Le 6 octobre, la mairie et l’Institut hydro-météorologique de Serbie (RHMZ), ont signé un accord de coopération entre Belgrade et cette institution afin de trouver un remède à la fatalité des inondations qui chaque année submergent la capitale. La municipalité a présenté le projet comme étant « la mise en place d’un système d’alerte précoce pour les inondations sur les eaux du second ordre sur le territoire de Belgrade ». Ce système est très important pour la capitale de Serbie, car les ruisseaux, que les habitants peuvent à peine voir, deviennent instantanément des monstres qui transportent des maisons en quelques heures.

C’est un accord historique pour Belgrade. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas d’inondations, mais cela signifie qu’ils seront mieux contrôlées et les autorités auront plus de données à combattre ce type de catastrophe. Rien ne peut remplacer la détermination des cours d’eau et c’est pourquoi la municipalité travaille à un plan de régulation générale de tous les cours d’eau de second ordre sur le territoire de la ville. Déjà le bassin de Topčidreka a été équipé et cela va continuer avec d’autres bassins, et c’est la défense de base contre les torrents.

C’est un moyen de mieux défendre la ville, d’avertir les citoyens à temps et d’être mieux préparés au cas où de l’eau arriverait à un niveau critique. Cela permettra, en coopération avec RHMZ, d’être prévenus à temps qu’un certain cours d’eau du second ordre va augmenter. Cela signifie à nouveau que les autorités locales soient en mesure d’évacuer les citoyens à temps, et non lorsque l’eau est déjà entrée dans leurs maisons, et de réagir de manière préventive afin d’éviter des pertes humaines et de réduire les dégâts matériels.

A la mairie on a souligné que ce système fait partie d’une ville « intelligente », c’est-à-dire qu’il s’agit d’une des applications les plus importantes pour que les citoyens puissent s’informer sur la croissance du niveau des rivières dont la Ville est responsable.

Ce projet est important car il permettra à Belgrade de gérer pour la première fois ses cours d’eau, de savoir ce qui va se passer, quel cours d’eau va croître, comment défendre et protéger les citoyens et leurs biens, mais aussi les biens publics de la ville. « Si nous mettons cela en œuvre correctement, cela signifie que nous allons mieux gérer les situations d’urgence, et c’est l’essence de ce projet » a déclaré le maire adjoint, Goran Vesić.

Belgrade compte près de 200 cours d’eau de second ordre. C’est une richesse naturelle de la ville, mais aussi un risque potentiel. La mairie avait déterminé 20 emplacements pour l’installation d’appareils de mesure du niveau de la rivière et de 40 pluviomètres. Elle a acquis l’équipement nécessaire et travaille actuellement à son installation. Ces appareils enverront des notifications sur les risques potentiels en temps opportun, afin que les autorités puissent réagir à temps et protéger la population et les biens.

Le directeur de RHMZ, Dr Jugoslav Nikolic, a souligné que l’institution qu’il dirige, « en plus des autres tâches définies par la loi, conformément à ses compétences, cherche à aider les autorités locales dans la mise en œuvre de projets liés à la mise en place et à l’amélioration de l’alerte rapide et de l’alerte d’événements météorologiques et hydrologiques extrêmes, conformément aux normes internationales ».

En signant cet accord le 6 octobre, la municipalité de Belgrade aura accès à toutes les données et produits de pronostics nécessaires et disponibles, ainsi qu’à la collecte et à l’archivage des données du réseau supplémentaire de stations météorologiques et hydrologiques de la ville.