Gérer « l'écart exponentiel » dans vos territoires

Chers Maires de France,

Dans notre monde actuel, vous devez constater chaque jour qu'il y a quatre domaines technologiques qui bouleversent le fonctionnement de vos territoires. L'intelligence artificielle et le numérique, la biotechnologie, les énergies renouvelables et la production dématérialisée. Ces secteurs qui innovent quotidiennement et offrent des solutions qui bousculent périodiquement le fonctionnement des services publics et privés, créent le phénomène dit « The exponential gap » (l'écart exponentiel). Ce dernier est la divergence entre les lenteurs du fonctionnement de la société et la capacité rapide des nouvelles technologies à offrir des solutions.

Il existe aujourd'hui en Europe, des experts qui réfléchissent à « l'écart exponentiel », ce décalage qui perturbe entre autres vos territoires. C'est-à-dire ce temps entre l'innovation technologique et la réalité à l'instantané de notre monde. En Allemagne, le spécialiste a pour nom H. Dieter Gräfen et ce gestionnaire reconnu du changement est basé à Cologne. Il travaille sur cette idée de notre incapacité à s'adapter au choc numérique et devoir accepter chaque changement sans avoir une maitrise du processus. Quant à Azeem Azhar, cet ancien d'Oxford, devenu star sur Linkedin comme journaliste expert des nouvelles technologies sur notre société, il prépare un livre pour septembre sur le sujet de « The exponential gap » (L'écart exponentiel).

H. Dieter Gräfen et Azeem Azhar peuvent être considérés comme étant les simplificateurs des thèses du philosophe libano-américain Nassim Nicholas Taleb qui inscrit la disruption de nos sociétés par la révolution numérique, dans le cadre d'un livre de traité philosophique publié en 2012, sur l'incertitude et qui a pour titre :  « Antifragile : Things That Gain From Disorder » (Anti-fragile: les choses qui gagnent du désordre). Ainsi, le concept de pensée « anti-fragile » de Nassim Nicholas Taleb invite à appréhender les crises plus comme des vecteurs de renforcement que des désastres qu'il convient de prédire avec précision. C'est pour cela dans le domaine de la transition numérique de vos territoires, www.territorialchallenges.com est là pour vous accompagner par la lecture de bonnes pratiques dans les collectivités territoriales à l'international.

Pour cela, cette semaine sous la rubrique « Smart Cities » on vous invite à Subotica, la ville serbe transfrontalière entre le sud de la Hongrie et le nord de la Serbie, pour découvrir son centre Digital Hive, l'un des immeubles de bureaux les plus modernes de la région.

Pour la rubrique « Smart Energy », on vous propose de regarder du côté des Pays-Bas, afin de découvrir comment les onduleurs intelligents peuvent contribuer à un système énergétique durable.

A propos de la rubrique « Smart Industry », nous vous proposons de regarder comment certaines  régions d’Europe se positionnent déjà dans l’après-pandémie en investissant le secteur de l’industrie 4.0. En Pologne, la voïvodie de Silésie, une des 16 régions administratives du pays lance tout un programme d’investissement, avec pour échéance 2030, pour se doter d’une industrie du futur.

Enfin, sous notre rubrique « IoT », nous vous invitons à découvrir la prise de conscience autour de la gestion des données par certaines collectivités locales à travers le monde. Au Etats-Unis, La Nouvelle-Orléans, capitale de l'Etat de la Louisiane, a récemment reçu des propositions de projets de villes intelligentes pour atteindre l’équité du haut-débit dans son territoire urbain.

 


Quelles politiques territoriales pour réussir une transition numérique de l’après COVID 19

Chers Maires de France,
Je comprends la situation indécise dans laquelle vous vous trouvez.  Devant cette crise sanitaire qui n’en finit pas, je vous sens actuellement partagé entre un optimisme à réussir la transition numérique de vos collectivités locales et un pessimisme devant la raréfaction des budgets municipaux pour engager des projets numériques qui, dans certaines collectivités territoriales, ont connu jusqu’à 40% de baisse. Mais il y a un point essentiel auquel vous devez réfléchir pour contourner ce manque de moyens financiers. Renforcer votre relation avec le monde de la recherche scientifique universitaire.

Vous devez comprendre chers Maires de France que pour réussir une transition numérique, il est nécessaire que vous ayez une politique publique dans ce domaine où la relation entre collectivité territoriale, pôle universitaire et entreprise, soit la plus fluide possible. La première met à disposition sa parfaite connaissance des territoires et de ses services publics, la deuxième offre les outils scientifiques nécessaires à l’innovation et la troisième met son talent de l’entreprenariat pour réussir les projets. Malheureusement, et vous devez le constater quotidiennement, c’est cette relation à trois qui fait défaut dans les territoires de notre pays.

On peut dire que cette absence remonte à très loin. Dans son livre « La révolution industrielle : 1780-1880 », publié en 1971, l’historien Jean-Pierre Rioux écrivait : « … En France, en dehors des grandes écoles scientifiques comme Polytechnique, Centrale ou les Mines qui fournissent les ingénieurs indispensables, la recherche scientifique universitaire reste confidentielle et sans lien concret avec l’industrie : signe évident d’une timidité du capitalisme français, plus rentier que technicien. Dans les pays anglo-saxons et germaniques, en revanche, les universités délivrent un enseignement efficace, en symbiose avec les laboratoires des entreprises chimiques, électriques ou métallurgiques… ».

Chers Maires, si vous remplacez les mots « chimique, électrique et métallurgique » par « numériques, intelligences artificielles, données », vous prendrez la mesure du retard actuel de notre pays dans sa transition numérique de ses collectivités territoriales et vous comprendrez pourquoi depuis 2011, avec www.territorialchallenges.com, nous vous invitons à consulter les bonnes pratiques en projets numériques de vos collègues à l’étranger. Ainsi, lorsque le maire de la ville texane de San Antonio, aux Etats-Unis, est venu, en novembre dernier, pour signer avec la ville de Darmstadt, en Allemagne, des accords concernant le numérique entre les universités des deux municipalités, il est essentiel que vous ayez une synthèse détaillée de ce partenariat.

Pour comprendre l’enjeu que représente une relation dynamique entre collectivité territoriale, monde universitaire et entreprise, je vais vous raconter une anecdote. La semaine dernière, la biochimiste Katalin Kariko qui a permis au monde d’avoir les premiers vaccins contre le COVID 19 avec ses recherches sur l’ARN Messager, a félicité sur sa page LinkedIn, le français Stéphane Bancel, PDG de Moderna, qui venait d’obtenir pour 2021, le Prix Henri A. Termeer qui honore les personnes qui ont contribué de façon significative à la croissance et au succès de l’industrie des sciences de la vie dans l’Etat du Massachusetts, aux Etats-Unis. Ainsi les autorités locales de ce dernier qui possèdent avec Harvard et le MIT parmi les plus importantes institutions universitaires au monde, intègrent déjà dans leur plan de promotion territoriale, les succès d’une startup dirigée par un Français, pour renforcer un leadership mondial dans les industries biotechnologiques.

Chers Maires, à www.territorialchallenges.com, nous ne sommes pas les seuls par notre veille quotidienne et internationale, à faire ce constat sur le refus souvent de nos élites à regarder les bonnes pratiques qui se réalisent ailleurs pour dynamiser l’innovation dans nos collectivités territoriales. Un de vos collègues, Philippe Juvin, le maire de la Garenne-Colombes, dans une tribune publiée dans Le Monde du 28 avril au titre éloquent « Covid-19 : L’inculture scientifique des élites françaises a des effets profonds sur la conduite des affaires de l’Etat », le maire-médecin du nord-ouest de Paris a écrit : « … Si nos élites avaient été formées à la démarche scientifique, elles analyseraient, compareraient et concluraient naturellement à la nécessité de nous inspirer d’expériences qui fonctionnent ailleurs. Ce que nous ne faisons quasiment jamais… ».


De la Fée Electricité à la Fée Numérique

Chers Maires de France,

Je vous sens très inquiets et à juste raison. Ces trois dernières années, les évènements se sont enchainés pour vous à un rythme très soutenu et vous vous interrogez sur un sujet essentiel concernant vos territoires. L’Etat, ses institutions et son administration sont-ils à la hauteur d’enjeux majeurs qui, entre mondialisation des échanges et crise sanitaire, bouleversent le quotidien de vos administrés ?

Vous pouvez me croire, une grande partie des maux sociétaux qui impactent vos municipalités relèvent de la transition numérique qui transforme en profondeur vos territoires. Un sujet qui est au cœur de notre métier à www.territorialchallenges.com, celui de collecter grâce à la veille stratégique internationale, les bonnes pratiques en matière de projet territoires intelligents de par le monde.

C’est pour cela que dans cette troisième lettre, j’ai choisi de vous parler d’un tableau unique, propre au génie français. Un chef-d’œuvre qu’on estime encore être le plus grand du monde. La Fée Electricité de Raoul Dufy qui vient d’être restauré dans un Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, lui-même rénové. Et je vous propose pour que vos territoires soient à la hauteur des enjeux de leur transformation digitale, de réfléchir à la réalisation d’une Fée Numérique.

En 1937, lorsque vos prédécesseurs de l’époque ont convergé vers Paris pour visiter l’Exposition universelle qui associait, dans un esprit unique à la France, les arts aux techniques modernes, ils étaient honorés de voir chacun sa région sublimée par un pavillon féerique à la diversité culturelle riche de terroir et de patrimoine du vivant. Mais ils étaient tout autant subjugués par la peinture monumentale installée dans le hall du Palais de la Lumière et de l’Electricité, construit pour l’évènement sur le Champ-de-Mars.

Chers Maires de France, cette idée de sublimer par une œuvre d’art, à la fois l’aventure des découvertes de l’électricité et la représentation de la lumière dans l’imaginaire de l’humanité, a été commandée par Charles Malégarie, le directeur à l’époque de la Compagnie parisienne de distribution d’électricité (CPDE). Même s’il est aujourd’hui injustement oublié, sans ce patron polytechnicien hors norme par, à la fois, sa vaste érudition culturelle et sa vision moderne de la direction d’une entreprise, peut-être que la France n’aurait jamais eu ce chef d’œuvre unique. Car il faut savoir que Charles Malégarie était un des rares patrons à avoir intégrer à la direction de l’entreprise qu’il dirigeait, la CPDE, un conseiller dans le domaine des beaux-arts, en l’occurrence le peintre Marcel Roche.

Ainsi, il y avait entre le XIXème siècle et la première moitié du XXème, un Georges Berger qui pouvait à la fois organiser la première exposition internationale d’électricité de 1881 et enseigner la peinture à l’école des Beaux-Arts. Un Auguste Detoeuf capable de faire un discours fameux sur la fin du libéralisme, d’être le premier président d’Alsthom et tenir une correspondance émouvante avec la philosophe-humaniste Simone Weil qu’il avait fait embaucher en 1934, et à qui il écrivait : « J’aurais dû être un petit philosophe de campagne ». Enfin, un Charles Malégarie qui pouvait diriger la plus emblématique compagnie française d’électricité d’avant-guerre et écrire deux ouvrages, l’un consacré à la civilisation Inca et l’autre à l’art français au XIIème siècle.

Aujourd’hui, chers Maires de France, alors qu’on vous dit être dans un processus d’une nouvelle révolution technologique qui affecte vos territoires et bouleverse le quotidien de vos administrés, vous êtes en droit de vous interroger sur l’absence d’une pensée Fée Electricité adaptée à la transition numérique. Que l’élite française respectée sur tous les continents et qui a accompagné l’électrification de vos territoires avec des infrastructures parfaites et reconnues mondialement entre le XIXème et le XXème siècle, ne s’est pas renouvelée à la même hauteur d’exigence durant cette ère que nous vivons actuellement de la digitalisation des services publics. Ainsi, si vous semblez douter de la gestion par l’Etat de la crise sanitaire aujourd’hui, comme il y a trois ans de celle des Gilets jaunes, l’impact de la transition numérique y est pour beaucoup.

Souvenez-vous, à la fin de 2018, les Gilets jaunes, qui ont utilisé du numérique et particulièrement des réseaux sociaux pour fédérer dans un temps record une force de contestation sociale structurée, ont été étrangement les victimes des mêmes outils digitaux. Ces derniers appartiennent à des entreprises (start-ups) souvent californiennes, à la culture d’ubiquité sans limite, fournissant autant d’offres de services qu’il y a de filières d’activité à investir.

D’une manière insidieuse, une réelle délocalisation virtuelle de secteurs d’activités de vos territoires s’est mise en marche ces 20 dernières années, induite par la puissance informatique qui double sa force tous les 18 mois. Ainsi, Les Gilets jaunes n’avait pas compris que leurs premières victimes, les petits commerçants du détail, sont autant impactées qu’eux par la délocalisation virtuelle. Notamment dans le dernier mois de l’année 2018 où le chiffre d’affaires des fêtes dans les commerces des petites et villes moyennes reste important.

Cette délocalisation numérique de la valeur de la force de travail, créée sur vos territoires, semble avoir été plus rapide que les prospectivistes et analystes du marché du travail des organismes de l’État et ses services. Malheureusement aussi, l’élite française, et particulièrement parisienne, investie dans l’internet, a été plus encline à penser à ses intérêts en participant à une ruée vers l’or de la e-economie, via le lancement de start-ups, l’inauguration d’incubateurs et de levées de fonds, plutôt que d’aider vos collectivités à imaginer un nouveau Plan d’aménagement territorial digne de ce nom à l’aune de la mondialisation numérique.

Ainsi, à la sortie de la crise des Gilets jaunes et des rencontres nationales proposées par le président de la République pour échanger avec vous et les Français autour du contrat social, voilà que vous êtes confrontés à une autre plus importante crise, celle de la pandémie mondiale du Covid-19.

Chers Maires, à l’heure de l’Europe des régions, vous êtes en droit de réclamer « une Fée Numérique ». Elle pourra prendre la forme d’une œuvre numérique (une tendance émergente du marché de l’art, avec un système d’authentification au nom de (NFT) pour jeton non fongible), aussi grand que celui de Dufy, mais peut être l’inscrire dans un rêve européen où les collectivités locales du Vieux Continent, auront le maître mot d’une réalisation collective. C’est pour cela que www.territorialchallenges.com tient à vous accompagner pour connaître les meilleures pratiques et innovations des uns et des autres, à l’échelle des 27 pays de l’Union européenne.

 


Ce qu’il faut attendre des Jeux Olympiques après le COVID 19

Chers Maires de France,

Je sais connaissant votre dévouement pour votre territoire et vos citoyens que vous cherchez déjà les solutions pour le lendemain de la crise sanitaire. Comment ne pas subir une hémorragie de départ de la population ? Comment maintenir l’emploi et relancer l’économie ? Comment rendre attractif son territoire et heureux ses habitants ? Ah, surtout ne succombez pas au fatalisme. Car à ses questions déterminantes pour la survie d’une collectivité locale, nous avons des réponses à www.territorialchallenges.com. Nous avons déjà des exemples de maires en Grèce, en Angleterre, aux Etats-Unis et en Italie…, qui ont trouvé des solutions à ces maux, en utilisant intelligemment les outils de la révolution numérique.

Dans cette situation inédite de pandémie historique et mondiale, vous cherchez déjà dans l’agenda de France, qu’elles seront les évènements futurs qui permettront et donneront à votre collectivité une chance de pouvoir retrouver le bien-être pour vos citoyens et un dynamisme, social, culturel et économique.

Je ne doute pas qu’au regard de l’autonomie de plus en plus grande accordée par l’Europe aux collectivités territoriales, vous imaginez pouvoir trouver des solutions localement et ne pas attendre que ceux de l’Etat centralisateur. C’est la raison d’être de www.territorialchallenges.com qui depuis 2011 vous propose les bonnes pratiques en termes de politiques publiques du numérique, mis en place par vos collègues des pays de l’Union européenne et ailleurs. Car comme l’a dit le philosophe romain Sénèque : « ce n’est pas parce que c’est difficile que nous n’osions pas, c’est parce que nous n’osons pas que c’est difficile… ».

Ainsi, à l’horizon 2024 vous avez un évènement qu’il ne faudrait aucunement rater pour en tirer un bénéfice en matière de valorisation de vos territoires. Il s’agit des Jeux Olympiques dans un peu plus de trois ans. En effet, si vous regardez l’exemple des jeux qui devaient se tenir en 2020 à Tokyo, mais ont été retardé pour juillet 2021 à cause de la pandémie, la capitale japonaise a subi une transformation à 51,4 milliards de dollars d’investissements, pour inscrire l’évènement sous le signe «  de méga-métropole la plus innovante technologiquement au monde».

Ce défi japonais a mis la pression sur notre organisation des jeux en 2024 et Paris pour ne pas être en reste a inscrit son évènement sous le signe de l’écoresponsabilité mais surtout sur celui de la smart city. Ainsi chers maires, que vous soyez le premier magistrat d’un village comme d’une petite localité ou d’une ville moyenne comme d’une métropole vous devez vous préparer à trouver la plus judicieuse stratégie pour pouvoir bénéficier des retombées économiques de ces Jeux Olympiques estimés entre 5,3 à 10,7 milliards d’euros sur la période jusqu’à 2034.

Vous savez pertinemment que ce n’est pas dans l’attentisme que vos territoires vont pouvoir  connaître une renaissance après cette crise sanitaire, mais bien dans votre capacité à sauter le pas de celui évident de la transition énergétique et numérique. Durant l’été 2024, des millions de citoyens du monde seront en visite en France pour vivre de prêt l’évènement sportif. Vous aurez cet honneur à vendre votre bout de France aux touristes qu’il faut savoir attirer et accueillir. Il vous revient d’innover dans le transport et à mettre en place des solutions durables et respectueuses de l’environnement. Tout cela et vous devez le savoir, doit  nécessairement passer par une utilisation judicieuse, intelligente et innovante de nouvelles technologies.

Chers maires, à www.territorialchallenges.com nous consacrons notre temps à vous indiquer qu’à travers le monde de plus en plus de collectivités locales travaillent à grande vitesse sur les solutions numériques pour faire épanouir leur territoires, ainsi que de plus en plus de start-up s'appuient sur des modèles d'activités et de risques partiellement connus ou totalement nouveaux pour satisfaire les besoins des municipalités. Ces nouvelles perspectives nous font revenir à la théorie des produits orphelins conceptualisée, il y a plus d'une quinzaine d'années, par l'ex-patron de Sony Music, Henri de Bodinat. Un produit orphelin est un service ou un objet attendu par le marché mais qui n'a pas été encore créé. L'Iphone en est un bon exemple. Jusqu’au jour de son lancement le 29 juin 2007, le smartphone d’Apple était inconsciemment très attendu et nécessairement immédiatement utile pour chacun des citoyens de ce monde.

Aujourd’hui, dans les nombreux pays en pointe sur les solutions de transition numérique des territoires, les acteurs des politiques publiques, traditionnels tout comme les start-up semblent considérer que les produits orphelins sont plutôt nichés dans la ville intelligente. Nombreux prédisent au niveau mondial qu'au cours des deux prochaines années : « les objets connectés atteindront le chiffre de 40 milliards, et les gouvernements et collectivités locales seraient prêts à investir 900 milliards de dollars d'ici 2023, pour développer des villes intelligentes et leurs besoins en utilitaires numériques, capteurs et système de caméras connectés. »

Alors chers maires, il vous revient et pour ne pas perdre des opportunités pour vos territoires durant les Jeux Olympiques, d’adopter le concept de produits orphelins et nous sommes là à www.territorialchallenges.com pour vous donner chaque semaine, les bonnes pratiques en « smart city », adopter par les collectivités locales de par le monde. Il suffit alors d’une simple démarche, vous abonner au plus vite pour être prêt pour les Jeux Olympiques de 2024.


Faire du banquet des maires de l'an 1900 une réalité numérique

Chers Maires de France,

Je comprends que vous doutez de notre pays. Durant cette crise sanitaire, vous découvrez à la fois que notre fleuron de la science biologique, l'Institut Pasteur, a échoué pour trouver un vaccin contre le COVID, à cause de stupides rivalités personnelles entre deux éminents chercheurs puis que nous avons perdu beaucoup de temps avec des débats stériles sur la chloroquine que l'Organisation Mondiale de la Santé vient de déconseiller. A croire chers maires qu'il ne faut aujourd'hui se fier qu'en votre propre jugement et initiative.

Je vous plains face aux dysfonctions de l'Etat et ses relais, car cette crise sanitaire vous a isolé les uns des autres. Et c'est plus difficile de se soutenir entre édiles lorsqu'on n'a plus l'occasion de se retrouver. Ainsi, il est loin le temps de ce fameux banquet des maires qui s'est tenu un 22 septembre 1900 aux Tuileries à Paris. Ce jour-là, vos prédécesseurs ont fait réellement une démonstration de force et d'unité au centre de la capitale. 22965 maires venus de toutes les contrées de France pour communier ensemble dans un même esprit de fraternité.

Aujourd'hui, au temps du confinement et de la distanciation sociale ce banquet serait inimaginable. Réunis par le président de la République Emile Loubet pour célébrer la proclamation de la République en 1792, ils étaient assis les uns à côté des autres, sur des tables de 10 mètres chacune qui dans les jardins  des Tuileries faisaient un parcours de 7 kms. Les choses ont été vues en grand pour ce festin. Pas moins de 39000 bouteilles de vin dont 1500 de cognac ont été servies sans oublier les 2000 kg de saumon et les 2500 kg de poulardes. A la lecture du menu et des mets servis on devine pourquoi les caricaturistes de la presse parisienne de l'époque, s'en sont donnés à cœur joie lors de l'évènement.

Effectivement c'était un record mondial et lorsqu'on voit l'audience de ces dernières années du Salon des maires et ses 5000 édiles, on comprend pourquoi les maires de nos jours n'ont plus d'appétit au regard de leur responsabilité de premier magistrat de leur commune. Beaucoup de nos citoyens ne devinent pas la charge qui pèse sur vos épaules et qu'actuellement vous êtes souvent confrontés à des situations où vous devez vous-même trouver des solutions en solitaire et sans l'aide des pouvoirs publics.

Ainsi, le confinement depuis une année, vous a privé de ces retrouvailles avec vos collègues, mais il a accéléré votre acculturation à l'univers du digital. Cette projection soudaine dans le numérique vous apporte une agilité dans la prise de décision concernant vos politiques publiques et délibérations, mais aussi cela peut être un risque si votre jugement est pris sur la base d'informations relevées sur le web sans vérification et évaluation.

C'est pour cela chers Maires que je vous propose la plateforme de veille www.territorialchallenges.com. Imaginez que c'est le banquet des maires de 1900 en version numérique. Mais au lieu que cela soit une grande rencontre physique dans les jardins des Tuileries et avec tous les mets qui conviennent, c'est des retrouvailles pour comprendre vers quel progrès numérique et énergétique aspirent les collectivités locales du monde.

Il est certain qu'actuellement et à cause de l'accélération provoqué par la crise sanitaire du COVID 19, vous entendez dans les médias, les réseaux sociaux et lors de conférences en webinaire d'experts, les mots tel « villes intelligentes, réseaux intelligents énergétiques, industrie 4.0 et objets connectés... ». On vous parle aussi « d'intelligence artificielle, de gestion de données et de capteurs pour relever ces derniers ». On vous dit que ces concepts sont devenus des réalités et impactent déjà vos territoires.

Cher Maires, lors de l'exposition universelle de 1900 et du fameux banquet des maires, un immense penseur de l'industrialisation de la France au XIX siècle, faisait partie du comité de direction  de l'évènement. Georges Berger qui fut le commissaire de la première Exposition internationale de l'électricité qui s'est tenue à Paris, a eu aussi en charge de penser en 1878, la création d'un musée professionnel qui deviendra par la suite, le Musée de la Découverte. Ainsi, dans une lettre prémonitoire au ministre de l'Industrie de l'époque à ce sujet, Georges Berger a écrit : « ...Les progrès faits par les étrangers doivent nous tenir en éveil... » avant de conclure plus loin, « ...Nous avons le droit d'être les derniers venus, mais nous avons l'obligation de profiter des expériences faites par ceux qui ont commencé avant nous... ».

Chers Maires, il ne vous reste qu'à accepter mon invitation pour visiter, vous abonner à www.territorialchallenges.com et vous inspirer des réalisations de vos collègues étrangers.


Lettre d'affection et de soutien aux maires de France

Chers Maires de France,

Je comprends votre désarroi actuel. Etre victime sur son territoire de deux fléaux à la fois et être paralysé en termes de solutions et remèdes. Dans ces moments où vous devez tout à la fois faire front face à une crise sanitaire et à des attaques informatiques, vous avez besoin de moi. Vous avez besoin d'un expert de la veille intelligente qui connait tout à la fois vos collectivités territoriales, leurs histoires, patrimoines et fonctionnement, mais qui aussi a la capacité de chercher, trier, vérifier et synthétiser pour vous, les bonnes actions et pratiques de vos collègues à l'étranger.

Que vous soyez le maire d'un village ou d'une métropole, je sais ce qui fait votre bonheur comme édile. Ne pas attendre et être toujours sous la coupe des administrations de l'Etat pour réaliser une idée sur son territoire qui parfois n'aboutit à rien. Mais se distinguer par des réalisations pionnières en France. Vous avez raison, c'est cela l'esprit de décentralisation tant voulu par les autorités européennes. Et bien sachez que j'aime faire ce travail de veille éditoriale pour vous, afin que chaque semaine vous puissiez découvrir les réalisations pertinentes en projets numériques de vos collègues européens et des autres continents.

Depuis 2011, chaque semaine je réalise pour vous www.territorialchallenges.com afin que vous sachiez qu'à Leeds en Angleterre, les rues du centre-ville sont nettoyées par des robots anti-COVID 19. En Roumanie, vous pouvez découvrir le village de Sadu qui a réussi à obtenir des fonds européens très intéressants, pour devenir à la fois un village modèle en infrastructures numériques et de valorisation de patrimoines. Enfin, en Espagne je vous fais découvrir la ville de Murcie qui pour préserver l'eau de la collectivité, a numérisé la gestion de huit grands parcs municipaux.

Concernant les deux fléaux qui occupent la plus grande partie de vos agendas, c'est-à-dire le COVID 19 et les cyberattaques, sachez que quotidiennement avec la veille www.territorialchallenges.com, j'accède aux informations concernant les bonnes pratiques de vos collègues à l'étranger.

C'est pour cela, chers Maires, que depuis 2011 je vous invite à vous abonnez à la publication www.territorialchallenges.com, afin de prendre la mesure des bonnes pratiques dans la transition numérique des territoires. Découvrir comment à Huntsville, dans l'Etat de l'Alabama, le maire Tommy Batte a créé, dès son arrivée à la tête de la municipalité en 2008, une rencontre nationale de la cyber-sécurité qui fait aujourd'hui la réputation de sa ville, comme étant la plus protégée des Etats-Unis. Voilà qui peut donner des idées en matière de politique publique de la sécurité.

De même pour la crise sanitaire que nous subissons actuellement. www.territorialchallenges.com est la seule publication spécialisée en collectivités territoriales qui dès mars 2020, a décrypté le domaine de la recherche en biotechnologie dans la région frontalière à l'Est de la France, du Land de Rhénanie-Palatinat et la relations avec les autorités locales. Ce n'est pas un hasard si en septembre 2020, un laboratoire local BioNTech, basé à Mayence, a signé avec le géant américain de l'industrie pharmaceutique Pfizer pour donner le premier vaccin contre le COVID 19.

Chers Maires, pour la viabilité et la résilience de vos territoires et le bien-être et la sécurité de vos citoyens,  vous ne devez plus vous suffire à des informations et des exemples de bonnes pratiques réduits à l'hexagone. Il faut aussi regarder ce que font vos collègues dans les pays de l'Union européenne, mais plus largement sur les autres continents, en Amérique comme en Asie, en Afrique comme en Océanie…

Et tout cela grâce à un abonnement qui vous permet le long d'une année, d'avoir une vue d'ensemble et permanente de la transition numérique et énergétique mondiale dans les collectivités locales.


Covid 19 : Les collectivités territoriales à l’heure du numérique responsable

Le green IT ou tout simplement en français «numérique responsable», est une expression inscrite aujourd’hui dans le marbre de chaque entreprise de l’industrie high-tech. A l’origine, vers le début des années 90, elle était apparue comme un état de l’art bien abstrait, une possible théorie idéologique écologique du monde informatique. Depuis son apparition dans le Journal Officiel français en juillet 2009, le green IT est devenu une composante essentielle de chaque société des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Il s’agit de l’utilisation de l’outil informatique afin de réduire en « permanence » l’empreinte écologique, économique et sociale des TIC. Plus simplement chasser les nuisances des équipements technologiques, de leur mise sur le marché à leur fin de vie. En cette deuxième décennie du deuxième milènaire, le green IT est en train de prendre une deuxième dimension. A l’heure des Smart Grids et autres Smart Cities, on est en droit d’être curieux de voir comment il va se déployer dans l’espace urbain d’une ville.

C’est à ce stade de la réflexion qu’on peut s’interroger, si les collectivités locales, maitresses de la gestion de l’espace urbain auront une main sur le green IT. C’est un enjeu majeur lorsqu’on sait que les TIC consomment 13,5% de l’électricité en France et qu’elles sont responsables de 5% des émissions de CO2. Pour aller plus loin, peut-on s’attendre à voir un jour dans le cadre de communication des collectivités locales des soupçons de greenwashing. Qu’à l’exemple des entreprises de TIC, on verra l’apparition d’un classement des collectivités locales les plus « ecolos » dans le domaine du « numérique responsable ». Déjà, des maires communiquent sur leurs expériences, en termes de Smart Cities. Faut-il commencer à les surveiller de près ?

Covid-19 a exacerbé les problèmes auxquels sont confrontées les villes, les mettant davantage sous pression pour innover, permettre l’inclusion numérique et soutenir la lutte contre le changement climatique. Mais des thèmes plus larges sont apparus, qu’il s’agisse de l’inégalité socio-économique, de rendre les villes plus locales, de transformer les villes avec les générations futures à l’esprit ou d’assurer l’équilibre entre les sexes et la diversité quand il s’agit de développer et de mettre en œuvre la technologie des villes intelligentes.

Les villes doivent mettre en œuvre une stratégie du numérique compétitive, centrée sur les personnes et l’environnement, et inclusive afin de réduire les écarts sociétaux. Si cela se produit, les municipalités peuvent tirer parti de la capacité de la technologie à concevoir et à découvrir de nouvelles solutions, particulièrement clés avec Covid-19 et l’examen des données, ainsi qu’à soutenir l’élaboration des politiques.

Les épidémies sont un triste rappel de la façon dont un incident peut faire boule de neige dans un cauchemar mondial, mais ils ont aussi une longue histoire de changer les choses pour le mieux. Londres a obtenu son système d’égout victorien après l’épidémie de choléra qui a coûté la vie à 30.000 personnes. La grippe espagnole, l’une des pires pandémies de l’histoire, a permis d’améliorer les normes de ventilation des bâtiments.

COVID-19 est sur le point d’apporter le même changement généralisé que d’autres pandémies en accélérant l’adoption de la technologie des villes intelligentes à travers le monde. Klaus R. Kunzmann, ancien directeur de l’Institut d’aménagement du territoire de l’Université technique d’Allemagne, décrit l’épidémie de coronavirus comme étant « un lubrifiant pour la ville intelligente».


L’industrie 4.0 fait-elle peur ?

Bientôt le fordisme ne sera qu’une vieille histoire de théorie appliquée à l’art de faire tourner des industries par des femmes et des hommes sur des machines génératrices de profit. A l’heure du big data, des machines connectées, des diagnostics et de la statistique, une nouvelle ère s’ouvre pour l’efficacité industrielle. Déjà, durant cette crise sanitaire historique du COVID 19, de nombreux pays européens et ailleurs ont accéléré l’implantation d’infrastructures liées à l’industrie 4.0 sur leur territoires.

Une nouvelle relation homme-machine est en train de bouleverser toutes les filières industrielles. Un technicien d’une usine dans la banlieue de Buenos Aires peut arriver à son poste le matin et disposer de données venant d’un collègue de la banlieue de Varsovie.

Prédire devient l’élément essentiel, le poste de premier choix des filières industrielles. Tout s’organise autour de la prévoyance pour gagner en compétitivité dans des activités numériquement mondialisées. Des machines intelligentes pour des usines intelligentes où anticiper est l’atout ou l’enjeu : le moment prochain de la panne, de l’érosion de telle pièce, de la baisse de production et la date et l’heure nécessaire pour une maintenance.

Les entreprises qui réussiront le passage de leurs usines de l’état productiviste vers celui de la gestion de données seront les fines fleurs de l’industrie 4.0. Baisser les coûts d’exploitation, avec un retour sur investissement rapide et à faible risque sont les objectifs qu’il ne faut perdre de vue et cela ne peut être réussi qu’avec un savoir d’analyse, de statistique incontesté.

L’industrie 4.0 c’est un nouvel âge qui nécessite même, une organisation de la mémoire-usine entre génération. Ces dernières années, plusieurs fleurons mondiaux de l’industrie, ont organisé des rencontres entre jeunes à la culture forgée par les réseaux sociaux et des experts-métier qui ont une expérience à transmettre. Ces nouveaux opérationnels de l’usine intelligente intègrent de nouvelles expressions dans ce nouveau monde fait de machines truffées de capteurs qui charrient des données par millions.

Ainsi, ces cinq dernières années, de nombreux logiciel du big data qui permettent de lire en continu le fonctionnement d’une machine ont été mis sur le marché. Les utilisateurs peuvent optimiser les revenus en améliorant la fiabilité et disponibilité, réduire les coûts d’entretien en remplaçant une maintenance réactive par une maintenance proactive à moindre frais. Diminuer la fréquence des entretiens et la durée en fixant uniquement le matériel qui doit être nécessaire, et même baisser les consommations énergétiques.

Pour qu’usines et machines communiquent par-delà les continents, il va bien falloir sur le plan technologique répondre à la question cruciale : quelles seront les normes qui vont assurer les flux continus de données, de sorte que même les machines de différents fabricants et de différentes dates de mise en fonction communiquent facilement et parfaitement entre-elles ? En bref, comment les entreprises vont pouvoir mettre en réseaux leurs usines de par le monde entier ?


Cyberattaques : Le réveil tardif des collectivités territoriales françaises

Alors que les cyber-attaques se multiplient en ce début d’année 2021sur les collectivités locales, les experts français de la protection numérique du pays, tardent à offrir de réelles solutions avec des visions sociétales et de souveraineté territoriale. Il faut croire aussi que si la cyber-sécurité en France n’a pas encore trouvé de nombreux militants parmi les politiques français, cela est dû simplement au manque d’une vraie pensée citoyenne du secteur et d’un esprit de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) capable de galvaniser les autorités étatiques comme territoriales de ce pays.

Mi-janvier, c’est la municipalité d’Angers, fleuron français du concept de ville intelligente qui a subits des cyberattaques irrémédiable. Ce 30 janvier, c’est la ville de Houilles dans les Yvelines qui a été paralysée par une agression numérique coréenne… Ainsi, alors que depuis le début de la pandémie en mars 2020, les cyber-attaques s’accentuent et mettent à mal des fleurons de l’industrie, des administrations entières, des services publics et même des hôpitaux à travers le monde, les spécialistes de la protection numérique en France « s’ingéniaient » à détecter les bons plans pour faire d’un secteur en plein développement un simple business.

A Territorial Challenges, cela fait depuis 2015 qu’on tire l’alarme sur l’absence de politiques publiques concernant la cyber-sécurité, dans les collectivités régionales, départementales, intercommunales et communales… C’est la raison d’être d’une veille stratégique et internationale, sur les bonnes pratiques à travers les continents et les pays.

Il serait judicieux de se pencher sur les expérimentations à l’étranger et notamment celles pratiquées par certains Etats des USA. Il y a par exemple le cas de la Virginie et de son gouverneur Terry McAuliffe qui en 2016, avec son épouse, a mené un vrai engagement pour la cyber-sécurité dans son Etat de 8 millions d’habitants. Dans l’administration de l’Etat de Virginie chargée du dossier, il est question d’abord d’accompagnement d’enfants dans le monde digital, d’éducation aux outils numériques, de formation d’anciens combattants à la cyber-sécurité. Pour ces derniers, ce sont les services informatiques des grandes entreprises qui avaient commencé à les former gratuitement à l’art de la cyber-sécurité puisque la Virginie était prête à embaucher 17000 experts du domaine pour répondre aux fortes sollicitations des victimes digitaux.

En Virginie, pour les éducateurs qui ont pour responsabilité des enfants de la maternelle et jusqu’au collège, il leur est offert une formation à la cyber-sécurité. Alors qu’en France, on est loin d’inscrire la cyber-sécurité comme un engagement citoyen, il y a ailleurs des pays, des régions et mêmes des communes qui ont compris les enjeux d’un tel acte. Tout cela démontre que la question sécuritaire dans le numérique tarde à trouver son élan en France.

Aux Etats-Unis toujours, avant même son investiture, Joe Biden a expliqué que la cyber-sécurité sera une des grandes priorités de son administration. La Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA), a lancé ces derniers jours, un nouveau programme de sensibilisation du public qui vise à aider les organisations à lutter contre le fléau des cyberattaques qui frappe les administrations gouvernementales, les écoles et le secteur privé. La campagne de sensibilisation du public comprend: l’Informations sur les ressources disponibles pour se défendre contre les cyberattaques, des formations, des webinaires et des alertes CISA.

Aux Pays-Bas, suite à l'attaque du 1 décembre dernier, contre la municipalité de Hof van Twente, ville de 35000 habitants, le thème des ransomwares a été inscrit en bonne place, à l'ordre du jour du cyber-exercice gouvernemental de cette année 2021. Les incidents de cyber-sécurité sont difficiles à prévoir et à prévenir et les autorités ont décidé de lancer une coopération à l'échelle du gouvernement, avec les parties privées concernées. De cette manière, « il est possible de mieux réagir les uns aux autres depuis le front », a souligné le secrétaire d'État à l’intérieur, Raymond Knops, car selon lui, « il est important pour les organisations de prendre des mesures de base, telles que des systèmes de correctifs ».

Dans la région de Catalogne en Espagne, entre janvier et juin dernier, dix municipalités ont été agressées par des « pirates »', selon les données de l'Agence de cyber-sécurité catalane. C’est à dire deux fois plus qu'en 2019. Ainsi, l'agence publique qui travaille dans la région pour garantir la sécurité des réseaux et des systèmes d'information a détecté que la moitié des conseils municipaux catalans ont mis en place des mesures de cyber-sécurité de base et que la grande majorité a un niveau d'exposition au risque moyen et «critique». C'est pourquoi l’agence vient de présenter un ensemble d'outils de détection, de prévention, de formation et de réponse rapide contre d'éventuelles attaques visant spécifiquement le monde local. Budget de cet investissement, 2,5 millions d’euros.

En avril 2017, entre les deux tours des élections présidentielles, à Territorial Challenges nous avons titré un éditorial sur le sujet en forme d’interrogation : « Faut-il une police municipale de la cyber-sécurité ? ». Un peu moins de quatre ans après, il faut croire que la question reste d’actualité et l’inquiétude immense, tant les municipalités françaises semblent livrées à eux-mêmes.


L'administration Biden ou l’embellie des Smart Cities post-COVID 19

Lors d'un entretien axé sur la technologie avec la National League of Cities (Ligue nationale des villes,) juste après son élection en novembre, Joe Biden a promis de soutenir les élus une fois au pouvoir, faisant écho à une amitié ancienne et générale avec les collectivités territoriales américaines. Cela veut-il dire que la politique d’investissement dans les Smart Cities, de Barack Obama, interrompue en 2016, va reprendre de plus belle ?

Beaucoup se sont demandé comment la nouvelle administration Biden prévoyait de contribuer à faire progresser les initiatives de technologie urbaine. 10 jours après son élection du 7 novembre 2020, lors d'une conférence de la National League of Cities, Joe Biden a annoncé qu'il poursuivrait une relation de soutien avec les autorités territoriales, affirmant aux responsables « mon administration vous soutiendra ». 

En général, la rhétorique de campagne de Biden a eu tendance à signaler de bonnes choses pour les initiatives de technologie urbaine. Le président élu a promis «d'encourager l'innovation et de lancer des villes plus intelligentes» - avec un œil particulier sur les transports.

Dans le même temps, le Président démocrate a également suggéré d'investir dans des technologies innovantes de gestion des systèmes d'eau - offrant la création d'une «infrastructure moderne et durable» qui est construite à partir d'une «énergie propre équitable». Une grande partie de ce programme a été motivée par la plate-forme environnementale de Joe Biden - qui considère la transformation des systèmes de transport du pays comme la clé de la réduction des émissions de carbone.

Dans son discours, le nouveau Président américain a fait allusion à une augmentation du financement fédéral pour faire face aux nombreuses crises auxquelles les villes ont été confrontées durant l’année 2020.

«Vous n'obtenez pas le soutien dont vous avez besoin», a-t-il déclaré, en donnant un coup à l'administration Trump et en promettant de faire un meilleur travail de soutien au personnel des services publics des villes. « Pour pouvoir continuer à payer vos professeurs, vos policiers, vos pompiers, vos premiers intervenants ».

Bien qu'il reste à voir si le nouveau président peut tenir ses promesses de campagne, l'inclusion par Joe Biden de la rhétorique de la ville intelligente dans sa plate-forme, indique une relation amicale avec la technologie urbaine.  Déjà deux mois après son élection, les maires américains louent le programme de sauvetage du coronavirus de 1,9 billion de dollars du président élu, qui comprend 350 milliards de dollars d'aide directe aux gouvernements des États et collectivités locales.

Le plan de sauvetage américain promet de l'argent pour garder les travailleurs essentiels payés et employés; distribuer le vaccin COVID-19; étendre les programmes de test COVID-19; rouvrir les écoles et maintenir d'autres services, selon une fiche d’information officielle . « Ces crises mettent à rude épreuve les budgets des États, des villes et des communautés qui sont obligées d'envisager des licenciements et des réductions de services », a déclaré Joe Biden lors du dévoilement du plan.