Comme chaque semaine, je viens vers vous avec un édito, afin de vous donner un aperçu de tout ce qui est publié pour les ABONNES sur Territorial Challenges ! Merci à vous.

Devrons-nous tout attendre des prospectivistes et universités américaines pour concevoir des villes intelligentes spécifiquement française ? La France qui fonctionne en silo et hiérarchie pyramidale a-t-elle les moyens de débats collaboratifs sur la question ? Des initiatives se font jour et méritent notre attention à l’exemple de la montée en puissance de l’écosystème « ville intelligente » de l’agglomération angevine.

On croyait qu’il n’y avait que le prospectiviste américain Jeremy Rifkin pour réfléchir à la ville intelligente et sa citoyenneté. Au contraire, même dans une époque de crise sanitaire, de doute économique et sociétal, on peut encore penser français à la ville du future et trouver des modèles hexagonaux. Mais, il semble que l’État centralisateur freine encore, des libertés d’initiatives locales comme ailleurs.

Il faut le dire, certaines collectivités territoriales, administrations et entreprises rechignent encore à défendre l’idée qu’une ville intelligente est un défi tout aussi politique que technique. Si le thème de la ville intelligente est devenu une mode entrepreneuriale, avec pour corollaire les sujets omniprésents de l’énergie, l’eau, la sécurité et la mobilité…, l’esprit anti-silo chez certaines autorités territoriales européennes, laisse entrevoir d’autres aspects de la ville intelligente improbable. Il s’agit par exemple, de l’intégration dans cette période de pandémie historique, de la dimension biométrique qui ouvre le champ qui crée les conditions favorables à la vie.

Il y a à ce sujet, le programme «CivTech» du gouvernement écossais qui vient de sélectionner une douzaine d’entreprises dans un accélérateur national d’innovation et afin de présenter leurs technologies lors d’un événement en février prochain. Une actualité qui évidemment sera traité prochainement par Territorial Challenges.

Dans un moment de crise sanitaire mondiale qui bouleverse nos relations aux territoires urbains comme ruraux, on est en droit de s’interroger sur les sens d’une parfaite ville intelligente. Notamment, la convergence entre le numérique et l’urbanisation n’est-elle pas l’occasion pour la campagne de s’inviter dans la cité ?

Les Français, grands consommateurs de salade savent-ils que leur légume fétiche parcourt en moyenne 1 000 km pour atterrir dans leur assiettes. L’idée ingénieuse de l’urbaniste Philippe Audubert, de la Ferme Urbaine Lyonnaise, de construire une usine en ville avec 90 000 salades pendues dans les gouttières à l’horizontale, relève du défi que la ville intelligente n’est pas uniquement la garde-chasse des industries du bâtiment en phase de mutation.

A Territorial Challenges, nous avons depuis 2011 pensé que le numérique, allait changer le destin des collectivités territoriales qui s’inscrivent dans l’innovation. C’est pour cela que nous avons fait foi de la maxime : « Face à l’inconnu, la transition écologique française doit regarder ailleurs ».

Ainsi, pour nos fidèles lecteurs, cette semaine, dans notre espace abonné et à la rubrique « Smart Cities », nous proposons de découvrir une initiative espagnole du gouvernement régional de Castilla-La Mancha, qui a annoncé le dévoilement d’un nouveau service offert au bénéfice des citoyens malentendants dans des bureaux d’information et d’enregistrement situés dans cette région du centre du pays qui est une des 17 communautés autonomes d’Espagne. l’Exécutif régional a mis à la disposition des utilisateurs malentendants un nouveau service d’interprétation vidéo en langue des signes qui leur permet de mener à bien toute procédure administrative de manière autonome.

Dans notre rubrique « Smart Energy », nos abonnés découvrirons l’activisme d’un maire américain pour les énergies renouvelables et particulièrement aujourd’hui pour l’hydrogène. R. Rex Parris, maire de la ville californienne de Lancaster de 160000 habitants, a développé une vision de l’hydrogène comme nouveau moyen de décarboner davantage la ville – une mission dans laquelle il s’est lancé il y a plus de dix ans. Il a attiré des industriels qui ont déjà construit des projets d’hydrogène innovants et qui sont en cours de développement avec de grandes entreprises comme Hitachi Zosen Inova, société suisse spécialisée dans l’énergie issue des déchets.

A la rubrique « Smart Industry », c’est l’actualité de l’impact de la crise sanitaire sur les entreprises de l’industrie 4.0 que l’on continu à présenter. Alors que l’industrie manufacturière traverse une crise sans précédent due au COVID 19, le besoin d’une transformation numérique telle que l’automatisation a commencé à émerger. Le Suwon Convention Center a organisé entre le 11 et le 12 novembre, le 2nd Smart Factory & Automation Technology Fair 2020 (SMATEC 2020) sous le thème « Ouvrir une nouvelle ère de fabrication ».

Enfin, nos abonnés retrouveront à la rubrique « IoT », une initiative municipale de partenariat entre université technologique et services d’une ville moyenne. A Koszalin, municipalité de 107000 habitants au nord-ouest de la Pologne, les autorités locales et l’université ont lancé des projets de collaboration pour la création d’un Centre baltique de compétence et d’innovation qui couvre la construction et l’équipement d’un lieu d’informations moderne avec une bibliothèque et une démonstration des réalisations mondiales et scientifiques.