COVID 19 : Lorsqu'une politique territoriale s'élabore grâce à la « Smart Biotech »

Comme chaque semaine, je viens vers vous avec un édito, afin de vous donner un aperçu de tout ce qui est publié pour les ABONNES sur Territorial Challenges ! Merci à vous.

« Partout dans le monde, les citoyens espèrent le développement réussi d'un vaccin contre le Covid-19. Nous sommes très fiers que la société BioNTech basée à Mayence soit à la pointe de ces efforts et mène les premières études cliniques en Allemagne et aux États-Unis ». Au regard de l'attente mondiale d'un vaccin contre le virus qui mine la planète actuellement, on pouvait croire que ces propos ont été tenus par un chef d’État ou un ministre. Non, dans la course menait par une centaine de laboratoires pour trouver un remède magique à la pandémie, cette déclaration a été faite par des élus régionaux. Malu Dreyer, la première ministre du Land Rhénanie-Palatinat, un des seize États de l'Allemagne fédérale situé à l'ouest du pays, frontalier de la France et Doris Ahnen, sa ministre des Finances, avait compris l'enjeu aujourd'hui pour un territoire, d'être la terre de naissance d'une solution médicale attendue avec impatience par les habitants de notre planète.

Mayence, capitale de la Rhénanie-Palatinat, était connue depuis le XVe siècle pour l'invention de l'imprimerie par Gutenberg. Depuis le mois de mars dernier, les médias du monde entier, cite la ville pour la recherche autour du vaccin contre le COVID 19, menait par le bio-technologiste Ugur Sahin et son équipe au sein de sa société BioNTech. A ce jour, il semble que déjà, Pfizer, le géant américain de la pharma et associé de BioNTech, a commencé la fabrication de centaine de millier de vaccin contre le COVID 19, en attente pour mi-novembre de l'agrément des autorités sanitaires.

Pour Mayence et le land de Rhénanie-Palatinat, se sera des retombées incalculables si Dr. Ugur Sahin et son équipe réussissent à être les premiers à fournir avant la fin de l'année 2020, la potion magique contre le virus. Que ce soit en termes politique, économique, sociale et culturelle, c'est une construction d'un territoire d'excellence médicale à l'échelle mondiale qui prend racine à l'ouest de l'Allemagne. Un cluster de filières scientifiques et industrielles qui prime la qualité de la prospective de collectivités territoriales à l'échelle d'un land et de sa capitale.

Nous avons à Territorial Challenges, dans des éditions précédentes relaté l'alchimie qu'il y a entre les autorités de Rhénanie-Palatinat, ceux de la municipalité de Mayence, Dr Ugur Sahin et les membres du conseil d'administration de sa société BioNTech. A la différence d'autres recherches pharmaceutiques mondialisées et où l'ancrage territorial est absent, à Mayence et en Rhénanie-Palatinat, c'est une autre politique de la transition écologique qui est en marche et avec la filière biotechnologique comme tête de pont.

Ainsi, cette semaine, dans notre espace abonnement, la Rhénanie-Palatinat est à l'honneur dans notre rubrique payante « Smart Cities ». On vous décrit comment les autorités locales ont lancé une politique de mutualisation entres communes pour réussir la transition numérique de la région. Car en Rhénanie-Palatinat, on craint que les petites municipalités en particulier courent le risque de ne pas pouvoir suivre le rythme rapide que certaines villes affichent. Ainsi, pour exemple il y a le réseau intercommunal Digital City (IKONE-DS) qui est financé par le ministère de l'Intérieur de Rhénanie-Palatinat.

Concernant la rubrique payante « Smart Energy », nous publions une analyse au sujet de la récente étude de L'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA). Cette dernière explique que si les pays d'Europe centrale et du sud-est passent à une vitesse supérieure dans l'expansion des énergies renouvelables, ils éviteront jusqu'à 35 milliards d'euros de dommages à la santé et à l'environnement par an d'ici 2030. L'agence affirme aussi que dans ces deux régions européennes, l'énergie verte a le potentiel de répondre à 34% de la demande.

Dans la rubrique payante « Smart Industry », nous aborderons la révolution numérique en cours dans le secteur de la logistique.   Dans un futur proche, la géolocalisation en temps réel des unités logistiques (palettes, conteneurs, caisses ...) sera une réalité, car elle permet d'optimiser les ressources, une visibilité instantanée de la supply chain et améliore les délais de collecte et de livraison des marchandises transportées, ce qui rend la logistique beaucoup plus flexible et efficace.

Enfin, dans notre rubrique « IoT » nous irons en Roumanie. Le célèbre intégrateur de solutions numériques, Vegacomp Consulting, a effectué la première analyse du parking public dans le pays, et le rapport national est d'environ 1,2 million de places de parking public, pour les 7 millions de véhicules immatriculés en Roumanie à la fin de l'année dernière.


Lindon Gao, le startupper qui pense aux petits commerçants

« Si vous êtes entré dans une épicerie il y a 100 ans par rapport à aujourd'hui, rien n'a vraiment changé », déclare Lindon Gao, co-fondateur et PDG de Caper. Le jeune new-yorkais pense que cela n'a aucun sens que vous puissiez commander un taxi avec votre téléphone ou aller réserver un hôtel avec votre téléphone, mais vous ne pouvez pas utiliser votre téléphone pour effectuer un paiement et quitter un magasin. Malheureusement vous devez toujours faire la queue.

Caper, la startup de Lindon Gao ne chôme pas. L'année dernière elle a créé un panier avec un lecteur de codes-barres et un lecteur de carte de crédit intégrés, mais elle finalise la technologie pour numériser automatiquement les articles que vous déposez sur un comptoir numérique grâce à trois caméras de reconnaissance d'image et un capteur de poids. Lindon Gao affirme que les gens achètent déjà 18% de plus par visite une fois que les magasins sont équipés de ses chariots.

« Je n’ai pas de raison altruiste, mais je veux vraiment faire une brèche dans l’univers et je pense que le commerce de détail est gravement sous-innové », affirme avec un brin d'innocence Lindon Gao. La plupart des fondateurs essaient de raconter une « histoire d’origine de super-héros » pour expliquer pourquoi ils sont la bonne personne pour le poste.

Pour Gao, innover dans le commerce de détail n'est qu'une bonne affaire. Il a construit sa première startup dans le commerce du jeu à 14 ans. La société de joaillerie qu'il a lancée à 19 ans fonctionne toujours. Il est ensuite devenu banquier d’investissement chez Goldman Sachs et JP Morgan, mais « j’ai toujours eu l’impression d’être davantage un type de start-up », finit-il par lâcher.

Caper était en fait un pivot depuis son entrée précédente dans l'espace appelé QueueHop qui fabriquait des étiquettes de sécurité pour vêtements sans caissier qui se déverrouillaient lorsque vous payiez. Mais au cours de Y Combinator, il a découvert à quel point il était difficile de faire évoluer un produit qui nécessitait de repenser complètement le flux des opérations d'un marchand. Alors Gao a fait le tour de New York pour parler à 150 marchands et découvrir ce qu'ils voulaient vraiment. Le chariot était sa première réponse.

Après le panier, Lindon Gao s'est attaqué au comptoir des commerçants aux longues files d'attentes. Baptisé Caper Counter, son comptoir intelligent repose sur des technologies d’intelligence artificielle. Un système de vision par ordinateur couplé aux informations remontant de capteurs permet d’analyser et identifier instantanément les articles placés sur le comptoir.

Les références sont alors automatiquement ajoutées au panier du client. Ce dernier peut régler ses achats par carte bancaire, avec ou sans contact, ou via son smartphone par paiement NFC. Caper Counter peut référencer jusqu’à 10 000 articles.

L'histoire de Capter est née lors d'une rapide visite dans un magasin Zara qui s’est transformé en une épreuve de 30 minutes à cause d'une longue file d'attente. Lindon Gao a pensé tout de suite qu'il devait y avoir un moyen plus efficace de payer. En janvier 2019, lui et ses cofondateurs Ahmed Beshry, Yilin Huang et York Yang ont lancé Caper pour construire le premier panier au monde alimenté par l'intelligence artificielle.

L'épicerie canadienne Sobeys mène un projet pilote et Caper réalisera un chiffre d'affaires de 1 million de dollars en 2019. Elle a levé 13 millions de dollars de financement auprès de sociétés comme Lux Capital, First Round Capital et le cofondateur d'Instacart, Max Mullen.


Munich parmi les villes les plus numériques d'Allemagne

L'association numérique Bitkom a publié le Smart City Index pour la première fois l'année dernière. La liste de classement vise à montrer à quel point les grandes villes allemandes sont numériques. Lors de la première édition, Munich a atteint la cinquième place. Dans l'édition 2020, en revanche, Munich a fait un bond en avant et est arrivé deuxième derrière Hambourg. Viennent ensuite Cologne, Darmstadt, Karlsruhe et Stuttgart. Berlin a atteint la septième place. Derrière eux se trouvent Osnabrück, Aix-la-Chapelle, Heidelberg et Düsseldorf. Leipzig a obtenu le meilleur rapport qualité-prix parmi toutes les grandes villes d'Allemagne de l'Est à la 12e place.

La capitale bavaroise est en passe de devenir une ville intelligente modèle. À cette fin, Stadtwerke München (SWM), la société communale de Munich, avait construit un réseau LoRa (longue portée) - principalement pour les capteurs de réseau - à Munich et dans les environs. SWM recherche ces deux dernières années, des startups qui développent des solutions de ville intelligente basées sur les données, durables et sécurisées que les gens peuvent utiliser au quotidien et qui font de la ville intelligente une expérience pour leurs citoyens et visiteurs.

Munich devrait devenir plus intelligente : grâce au réseau LoRa à l'échelle de la ville que Stadtwerke München a fini de construire. « LoRa » signifie longue portée. LoRa est également un réseau radio économique et économe en énergie. Il a été spécialement conçu pour les applications dans le domaine de l'Internet des objets (IoT). Avec le réseau LoRa, SWM souhaite ouvrir de nouvelles portes à la numérisation et aux villes intelligentes à travers la ville.

Avec ses réseaux d'approvisionnement, de télécommunications et de transport étendus, SWM a lui-même de nombreuses utilisations possibles : par exemple, les capteurs dans les bacs à sable de frein sur le tram peuvent régulièrement signaler le niveau au centre de contrôle. Les points de mesure du réseau de canalisations peuvent signaler s'ils détectent des irrégularités avant que des dommages ne surviennent. Le nouveau réseau sans fil peut également être utilisé par d'autres entreprises pour intégrer leurs propres appareils et transférer des données de manière fiable et indépendante.

LoRa en tant que technologie de la famille des LPWAN (réseaux étendus à faible puissance, réseaux à faible consommation d'énergie et à haute portée) offre aux utilisateurs la possibilité de connecter des sources de données alimentées par batterie au réseau, telles que des services de localisation pour des objets en mouvement tels que des vélos équipés d’un capteur équipé et signalent leur emplacement à intervalles réguliers.

Jusqu'à présent, il n'y a pas eu de technologie capable de transmettre des débits de données relativement faibles avec une faible consommation d'énergie, mais qui se caractérise par une longue portée, une pénétration profonde et une fiabilité. La technologie LoRa peut être utilisée de différentes manières : qu'il s'agisse de Smart City, de Smart Metering, de Smart Building, de mobilité moderne, d'Industrie 4.0 ou simplement de la mise en réseau d'appareils / capteurs entre eux - LoRaWAN présente des avantages pour tous les secteurs. C'est le réseau de l'Internet des objets - et SWM le rend disponible à Munich et dans la région.

SWM est un partenaire réputé et fiable pour les startups : depuis de nombreuses décennies, la société bavaroise défend l'approvisionnement sécurisé de Munich en eau potable, en électricité, en gaz naturel et en chaleur - et maintenant aussi pour les télécommunications.


Face à l'inconnu, la transition écologique française doit regarder ailleurs

Comme chaque semaine, je viens vers vous avec un édito, afin de vous donner un aperçu de tout ce qui est publié pour les ABONNES sur Territorial Challenges! Merci à vous.

Dans une période de crise sanitaire, économique et d’incertitude en termes de solutions, les décideurs rivalisent de concepts de messages et d’outils de communication. Mais le succès réside chez celui qui suscite l’adhésion. C'est l'ADN de Territorial Challenges où en reste en veille pour savoir comment nos pays voisins de l'Europe et d'autres continents organisent leur transition écologique durant cette pandémie inédite.

Effectivement, il semble que la crise sanitaire est une aubaine pour le développement rapide des projets et solutions de villes intelligentes. Cette semaine, dans notre espace abonné et à la rubrique "Smart Cities", on explique comment le marché des solutions de villes intelligentes est en hausse, malgré le ralentissement de l’économie, se concentrant naturellement sur des réponses rapides et efficaces à la pandémie de Covid-19, dans lesquelles une identification et une planification des actions appropriées deviennent encore plus importantes.

"…La lampe Nernst se répand très vite en Ecosse. Il en existe plus de 10 000 à Glasgow. Le Palais de Buckingham est éclairé par un grand nombre de ces lampes depuis plus d’un an. Les résultats sont excellents, car la consommation de courant a été réduite de moitié … ". L’article d’où est tiré ce fragment de texte, d’esprit très développement durable, n’a pas été publié ces dernières années dans un quelconque magazine de l’industrie électrique. Non, ce compte-rendu qui a pour titre "Economies possibles dans l’éclairage électrique", a été édité en 1903 dans la vénérable "Revue pratique de l’électricité", fondé en 1892.

A l’époque, on parlait de "l’âme électricité", selon l’expression de Jules Verne, ou bien de la "fée électricité". Ainsi, ce n’est pas d’aujourd’hui que date le souci d’économie d’énergie, c’est une préoccupation constante des professionnels des industries de l’équipement électrique.

Ainsi, dans notre rubrique payante "Smart Energy" de cette semaine nous, nous intéressons longuement à des réflexions aux Etats-Unis sur "la gestion intelligente de l’énergie solaire pour l'habitat". Car, il est certains selon des experts américains que l’avenir du photovoltaïque et du stockage d’énergie impliquera beaucoup plus d’innovations dans la gestion intelligente de l’énergie pour offrir une meilleure transparence des tendances du comportement énergétique et de la consommation d’énergie domestique.

Mais, dans un secteur en France où beaucoup n’ont pas vu arriver la vague déferlante de la convergence énergie/numérique, le risque de décalage entre la vision des dirigeants et de la base des acteurs de la filière peut créer des failles sociales, culturelles même. Car il ne faut jamais oublier, si lorsque les premiers en termes de communication ont horreur du vide, les seconds tiennent souvent à perpétuer des habitudes confortables.

A Singapour, la cité-État insulaire semble truster sans difficultés les premières places des classements mondiaux en termes numérique. Dans notre rubrique payante "Smart Industry" nous expliquons comment le gouvernement incite les industriels singapouriens à s'intéresser à la maintenance prédictive pour être en pointe dans l'industrie 4.0. La maintenance prédictive devient selon les experts de l'agence gouvernementale, Singapore Economic Development Board (EDB), le facteur crucial qui permet aux entreprises d’optimiser pleinement leurs processus actuels, quel que soit le stade de leur activité.

L'Europe n'est pas en reste de dynamisme durant cette pandémie. A la rubrique payante "IoT" nous proposons un zoom sur la ville de Kanj en Slovénie. La société d’ingénierie basée à Ljubljana, Riko, s’est associée à plusieurs entreprises locales dans un projet pilote qui permettrait à Kranj, collectivité locale de 40000 habitants au nord-ouest, de devenir une ville intelligente. Sous la direction de la municipalité, ils permettent la collecte, l’affichage et l’analyse de données provenant de compteurs intelligents pour l’électricité, le gaz et l’eau et de capteurs intelligents pour la qualité de l’air et le trafic.


Huang Shan-shan, une maire adjointe taiwanaise bien en vue

A Taipei, capitale de Taïwan, on est convaincu que les innovations dans les villes intelligentes faciliteront la vie post-pandémique. Pour Huang Shan-shan, maire adjointe de l'innovation, cela a permis à Taipei d'être préparé à de futures épidémies de coronavirus et aussi d'être prêt à profiter au maximum d'un retour à la normale. Ainsi, alors que les villes du monde entier s'efforcent de revenir à la normale au milieu de la pandémie dévastatrice de COVID-19, la capitale taïwanaise a organisé un concert de 10000 personnes en plus de plusieurs salons commerciaux, en ligne et hors ligne, depuis le début de l'épidémie.

Classé huitième sur le dernier indice des villes intelligentes de l'Institute for Management Development, le gouvernement de la ville de Taipei a rapidement adopté des technologies intelligentes pour s'attaquer aux problèmes du monde réel pendant la pandémie. Il a créé un tableau de bord COVID-19 pour distribuer efficacement les fournitures médicales, suivre les personnes en quarantaine à domicile et prendre de meilleures décisions en s'appuyant sur des données vérifiables.

Discutant de la réponse COVID-19 de Taipei, la maire adjointe, Huang Shan-shan, a déclaré à Taiwan News: "Grâce à notre expérience de la gestion du virus mortel du SRAS il y a 17 ans, le gouvernement de la ville a immédiatement réagi et organisé rapidement un groupe de travail, utilisant des technologies avancées qui permettent beaucoup plus de contrôle grâce aux appareils intelligents".

Depuis 1998 au conseil municipal de la capitale taïwanaise, Shan-shan HUANG, diplômé en droit de l'université nationale de Taïwan, a réussi à faire gagner les étapes de l'innovation technologique à Taipei, concrétisées ce mois de septembre dernier, par une huitième position au classement mondial des villes intelligentes.

Pour illustrer ce dynamisme de la maire adjointe, face aux métropoles du géant voisin Chinois, en février, l'arrivée inattendue de nombreux expatriés et visiteurs étrangers à Taipei a incité Huang, qui commande le groupe de travail sur la pandémie de la ville, à concevoir un tableau de bord en temps réel qui visualise en permanence les données à mesure qu'elles sont mises à jour par les bureaux de district et les entreprises.

Les données comprennent, par exemple, le nombre de personnes séjournant dans des hôtels désignés et d'autres installations qualifiées pour accepter des clients soumis à la quarantaine de 14 jours et le nombre de personnes visitant les boîtes de nuit et autres lieux à haut risque.

"Lorsqu'un cas confirmé a été identifié, nous pouvons immédiatement retrouver des contacts étroits et réagir rapidement", a déclaré Huang. Par exemple, lorsqu'il a été confirmé qu'une femme travaillant dans un club d'hôtesse était atteinte du coronavirus, le gouvernement de la ville a pu vérifier les enregistrements d'informations personnelles laissées par les clients lorsqu'ils sont entrés dans l'établissement.

En août, le maire et la maire adjoint Huang ont participé à un sommet des maires. Au cours de la vidéoconférence, ils ont rencontré 20 élus et représentants de 17 pays pour discuter de la manière dont les initiatives intelligentes peuvent minimiser les perturbations causées par la pandémie.

Huang a déclaré à Taiwan News que si "des milliers d'innovations intelligentes sont créées chaque année, seules quelques-unes peuvent vraiment répondre aux besoins et aux défis de la société. De nombreuses startups se consacrent à l'innovation et ont besoin d'une place pour mettre en œuvre leurs idées novatrices", a fait remarquer Huang. Elle confirme que Taipei est ouverte aux nouvelles idées et propose une assistance et des conseils pour aider à transformer ces technologies en entreprises lucratives, en espérant qu'elles deviendront les licornes de demain.


Belgrade et son futur système d'alerte pour contrôler les inondations

Le 6 octobre, la mairie et l'Institut hydro-météorologique de Serbie (RHMZ), ont signé un accord de coopération entre Belgrade et cette institution afin de trouver un remède à la fatalité des inondations qui chaque année submergent la capitale. La municipalité a présenté le projet comme étant "la mise en place d'un système d'alerte précoce pour les inondations sur les eaux du second ordre sur le territoire de Belgrade". Ce système est très important pour la capitale de Serbie, car les ruisseaux, que les habitants peuvent à peine voir, deviennent instantanément des monstres qui transportent des maisons en quelques heures.

C'est un accord historique pour Belgrade. Cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas d'inondations, mais cela signifie qu'ils seront mieux contrôlées et les autorités auront plus de données à combattre ce type de catastrophe. Rien ne peut remplacer la détermination des cours d'eau et c'est pourquoi la municipalité travaille à un plan de régulation générale de tous les cours d'eau de second ordre sur le territoire de la ville. Déjà le bassin de Topčidreka a été équipé et cela va continuer avec d'autres bassins, et c'est la défense de base contre les torrents.

C'est un moyen de mieux défendre la ville, d'avertir les citoyens à temps et d'être mieux préparés au cas où de l'eau arriverait à un niveau critique. Cela permettra, en coopération avec RHMZ, d'être prévenus à temps qu'un certain cours d'eau du second ordre va augmenter. Cela signifie à nouveau que les autorités locales soient en mesure d'évacuer les citoyens à temps, et non lorsque l'eau est déjà entrée dans leurs maisons, et de réagir de manière préventive afin d'éviter des pertes humaines et de réduire les dégâts matériels.

A la mairie on a souligné que ce système fait partie d'une ville "intelligente", c'est-à-dire qu'il s'agit d'une des applications les plus importantes pour que les citoyens puissent s'informer sur la croissance du niveau des rivières dont la Ville est responsable.

Ce projet est important car il permettra à Belgrade de gérer pour la première fois ses cours d'eau, de savoir ce qui va se passer, quel cours d'eau va croître, comment défendre et protéger les citoyens et leurs biens, mais aussi les biens publics de la ville. "Si nous mettons cela en œuvre correctement, cela signifie que nous allons mieux gérer les situations d'urgence, et c'est l'essence de ce projet" a déclaré le maire adjoint, Goran Vesić.

Belgrade compte près de 200 cours d'eau de second ordre. C'est une richesse naturelle de la ville, mais aussi un risque potentiel. La mairie avait déterminé 20 emplacements pour l'installation d'appareils de mesure du niveau de la rivière et de 40 pluviomètres. Elle a acquis l'équipement nécessaire et travaille actuellement à son installation. Ces appareils enverront des notifications sur les risques potentiels en temps opportun, afin que les autorités puissent réagir à temps et protéger la population et les biens.

Le directeur de RHMZ, Dr Jugoslav Nikolic, a souligné que l'institution qu'il dirige, "en plus des autres tâches définies par la loi, conformément à ses compétences, cherche à aider les autorités locales dans la mise en œuvre de projets liés à la mise en place et à l'amélioration de l'alerte rapide et de l'alerte d'événements météorologiques et hydrologiques extrêmes, conformément aux normes internationales".

En signant cet accord le 6 octobre, la municipalité de Belgrade aura accès à toutes les données et produits de pronostics nécessaires et disponibles, ainsi qu'à la collecte et à l'archivage des données du réseau supplémentaire de stations météorologiques et hydrologiques de la ville.


5G et hydrogène: deux sujets distincts, même confusion médiatique

Comme chaque semaine, je viens vers vous avec un édito, afin de vous donner un aperçu de tout ce qui est publié pour les ABONNES sur Territorial Challenges! Merci à vous.

Il ne suffit pas d'être dans un monde connecté, où l'information vous arrive en continu et à vitesse grand V, pour croire que vous avez une perception juste d'un sujet d'actualité. L'exacerbation actuelle des débats, sur l'avènement du réseau télécom 5G ou du carburant à hydrogène, montre l'affaiblissement du rôle objectif et pédagogique de la presse spécialisée, en ligne comme sur le papier. La presse est confrontée à des situations et discours où souvent aucun des antagonistes n'est capable de trouver une issue tant les intérêts divergent entre opposants et supporteurs de la 5 G comme de l'hydrogène.

A Territorial Challenges, nous vous avons, depuis 2013, informé sur les sujets liés à la 5G comme à l'hydrogène. Nous avons été les premiers à mettre en avant les succès de la start up drômoise McPhy Energy dans le stockage de l'hydrogène, comme les évolutions des travaux du laboratoire Alcatel-Lucent/Supélec dans le domaine de la radio flexible et particulièrement celui du réseau télécom de cinquième génération (5G).

Suivre sur le temps long, d'une manière indépendante et sans parti pris les évolutions de technologies comme la 5G et l'hydrogène, c'est le cœur de métier de la presse spécialisée, c'est-à-dire celui de Territorial Challenges. Cela à l'avantage d'offrir une lecture juste et sereine, loin des joutes enflammés des plateaux de télévision, mais cela demande les moyens pour que l'information soit le mieux analysée et diffusée.

Dans le cas de l'hydrogène, il est à constater que l'Allemagne a adopté ces trois dernières années une politique offensive. Elle est illustrée surtout par deux actions : un investissement massif de 9 milliards euros, annoncé en juin dernier par le gouvernement Merkel, et destiné à faire un tournant énergétique pour l'industrie et les transports en Allemagne.

La seconde action consiste à renforcer la présence, des instituts scientifiques et universités allemandes dans les projets hydrogènes des pays africains.

Concernant la 5G, à Territorial Challenges, nous avons, depuis 2015, alerté sur la fin d'une tradition française dans le secteur de l'équipement des télécommunications. La 5G ne concerne pas uniquement l'offre téléphonique mobile pour les particuliers, mais c'est une technologie qui peut révolutionner le système de santé, le transport public comme automobile, les usines, comme les services publics dans l'espace urbain...

La vente en 2015 de l'équipementier Alcatel-Lucent à Nokia et l'implantation d'un laboratoire du Chinois Huawei en France, illustre la mauvaise gouvernance industrielle française dans le secteur ces trente dernières années. Une gouvernance qui aboutit à une véritable perte de notre souveraineté dans un secteur crucial pour l'économie comme pour la société du pays.

Ce rôle, d'être à l'affut des tendances de la transition numérique et énergétique des territoires, nous continuons à le tenir avec rigueur dans nos choix éditoriaux chaque semaine.

Dans notre espace abonné cette semaine et à la rubrique "Smart Cities", on s'est intéressé à la ville d'Helsinki qui truste les premières places des classements mondiaux sur les villes intelligentes. Ce début du mois, la municipalité de la capitale finlandaise a mis en circulation des balayeuses électriques sans chauffeur qui consomment moins de 15% de la puissance requise par les balayeuses de voirie à aspiration diesel actuellement disponibles.

Concernant notre rubrique payante "Smart Energy", c'est une étude originale sur l'économie circulaire qui est mis en exergue. La Fondation ENEL a publié un rapport, intitulé "Europe Circulaire: Comment réussir à gérer la transition d’un monde linéaire à un monde circulaire en septembre". Dans ce document, l’économie circulaire est évaluée selon quatre piliers: intrants durables, fin de vie, prolongation de la durée de vie utile et augmentation de l’intensité d’utilisation.

A la rubrique "Smart Industry", c'est le point de vue d'un éminent sociologue allemand, spécialiste de l'impact du numérique sur le monde du salariat qui est présenté.  Hartmut Hirsch-Kreinsen, professeur de sociologie économique et industrielle à l'Université technique de Dortmund, a analysé la transformation du travail face à l'avènement de l'industrie 4.0. Selon lui, nous sommes dans une période intermédiaire de l'industrie du futur, dans laquelle les anciennes certitudes deviennent obsolètes mais le nouvel ordre n'est pas encore vraiment clairement identifiable.

Enfin, la dernière rubrique payante "IoT", présente une ville moyenne danoise qui, depuis le début septembre, offre à ses habitants l'accès au réseau de télécom 5G. Norddjurs est une commune du Danemark de 37.600 habitants, située dans la région du Jutland-Central à l'est du pays. Jan Petersen, maire de Norddjurs, considère l'arrivée de la 5G dans sa localité, comme "un paramètre très fondamental pour une municipalité. Nous restons donc attractifs pour les citoyens actuels et futurs et renforçons notre service aux entreprises".


Brisbane, une surprenante ville intelligente australienne

Arrivée à la 14ème position du classement mondial des villes intelligentes, Smart City Index 2020 by IMD Business School, la capitale de l'Etat du Queensland surprend les experts des smart cities par son dynamisme numérique qui lui a permis de gagner 13 points d'une année à l'autre. Au delà de l'offre aujourd'hui, d'une qualité de vie reconnue, l'ancienne ville devenue célèbre pour abriter un bagne où la couronne anglaise envoyée ses indésirables, a très tôt misé sur la transition numérique de son territoire.

CitySmart, son pôle de développement digital, a été créé par le conseil municipal en 2009 pour contribuer à faire de la ville la plus durable d'Australie. Au cours de la décennie qui a suivi, CitySmart a aidé Brisbane à devenir un leader mondial en matière de développement durable et a inspiré les enseignements pour aider à améliorer la durabilité des villes du pays.

Le mode de vie durable est une grande partie de la vision du conseil municipal de Brisbane pour la ville. Il s’appelle Brisbane. Propre, vert et durable 2017-2031. Cela décrit les principales réalisations de la municipalité en matière de développement durable et les objectifs et engagements futurs pour conduire vers une ville plus propre, plus verte et plus durable.

CitySmart aide les entreprises et les ménages de Brisbane à créer un mode de vie plus durable, en favorisant le changement grâce à une meilleure utilisation de leurs ressources et de leur argent. Notre approche réussie prouve que la durabilité peut offrir des opportunités économiques substantielles tout en réduisant l'impact sur l'environnement.

La municipalité est capable de collecter et d’analyser des données en temps réel pour améliorer la vie de ses citoyens. Un certain nombre de "projets intelligents" ont eu lieu à Brisbane. Cependant, la ville peut s'améliorer et viser à devenir une véritable ville intelligente et a une vision pour le faire.

L'un des domaines les plus importants à améliorer pour transformer une ville en Smart City est le transport. Le système de transport de Brisbane est largement axé sur le trafic routier, en particulier sur les voitures. La densité de la ville augmente, mais elle reste encore faible (3 089 par km²) par rapport aux villes asiatiques et européennes (Barcelone: ​​16 000 par km²), Taipei 10 000 par km²). Les différences sont encore plus grandes dans les zones urbaines entourant la ville.

Le premier système de transport intelligent de Brisbane a été introduit en 1972. Une réalisation spécifique concernant les STI à Brisbane qui a retenu l'attention des médias a été la mise en œuvre d'un système de priorité des véhicules d'urgence. Un essai antérieur sur la Gold Coast avait montré que les temps de trajet des véhicules d’urgence s’étaient améliorés de 10 à 18% le long des routes principales et la capacité de survie des patients.


Jen-Hsun Huang, le chef d'entreprise qui veut changer le cycle informatique

Durant septembre, un débat a agité le milieu de l'industrie informatique, un monde qui est rarement confronté à des joutes industrielles et philosophiques. Christopher Mims, journaliste spécialisé des nouvelles technologies, a laissé entendre dans une tribune publiée sur le Wall Street Journal que nous sommes en train de changer de paradigme informatique. Qu'une nouvelle loi, du nom de Huang, le cofondateur de la société de processeurs graphiques, Nvidia et inventeur du marché moderne de l'intelligence artificielle, est en train de remplacer la loi Moore. Cette dernière qui porte le nom de Gordon Moore, co-fondateur d'Intel, concerne depuis 1965, l'évolution de la puissance de calcul des ordinateurs et de la complexité du matériel informatique. L'article de Christopher Mims a suscité une vive polémique, d'autant que les entreprises Intel et Nvidia sont concurrentes.

Au cours de la dernière décennie, Nvidia a plus ou moins inventé le marché moderne de l'IA et de l'apprentissage automatique. La société continue de faire des progrès remarquables de génération en génération technologique. Nvidia n'a actuellement pas de concurrence sérieuse sur le marché de l'IA GPU.

Ainsi, à 57 ans, Jen-Hsun Huang est un milliardaire et ingénieur électricien taïwanais-américain parmi les plus en vue de la scène mondiale de l'informatique. Il a cofondé la société de processeurs graphiques Nvidia en 1993 et ​​en est le président-directeur général depuis sa création.

Huang est diplômé de l'Oregon State University avant de s'installer en Californie où il a obtenu une maîtrise de l'Université de Stanford. En 2008, Forbes l'a classé comme le 61e PDG le mieux payé d'une liste de patrons américains et l'un des Américains d'origine asiatique les plus riches.

Après l'université, Huang était directeur chez LSI Logic et concepteur de microprocesseurs chez Advanced Micro Devices, Inc. Le jour de son 30e anniversaire en 1993, Huang a cofondé Nvidia. Il détient une partie des actions de Nvidia d'une valeur d'environ 1,3 milliard de dollars américains en 2016. Il a gagné 24,6 millions de dollars en tant que PDG en 2007.

Cependant, avec l'avènement de l'IA, le paysage du processeur a changé. Le traitement parallèle, ou la possibilité d'exécuter simultanément plusieurs calculs mathématiques complexes, a fait des unités de traitement graphique (GPU) de Nvidia un incontournable dans le cloud computing, l'IA et les centres de données. C'est à partir de ce constat que le journaliste Christopher Mims affirme, dans le Wall Street Journal, qu'on peut aujourd'hui passer à un nouveau cycle de l'informatique ou une nouvelle loi au nom de Huang, remplace celle de Moore.

D'autant que l'entreprise de Jen-Hsun Huang, connait actuellement avec ses solutions d'intelligence artificielle, des succès quotidien sur les marchés informatiques. Rien que fin septembre, lors de sa conférence annuelle VMworld sur le cloud computing, la société américaine de logiciels de virtualisation, VMware, a annoncé un partenariat avec Nvidia qui a un objectif ambitieux: rendre l'intelligence artificielle (IA) disponible à chaque entreprise, à l'aide de nouvelles données. architecture centrale, cloud et informatique de périphérie.


La compétition s'accélère entre les villes intelligentes durant le COVID 19

Dévoilé durant ce mois de septembre, le "Smart City Index 2020" conforte la vision de Territorial Challenges que les bonnes pratiques en matière de transition numérique des territoires, auront pour "unité de mesure" les compétitions internationales et non pas nationales.  Réalisé par l'IMD Business School (institut de management de Lausanne en Suisse) et l'Université de Singapour, l'édition 2020 Smart City Index a pris en compte la faculté des collectivités territoriales à mettre en place des solutions durant cette crise sanitaire. Même si Singapour et Helsinki dominent encore les baromètres mondiaux des villes intelligentes, "Smart City Index 2020" confirme dans ce classement, la ligne directrice de Territorial Challenges. Ce ne sont pas les capitales et les métropoles les plus riches qui obtiennent les premières places et proposent les projets les plus innovants.

Lors de cette édition, aux premiers jours d'automne, nous vous proposons le portrait du maître d'œuvre du "Smart City Index 2020". Bruno Lanvin, comme son nom l'indique, il est Français et même s'il est paradoxal de voir que les villes françaises sont loin dans les classements des meilleurs mondiaux concernant l'innovation territoriale, le fait est que nous avons des experts reconnus par leurs pairs.

Toujours attentif aux besoins de bonnes pratiques des moyennes collectivités locales en région, nous avons choisi, pour la rubrique "Il s'est passé à.…", de vous présenter la ville moyenne allemande de Bamberg. Localité bavaroise au riche patrimoine de 74.000 habitants, désignée comme étant "la Rome du nord des Alpes", elle recevra pour sa transition numérique, plus de 15 millions d'euros de financement du ministère fédéral de l'Intérieur au cours des sept prochaines années.

Dans la partie accessible par abonnement, la rubrique "Smart Cities", est aujourd'hui dédiée à un ingénieux projet proposé par la ville italienne de Padoue qui possède une des plus grandes zones industrielles d'Europe avec 1.300 entreprises. En partenariat avec Assindustria, l'association des entrepreneurs et Unipd, l'université locale, la municipalité a élaboré un schéma directeur au nom de "Padua Soft City" qui décline sur 5 kms, l'aménagement numérique entre la gare centrale de la belle ville de la région de Vénétie et son élégant quartier d'affaires, Net Center.

Concernant notre rubrique "Smart Energy", c'est une infrastructure d'énergie intelligente à Thames Valley, dans la région d'Oxford qui est mis à l'honneur. Inaugurée mi-septembre, avec pour nom Thames Valley Live Lab, ce projet énergétique intelligent est mené par Smarter Grid Solutions, société spécialiste des logiciels d'entreprises en plein croissance. Pour réaliser son système d'énergie intelligente visant à optimiser les actifs des collectivités locales, Smarter Grid Solutions s'est associée à l'opérateur de téléphonie mobile O2 et à l'énergéticien allemand Siemens.

En Allemagne, la demande de réseaux cellulaires 5G propres à l'industrie prend actuellement de l'ampleur. Nous avons choisi de revenir sur le sujet de la 5G dans notre rubrique "Smart Industry", afin de présenter comment les industriels allemands se positionnent déjà pour réussir les prochaines innovations sur leur "sites industriels". En septembre, 74 entreprises auraient reçu un spectre local pour leur propre usage – nettement plus qu'en juin où il y en avait 46.

Le boom des réseaux 5G est attendu pour cette année 2020. Dans notre rubrique "IoT" on vous présente déjà le futur réseau 6G et ses possibilités. Car, alors que les européens testent toujours la cinquième génération de réseaux, les sociétés d'équipements des télécoms sont déjà sur la sixième génération. La planète n'est même pas passée au dernier réseau 5G, et en Corée du Sud comme en Chine, on rêve déjà de ce que son successeur apportera.

Dans une étude récente, l'OCDE souligne que "...le rôle central de la numérisation dans les interventions d'urgence face à la crise sanitaire actuelle, a poussé de nombreuses villes à systématiser l'utilisation permanente des outils de la ville intelligente, tout en restant vigilant sur la surveillance du risque de contagion". C'est en conscience de cet enjeu que Territorial Challenges construit pour vous chaque semaine son offre de sujets et compte sur votre abonnement, pour garder cette indépendance et sa qualité éditoriale.