas Zastrow.


Etats-Unis : Seattle promulgue son nouveau code énergétique

La municipalité de Seattle, plus grande ville de l’Etat de Washington au nord-ouest du pays, a promulgué les nouvelles mises à jour concernant son code énergétique des bâtiments, qui entreront en vigueur dès ce mois de mars. Le code énergétique de Seattle n'est pas seulement considéré, aux USA, parmi les plus sûrs du pays. Il donne aussi la priorité à la protection de la santé des citoyens les plus touchées et constitue un mécanisme essentiel pour soutenir la transition de la collectivité territoriale vers un avenir énergétique propre.

Le code, qui s'applique aux nouveaux bâtiments commerciaux et aux grands immeubles multifamiliaux, éliminera les combustibles fossiles de la plupart des locaux et du chauffage de l'eau, augmentera l'efficacité énergétique et améliorera l'accès aux énergies renouvelables sur place. La ville reçoit le soutien du Bloomberg Philanthropies American Cities Climate Challenge alors qu'elle adopte les mises à jour.

Le conseil municipal de Seattle a approuvé début février à l'unanimité les mises à jour du code de l'énergie commerciale  qui feront progresser l'électrification du secteur du bâtiment de la ville grâce à des exigences modifiées en matière d'isolation, de chauffage des locaux, de chauffage de l'eau et d'éclairage.

Le code exige que tous les bâtiments commerciaux et multifamiliaux de plus de trois étages soient câblés pour l'électrification future des appareils; augmenter le solaire photovoltaïque sur site; réduire la perte de chaleur de l'enveloppe et les fuites d'air; et réduire la puissance d'éclairage intérieur, entre autres mesures. Le code limitera également le chauffage des locaux à combustibles fossiles et la plupart des systèmes de chauffage de l'eau à combustibles fossiles afin de réduire la dépendance au gaz et au mazout.

La mise en œuvre des mesures de chauffage des locaux et de l'eau prendra effet en janvier 2022, tandis que le reste du code entrera en vigueur ce 15 mars. L'électrification du secteur du bâtiment est devenue une tendance le long de la côte ouest, d'autant plus que les juridictions sont aux prises avec une mauvaise qualité de l'air en raison d’incendies de forêt incontrôlables. Berkeley est entrée  dans l' histoire en juillet 2019 en tant que première ville à interdire les infrastructures de gaz naturel dans les nouveaux immeubles résidentiels de faible hauteur, envoyant un effet d'entraînement à travers la Californie où plus de 40 villes, dont San Jose, San Francisco et Oakland, ont maintenant mis en œuvre des mesures pour pousser combustibles fossiles provenant de nouvelles constructions.

Ces efforts ont même conduit la Californie au sommet du tableau de bord annuel de l'efficacité de l'État de l' American Council for an Energy-Efficient Economy (ACEEE) en décembre, pour la première fois depuis 2016. La poussée pour l'électrification des bâtiments a finalement atteint Seattle, où les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur du bâtiment représentaient 37% des émissions principales de la ville en 2018, soit une augmentation de 8,1% par rapport aux niveaux d'émissions de 2016. Dans une déclaration pour exprimer son soutien aux mises à jour du code de l'énergie, la maire Jenny Durkan a averti que l'inaction entraînerait une nouvelle hausse des émissions des bâtiments de 12% d'ici 2050.

Les mises à jour du code de l'énergie de Seattle peuvent désormais influencer l'action à l'échelle de l'État à Washington, où les émissions de GES du secteur du bâtiment ont augmenté de 50% depuis 1990. Pour lutter contre cette pollution, le gouverneur Jay Inslee a présenté le projet  de loi Healthy Homes & Clean Buildings en décembre, qui exigerait zéro -la construction de nouveaux bâtiments au carbone en 2030 et au-delà.


Chris Carson, l’ingénieur qui veut réduire la mortalité sur les routes

Co-fondateur et PDG de Hayden AI, start up qui invente des solutions de ville intelligente, spécialement conçues pour les conditions de circulation modernes et l'urbanisation accrue, Chris Carson et son équipe viennent d’être sélectionnés avec six autres entreprises finalistes, au City Architecture for Tomorrow Challenge (CATCH), un concours mondial des Smart Cities. Ce spécialiste de l’intelligence artificielle, a réussi à réunir autour de lui, une équipe issue du secteur du véhicule autonome, avec une expérience de domaine en apprentissage profond, de la vision par ordinateur et de la cartographie.

Lorsqu’on demande à Chris Carson le cœur de métier de Hayden AI, sa start up crée à San Francisco, il y a deux années, ce spécialiste de l’intelligence artificielle et des levées de fonds, répond sans hésiter: «Nos routes désuètes sont étouffées par la technologie moderne. Il n'y a pas d'intégration des anciennes méthodes et des nouvelles, et malheureusement, ce n'est pas seulement une question d'inconvénient, car les citoyens souffrent. Au cours des dix dernières années seulement, les décès de piétons dans les zones urbaines ont augmenté de 69%. Chez Hayden AI, nous nous sommes demandé: «Que pouvons-nous faire pour inverser cette tendance? Comment atténuer la congestion tout en sauvant des vies? »

Chris Carson, est reconnu comme un leader mondial de la stratégie, de l'innovation, du développement de capital-risque et du leader d'opinion pour les technologies de rupture et numériques. Il a cultivé son expertise pendant 20 ans, travaillant dans divers rôles d'exploitation et d'ingénierie avec des multinationales, des startups et des cabinets de conseil axés sur la technologie.

Originaire de Floride et diplômé de Waseda University, parlant le japonais comme le chinois, Chris Carson, a forgé durant 4 années sa conscience citoyenne, chez les Marines et plus spécialement dans un peloton de l'équipe de sécurité antiterroriste (FAST). En 1997, il décide de s’exiler en Chine, où il rejoint la ville de Jǐnán, capitale de la province chinoise du Shandong, afin de créer une première entreprise de manufacture sous contrat chinois.

Puis après deux années au Japon, chez Mitsubishi, comme cadre dans un département de fabrication de composants électronique, Chris Carson rejoint les USA où il fonde Nueevo, une première start up spécialisée dans la conduite intelligente des véhicules.  Plus précisément, l'extension de la plage de perception des véhicules pour augmenter la sécurité du conducteur en utilisant des systèmes de vision basés sur l'intelligence artificielle qui collectent des données cartographiques en temps réel.

Avec l’expérience de Nueevo, Chris Carson prend conscience que la question de la mobilité, doit être une collaboration directe avec les autorités d’une collectivité locale. Ainsi en 2019, il convainque 4 partenaires expérimentés dans le secteur de la mobilité intelligente, afin de créer Hayden AI.

Une solution qui n'est pas seulement une application plus efficace du trafic, mais une application plus intelligente et évolutive. Une application qui s'intègre. Hayden AI a créé une plate-forme appelée Smart Sense composée d'une caméra intelligente, d'un cloud intelligent, de cartes HD et d'un portail Web accessible aux responsables de la ville.