Nicola Hudson: la communicante de la cybersécurité anglaise

(Article gratuit) Directrice des politiques et des communications au National Cyber Security Center (NCSC), Nicola Hudson a une année 2020 très chargée. Depuis fin janvier, c'est elle qui dirige à partir de Londres, la stratégie de communication concernant la nouvelle loi mise en place pour protéger la sécurité et la confidentialité de millions d'utilisateurs d'appareils Internet des objets (IoT) à travers le Royaume-Uni. Et cela, dans le cadre de plans élaborés par le Department for Digital, Culture, Media and Sport (DCMS).

Avec l'assurance des communicants convaincus de leur dossier de presse, Nicola Hudson affirme que la loi qui vient d'être voté sur la cybersécurité des IoT "donnera aux acheteurs une plus grande tranquillité d'esprit. La technologie qu'ils apportent chez eux est sûre et que les problèmes tels que les mots de passe prédéfinis et l'arrêt soudain des mises à jour de sécurité appartiennent au passé".

Nicola Hudson a rejoint le National Cyber Security Center en septembre 2016. Avant cela, cette adepte de l'étude comportementale, a occupé de nombreux postes passionnants et intéressants où il n'y avait pas deux jours similaires.

En quittant le secteur privé, elle a rejoint le monde feutré de la communication officielle, travaillant très vite sur l'organisation des jeux olympiques de Londres, notamment sur la principale campagne et en planifiant l'activité gouvernementale pendant les Jeux. De là, elle est passée au 10 Downing Street, pour suivre les voyages et les sommets à l'étranger auquels assiste le Premier ministre David Cameron, puis d'être responsable des news lors de deux référendums et élections.

C'est en juillet 2019 que Nicola Hudson, diplômé de l'université de Manchester, est devenue directrice des politiques et des communications au National Cyber Security Center, pour prendre en charge tous les aspects de la cyber politique et des communications stratégiques.

Son défi a été de mettre en place une équipe de communication entièrement intégrée au NCSC, comprenant la planification du réseau, les communications stratégiques, les médias, les communications internes, le numérique et les événements en une seule unité cohérente qui opère sur trois sites différents.

En tant que leader de la com au NCSC, Nicola Hudson a mis en place la bonne combinaison de personnel dans les bons rôles pour créer une solide équipe de communication. Une partie de cela consiste à recruter une main-d'œuvre diversifiée et inclusive, y compris de différents milieux socio-économiques. "Je fais partie du comité de direction du GCHQ BAME, car nous pouvons faire plus. J'utilise régulièrement le Cadre de compétences professionnelles en communication gouvernementale pour aider à recruter du personnel de différents horizons de manière équitable et transparente", explique-t-elle.


Cascais, la ville portugaise qui croit à la 5G

(Article gratuit) Ville balnéaire à 45 minutes au sud de Lisbonne, Cascais est en train de devenir au Portugal, un symbole des bonnes pratiques en matière de ville intelligente. Depuis qu'il est devenu son maire en 2011, Carlos Carreiras, a d'emblée insufflé à la collectivité locale une dynamique tournée vers l'avenir pour développer et gérer par des équipes jeunes les services de la municipalité. Un exemple, dans le domaine de la gestion des déchets, l’installation de poubelles équipés de capteurs afin d'informer sur la capacité de remplissage, a permis de réduire de 20% le nombre de camions à ordures. Au mois de janvier la ville a lancé un nouveau défi, celui de tester des bus sans conducteurs à l'aide du réseau 5G, et cela grâce à un partenariat avec l'opérateur Vodafone.

Avant la déclinaison commerciale de la 5G sur le territoire portugais, la ville de Cascais teste déjà son application dans différents scénarios au sein de sa stratégie de transition numérique. Étant donné que la 5G permettra des connexions ultra-rapides et sans latence, il existe des cas d'utilisation qui sont possibles dans différents domaines de la vie urbaine, des transports publics à la sécurité dans des zones difficiles à couvrir.

Située sur la côte dorée d'Estoril, près de Lisbonne, Cascais est en plein essor avec de grands projets de réaménagement dans des secteurs tels que le tourisme résidentiel, les maisons de luxe, les nouveaux hôtels, les universités et les bureaux ultramodernes et un centre d'innovation.

Avec des récompenses internationales pour les innovations de la ville intelligente et mobile, des plans pour une marina de plaisance rénovée et un nouveau campus d'école de commerce international - Nova SBE, la cité cosmopolite des exilés du nazisme dans les années 30, connaît une renaissance qui promet d’ouvrir une nouvelle ère dorée.

Dans le domaine de l'innovation, suite à son projet CityPoints Cascais distingué en 2017 aux World Summit Awards dans la catégorie "Engagement gouvernemental et citoyen", la ville a confié à son antenne Futuro do Cascais, une réflexion à mener pour identifier les services municipaux dans lesquels la 5G pourra ajouter de la valeur.

Ainsi, en septembre 2019, un protocole fut signé avec la société Dense Air, afin d'installer des cellules et des antennes de réseau 5G à la nouvelle université Nova SBE et dans le centre de Cascais.
Puis, alors qu'un accord avec l'opérateur Vodafone a été établi pour des tests, la mairie a tenu a monter un partenariat avec l'université Nova SBE pour que les étudiants puissent avoir rapidement accès à la 5G, afin qu'ils développent des projets innovants et offrir aux entreprises locales de Cascais des preuves de concept.

A Cascais, le maire Carlos Carreiras et son conseil municipal, ont fait du fameux écrivain-urbaniste américain, Richard Florida, leur inspirateur. Ce professeur de l'université de Toronto, a déclaré un jour: "Nos grands centres urbains ne peuvent plus attendre des gouvernements nationaux des solutions innovantes et adaptés".


Tadeusz Truskolaski : un maire universitaire inspiré pour sa ville

(Article gratuit) Tadeusz Truskolaski est à la tête de la municipalité de Białystok depuis 2006, et il est actuellement à son quatrième mandat. Économiste, professeur de faculté et scientifique, il détient le titre de docteur habilitatus et il enseigne à l'Université de Białystok. Cette dernière est une cité historique ayant perdu sa population juive durant la deuxième guerre et aujourd’hui ville d’étudiants du nord-est de la Pologne et chef-lieu de la voïvodie de Podlasie. Bialystok est située près des frontières biélorusse et lituanienne. Avec 300 000 habitants, c’est aussi une agglomeration industrielle (industries textiles, alimentaires, chimiques et mécaniques).

Depuis son arrivé à la mairie de Bialystok en 2006, Tadeusz Truskolaski a déployé pour sa ville tout son talent d’ancien expert dans l'obtention de fonds auprès de l'Union européenne, car c’est lui qui a mis en œuvre le programme PHARE. Un tel savoir-faire, lui a permis en matière du numérique, d’introduire les e-services: une plate-forme « Digital Office » et un système électronique de gestion de la documentation. Cela a permis aussi de financer des systèmes informatiques tels celui d'information géographique (SIG) et un site Web d'arpentage pour faciliter l'échange et le partage de données. Tadeusz Truskolaski a aussi créé de nouveaux canaux tels que les médias sociaux pour communiquer avec les résidents et un ICT ​​Service Center - une hotline.

À Białystok, le maire a également favorisé un environnement dédié au développement de l'entreprenariat. Maintenant, c’est une ville à l’atmosphère innovante, qui aide les entrepreneurs locaux à établir des contacts avec l’étranger, promeut les entreprises déjà existantes et attire de nouveaux investisseurs. Tadeusz Truskolaski pense que son vrai devoir de maire « est de donner aux résidents la possibilité de co-créer notre ville ».

Les principaux objectifs du plan d'économie à faible émission de carbone actuellement en vigueur pour la ville de Białystok sont les suivants: amélioration de l'efficacité énergétique et réduction de la consommation d'énergie, augmentation de la part des sources d'énergie renouvelables et amélioration de la qualité de l'air dans la ville. Son maire est alors fière de déclarer que « Białystok et Podlaskie Voivodeship sont reconnus comme les «poumons verts» de la Pologne. Pour que cela dure, nous finançons le remplacement des fours et l'installation de pompes à chaleur et de capteurs solaires dans les maisons des habitants de Białystok ».

Sur d’autres secteurs, Tadeusz Truskolaski et son équipe municipale développe une flotte de bus bas carbone, avec création de pistes cyclables et construction d’un réseau de vélos de ville. Dans les plans d'aménagement du territoire, il a par exemple, introduit des dispositions concernant la détermination de l'emplacement du bâtiment de manière à permettre la libre circulation de l'air et de la ventilation; créer un environnement vert autour des bâtiments; choisir l'approvisionnement en chaleur du réseau de chauffage urbain.

Des activités respectueuses de l'environnement visant à accroître la part de verdure dans l'espace urbain sont également menées. Il s'agit, entre autres, de planter des arbres, de créer des prairies fleuries, des champs de tournesol et de colza, des écrans verts et des arrêts de bus, de fournir aux résidents des plants d'arbres à planter dans leurs terrains de loisirs et jardins.

Docteur en sciences économiques de l'Université de Varsovie à Bialystok et ayant soutenu une thèse intitulée « Le développement des transports comme facteur de développement des villes du nord-est de la Pologne », Tadeusz Truskolaski a aussi un diplôme postdoctoral avec pour sujet « Transport et dynamique de croissance économique dans les États baltes du sud-est ». Auteur d’une centaine d’articles scientifiques, il appartient en termes d’étiquette politique à NSZZ « Solidarność », section de l'Université de sa ville.


Voiture: Vers une intelligence artificielle pour une conduite prédictive

(Article gratuit) La conduite prédictive permet d'éviter les accidents de la route. Cela s'applique également aux véhicules automatisés. Pour une planification de manœuvres intelligentes - dites "prudentes"-, des informations sur le comportement des autres usagers de la route sont nécessaires. La prédiction automatisée de mouvements dans le domaine de la mobilté semble être un domaine d'avenir pour l'application de l'IA, et des recherches sont actuellement menées avec succès, à l'Institute for Measurement, Control and Microtechnology de l'Université d'Ulm en Allemagne. Des travaux effectués par l'étudiant en informatique Jan Strohbeck, sous la direction du professeur Klaus Dietmayer.

Pour planifier une manœuvre de conduite "intelligente", l'ordinateur de bord a besoin non seulement d'informations sur l'environnement structurel du véhicule, c'est-à-dire sur l'acheminement du trafic et la signalisation, mais également sur la façon dont les autres usagers de la route tels que les véhicules, les piétons ou les cyclistes se déplacent dans la zone de circulation.
Il n'est généralement pas difficile pour les gens de prédire où va une voiture, même si elle ne clignote pas. Pour ce faire, il suffit d'observer un regard d'épaule ou une certaine manœuvre de conduite. Il est beaucoup plus difficile pour le véhicule hautement automatisé de prévoir une trajectoire future.

"Avec de courtes périodes de prédiction d'une seconde, l'ordinateur peut toujours bien faire face en utilisant des modèles de mouvement simples. Mais avec des horizons de prévision plus larges, de telles procédures deviennent de plus en plus imprécises", explique le porteur de projet d'étude qui se sert donc d'un processus d'IA pour améliorer les prévisions de mouvements pour les autres usagers de la route.

"Nous poursuivons une approche dite d'apprentissage en profondeur qui utilise des réseaux de neurones artificiels", résume le Dr Michael Buchholz, qui dirige le projet de recherche.
L'objectif est de prédire la trajectoire du mouvement d'un véhicule aussi correctement que possible pendant au moins les 3 prochaines secondes. Cette méthode crée des images artificielles de l'environnement du véhicule. Cela inclut les voies et autres zones praticables telles que les accotements ou les baies de stationnement, mais également des informations sur les autres usagers de la route.

Selon Jan Strohbeck, "Un réseau de neurones artificiels est formé pour extraire des informations pertinentes de ces images et ainsi déduire des déclarations probabilistes sur les mouvements futurs des véhicules. Celles-ci servent alors d'hypothèses pour la prédiction de mouvement".

Ainsi, Jan Strohbeck et ses collègues ont pu démontrer l'efficacité de cette approche avec un succès impressionnant à la fin de l'année dernière. L'équipe de l'université d'Ulm que dirige l'universitaire a remporté le Argoverse Challenge dans la zone "Motion Forecasting". Dans ce concours de plusieurs semaines organisé par la société américaine Argo AI - spécialiste de la conduite autonome -, des équipes du monde entier se sont affrontées dans les disciplines "Tracking" et "Motion Forecasting".


Iasi, la ville roumaine qui veut être un bon exemple de smart city

La mairie d'Iasi vient d'entrer dans le réseau de la Romanian Smart City Association. C'était juste après avoir franchi une nouvelle étape en signant la Déclaration européenne pour stimuler la transformation numérique durable dans les villes et les communautés de l'UE, a annoncé le maire Mihai Chirica.

Deuxième ville de Roumanie après Bucarest et ancienne capitale de la Moldavie entre 1564 et 1859, puis de Roumanie entre 1916-1918, Iasi est réputée pour son patrimoine et la qualité de l'enseignement de son université.

Dans la mémoire collective du pays, elle est la ville des grandes idées, de la première grande union du pays, du premier spectacle théâtral en langue roumaine, de la première imprimerie (Casa Dosoftei) et du premier musée littéraire mémorial (Bojdeuca din Țicău).

Cette réputation de cité des arts et du patrimoine, n'a pas freiné les ardeurs des élus locaux de transformer Iasi en ville intelligente modèle. A Iasi, la gestion des déchets est devenue plus respectueuse de l'environnement et est suivie d'une automatisation.

En outre, des avancés importants vers la numérisation des transports publics est l'objectif pour 2020 est de faciliter l'interaction entre les citoyens et les autorités locales, en mettant à disposition des plateformes électroniques spécialisées. La municipalité a également des projets de numérisation du stationnement, de la sécurité publique, des soins de santé et de l'éducation.

Iasi a précédemment remporté le Digital Cities Challenge, le meilleur projet de ville intelligente de l'année 2019 aux Smart City Industry Awards, et a signé la Carta Romania 2030. De plus, la collectivité locale préside l'Open & Agile Smart Cities Romania. En 2017, elle comptait 371 889 habitants, soit la deuxième ville la plus peuplée de Roumanie. La métropole compte qu'en à elle 13 communes et rassemblerait plus de 400 000 habitants.

Centre culturel, économique et universitaire de la région roumaine de Moldavie, plus de 60 000 étudiants fréquentent ses facultés, où fut fondée l'université Alexandru Ioan Cuza, une des plus prestigieuses du pays.


Giovanni Setaro, le maire italien qui se défini comme aspirant astronaute

Maire de la petite ville de Muro Lacano, à une centaine de kms à l'est de Naples, Giovanni Setaro veut faire de sa localité de 5800 habitants, la première smart city de la région Basilicate, décrite comme la botte secrète de l'Italie. Dans ce sud de la péninsule, où cette région transalpine est encore préservée avec ses coins sauvages et un patrimoine précieux, Giovanni Setaro fait figure d'une exception, un entrepreneur qui a déjà à son arc plusieurs expériences de création de startup.

Elu maire de Muro Lacano avec 71% aux dernières élections municipales de juin 2018, Giovanni Setaro a toujours été fasciné par le monde de la communication et des technologies et en 2007 il a démarré sa première entreprise qui a été le tournant vers le monde numérique. Depuis, il s'est fixé comme objectif d'aider les entrepreneurs, les professionnels et les politiciens à comprendre ce qui se passera dans un avenir proche entre la technologie, les médias sociaux et la transformation numérique.

En 2014, il a fondé l'une des premières start-ups innovantes en Italie: Waway s.r.l. où, parmi les différents membres, il a intégré Area Science Park, le plus grand centre technologique d'Italie. Homme de passion, aimant la nourriture et la bière artisanale, en 2018, avec quelques amis, il a fondé Food Discovery s.r.l., une entreprise spécialisée dans l'agroalimentaire et à l'heure actuelle, il produit de la bière (de haute qualité) au nom de Brigand.

Au fil des ans, Giovanni Setaro a été spin-doctor de plusieurs politiciens et encore jusqu'à présent, où son amour pour le territoire l'a amené à devenir maire de "l'un des 100 plus beaux pays d'Italie", juste à 33 ans. Depuis, Muro Lucano est devenu son nouveau grand projet.

Le 19 novembre, à 18h00, dans la salle du conseil de la municipalité, le projet intitulé "Muro Lucano Smar City" a été présenté, pour faire de la localité la première ville intelligente de la Basilicate. Le maire a détaillé ce jour là, un projet qui comprend un plan d'interventions liées principalement à la mobilité innovante, grâce à l'utilisation de nouvelles technologies. "L'idée moderne d'une ville intelligente, à laquelle nous aspirons", a expliqué l'élu de Muro Lucano, "représente un ensemble de stratégies visant à optimiser et innover les services publics, la mobilité, l'environnement et l'efficacité énergétique, dans le but d'améliorer la qualité de la vie des citoyens".

Plus en détaille Giovanni Setaro a présenté "GeoBUS", un projet de service de géoréférencement des bus scolaires qui permettra de localiser en temps réel les véhicules dans la ville, en optimisant les temps et les coûts de la planification et la gestion et en particulier assureront une plus grande sécurité et efficacité pour les familles qui seront automatiquement informées par le système lorsque leurs enfants peuvent sortir dans la rue pour prendre le bus.


Portugal: Les défis smart city d'Aveiro

La première édition des «Aveiro Urban Challenges», dont les candidatures sont ouvertes jusqu'à la fin du mois de janvier, récompensera les meilleures idées et solutions visant à résoudre les défis urbains dans les domaines de l'environnement, de l'énergie et de la mobilité. Ville cotière reputée pour ses bâtiments de style Art nouveau et sa cathédrale ornée d'un imposant clocher, Aveiro possède une université fameuse pour l'enseignement des sciences de l'ingénieur.

Il y a des villes européennes qui pour leur projet smart city, mettent une centaine de millions sur la table. Et il y a d'autres, comme la municipalité portugaise d'Aveiro qui passent par les concours innovants à petits budgets.

Les cinq thématiques lancées, par cette ville cotière réputée au nord de Lisbonne, dans le cadre du projet «Aveiro Tech City» sont orientés vers des propositions dans les domaines de la réalité augmentée pour la maintenance des équipements et des réseaux de distribution d'eau, de nouvelles solutions pour les Smart Grids, des vélos à hydrogène, un outil de gestion des transports et des solutions technologiques pour la collecte sélective des biodéchets. Les cinq projets lauréats, recevront chacun un prix de 20 000 € pour les inciter à poursuivre leur développement.

C'est un concours destiné aux startups, PME et institutions de R&D. En plus de devoir effectuer une phase de développement et de test, les porteurs de projet auront également accès à des ateliers de formation et à un réseau de mentors parmi les différentes parties prenantes, disponibles pour soutenir des projets tout au long du programme.

Les défis sont sponsorisés par un réseau de partenaires de «Aveiro Tech City», à savoir AdRa (Águas da Região de Aveiro); EDP; Galp Gás Natural Distribuição; et Veolia, concessionnaire pour la collecte des déchets urbains.

AdRA propose le développement d'un système de réalité augmentée qui permet la maintenance de ses équipements et réseaux. EDP ​​renforce la nécessité d'adopter des stratégies innovantes et des technologies de rupture dans la gestion du réseau de distribution. L'enjeu est de trouver de nouvelles solutions pour les Smart Grids, allant de la création de plans stratégiques de développement des infrastructures et de l'architecture de réseau innovante, à la disponibilité de fonctionnalités spécifiques.

Anticipant la tendance à la durabilité et à l'innovation, Galp Gás Natural Distribuição propose le développement d'un prototype de vélo motorisé à l'aide de piles à combustible à hydrogène, dans le but de contribuer à une mobilité urbaine plus durable.
Transdev offre la création et le développement d'un outil permettant d'optimiser l'allocation des véhicules sur différentes lignes et horaires, en tenant compte de la réduction de l'empreinte écologique et de la minimisation des coûts.

Veolia encourage le développement de solutions technologiques permettant au défi de la collecte sélective des biodéchets dans la municipalité d'Aveiro de relever avec succès, efficacité et durabilité le défi. Les 25 finalistes seront annoncés le 2 mars 2020. Les cinq gagnants seront annoncés le 21 du même mois, à Aveiro STEAM City Pitch.

Le projet Aveiro STEAM City est cofinancé par le Fonds européen de développement régional FEDER, à travers le programme Actions Innovantes Urbaines. Son investissement global est de 6 115 915 € avec un soutien FEDER de 4 892 732 €.


Michael Cannon-Brookes, l'informaticien qui pense l'Australie de demain

Richissime australien, co-fondateur de la fameuse société de logiciels Atlassian, Mike Cannon-Brookes et le milliardaire de minerai de fer, Andrew "Twiggy" Forrest, developpent un projet pour fournir un cinquième des besoins en électricité de Singapour - tout cela à partir de l'énergie solaire - via un câble sous-marin de 3750 kilomètres à partir du Nord de l'Australie.

Il est un ardent défenseur de la réduction de la dépendance de l'Australie aux énergies fossiles et en faveur du renouvelable. Depuis plusieurs semaines, alors qu'il est engagé sur plusieurs fronts pour aider son pays ravagé par les incendies, Mike Cannon-Brookes s'active à bâtir une ferme solaire, près de Tennant Creek une ville du nord, qui serait la plus grande du monde. Elle s'étendrait à perte de vue, sur une superficie équivalant à plus de 20 000 terrains de football.

Malgré la description par Cannon-Brookes du projet comme étant fou, cela pourrait en fait avoir un sens technique et économique. Et ce n'est pas le seul projet d'énergie méga-renouvelable poursuivi par des entreprises australiennes crédibles dans le but d'alimenter les centaines de millions de personnes vivant au nord du pays.
Bien entendu, le projet est loin d'être conclu. Ses défis commerciaux et techniques sont énormes et, avec un prix de 20 milliards de dollars, ce serait l'un des plus grands projets de construction jamais réalisés en Australie.

Mais les gens qui connaissent l'homme derrière le projet - David Griffin, directeur général de Sun Cable - parlent en termes élogieux de sa capacité à prendre un enclos vide et à le convertir en une centrale électrique alimentée par le vent ou le soleil. Plus récemment, il a conclu un accord pour fournir au deuxième plus grand employeur d'Australie, Coles, 10% de son électricité d'origine solaire.

Mike Cannon-Brookes est né en novembre 1979, d'un père cadre de la finance internationale. Il a fait ses études à la Cranbrook School de Sydney et est diplômé de l'Université de la Nouvelle-Galles du Sud avec un baccalauréat en systèmes d'information. A la sortie de l'université il a fondé avec Scott Farquhar, Atlassian, une société de logiciels collaboratifs. Il est également professeur auxiliaire à la School of Computer Science and Engineering de l'Université de Nouvelle-Galles du Sud.

Cannon-Brookes et Farquhar ont été reconnus comme les professionnels australiens des technologies de l'information de l'année en 2004 et les entrepreneurs australiens de l'année 2006. Cannon-Brookes a également été honoré par le Forum économique mondial en tant que jeune leader mondial en 2009 et est membre du Forum des jeunes leaders mondiaux.


Les données, un sujet absent des municipales de 2020

Même si de plus en plus d'élus municipaux se rendent compte de la nécessité d'une stratégie sérieuse en matière de données numériques dans la planification urbaine, il y a un manque flagrant d'action pour apporter les changements nécessaires. Une thématique qui malheureusement aujourd'hui en France, ne figure pas dans les programmes des candidats aux élections municipales de mars.

L'univers des données explose. Entre 2013 et 2020, la quantité cumulée de données numériques aura été multipliée par 10. Le véritable test de l'avenir réside dans la façon dont nous gérons ce réservoir d'informations massif (et en constante augmentation). Plus précisément, comment les villes - en tant que plaques tournantes de l'activité humaine - y parviendront-elles?

Une étude en 2019 du cabinet Oliver Wyman montre que, dans la plupart des cas, les collectivités locales sont loin d'être où elles devraient être pour gérer un avenir axé sur les données. En fait, l'enquête auprès de 104 localités a résumé qu' "aucune ville n'est prête à relever les défis à venir".

Même si de plus en plus de dirigeants municipaux se rendent compte de la nécessité d'une stratégie sérieuse en matière de données dans leur planification urbaine, il y a un manque flagrant d'action des mairies pour apporter les changements nécessaires.

L'immobilier commercial par exemple est une industrie souvent embourbée par des processus municipaux lourds. Une grande partie du processus d'évaluation d'une propriété repose sur la documentation conservée dans les silos de l'administration communale et verrouillée par des méthodes de vérification manuelle. Au nom d'une sécurité accrue, ces systèmes augmentent en fait le risque d'erreur humaine tout en augmentant les coûts administratifs.

Pendant ce temps, les transactions blockchain dans l'immobilier décollent rapidement. Le succès de ces transactions entièrement numériques et sécurisées montre à quel point de nombreuses villes sont loin derrière en matière d'immobilier, de technologie numérique et de Big Data.

La raison en est double: les villes ne collectent pas les données en premier lieu ou elles n'utilisent pas les informations numériques dont elles disposent. Le premier est une occasion manquée majeure. Les données augmentent en valeur à mesure qu'elles s'accumulent. Ainsi, chaque année, une collectivités territoriales qui manque d'enrichir ses administrations d'informations numériques, la positionne beaucoup plus loin derrière les villes qui construisent des bases de données robustes. Cette distance devient beaucoup plus difficile à rattraper car elle augmente de façon exponentielle.

Ainsi, si les candidats aux mairies de nos villes et villages, ne proposent aucunement de thématique dans leur programme, consacrée à la gestions des données numériques des citoyens, voilà qui est inquiétant pour la place des territoires de la France, dans l'espace digital européen et même mondial.


Dortmund, une numérisation en associant secteur privé et public

Fin octobre, c'est dans cette ville de plus de 600.000 habitants que le gouvernement allemand a organisé son sommet national du numérique. Devenu un symbole des bonnes pratiques en matière de projet en Smart Cities, la municipalité de Dortmund a fondé une «entreprise de travaux de données», une sorte de centre de ressources numériques pour ville intelligente au nom de "DOdata GmbH", cogéré avec le fournisseur d'énergie DEW21.

Pour mener à bien sa politique en matière de ville intelligente, la municipalité de la huitième plus grande ville d'Allemagne et porte d'entrée de la région Rhin-Ruhr au cœur de l'Europe, a crée en 2016, Allianz Smart City Dortmund. Un groupe de collaboration entre secteur privé et public et du monde universitaire pour aider la ville à réussir sa transition numérique.

C'est dans cette collaboration, car DEW21 est membre d'Allianz Smart City Dortmund, que DOdata a été créé pour permettre la combinaison, l'analyse et la liaison de données non personnelles pour créer des solutions de ville intelligente qui bénéficieront aux citoyens et à l'économie locale. La ville de Dortmund a souligné que la surveillance municipale est essentielle. Filiale à part entière de DEW21, DOdata sera gérée conjointement par le Dr Jan Fritz Rettberg, chef du bureau de l'information et de l'innovation de la ville de Dortmund, et Sven Baumgarte, chef de la stratégie et de la transformation chez DEW21.

DOdata travaillera en étroite collaboration avec la ville pour s'appuyer sur les services existants et en créer de nouveaux dans des domaines tels que la gestion intelligente du stationnement, la détection des fuites de la ligne d'alimentation et la mesure de la qualité de l'air.

Heike Heim, président du conseil d'administration de DEW21, a déclaré: "La maîtrise des données [est] un élément constitutif essentiel de notre stratégie commerciale, et la création de DOdata est une autre étape importante dans notre évolution d'une entreprise traditionnelle d'énergie et d'eau à une entreprise moderne".

Grâce à une approche de hub de données, DOdata avait pour première expérience, lancé avec succès des applications pour le récent événement Digital Summit sur le site de Dortmund à Westfalenhallen. Ces outils comprenaient des outils pour la gestion intelligente des places de stationnement pour handicapés au centre d'exposition et la gestion intelligente des déchets dans les halls d'exposition.

En septembre 2018, la Living City Foundation a décerné à Dortmund un prix Digital City, avec Vienne en Autriche. Entre autres choses, le jury a salué en Dortmund comme une ville qui intègre la numérisation dans la stratégie de développement de la ville. Il a également salué la municipalité de la cité de l'ouest de l'Allemagne, pour la transparence de ses processus, les approches innovantes du changement démographique, les efforts de coordination des villes intelligentes et plus encore.