Durant septembre, un débat a agité le milieu de l’industrie informatique, un monde qui est rarement confronté à des joutes industrielles et philosophiques. Christopher Mims, journaliste spécialisé des nouvelles technologies, a laissé entendre dans une tribune publiée sur le Wall Street Journal que nous sommes en train de changer de paradigme informatique. Qu’une nouvelle loi, du nom de Huang, le cofondateur de la société de processeurs graphiques, Nvidia et inventeur du marché moderne de l’intelligence artificielle, est en train de remplacer la loi Moore. Cette dernière qui porte le nom de Gordon Moore, co-fondateur d’Intel, concerne depuis 1965, l’évolution de la puissance de calcul des ordinateurs et de la complexité du matériel informatique. L’article de Christopher Mims a suscité une vive polémique, d’autant que les entreprises Intel et Nvidia sont concurrentes.

Au cours de la dernière décennie, Nvidia a plus ou moins inventé le marché moderne de l’IA et de l’apprentissage automatique. La société continue de faire des progrès remarquables de génération en génération technologique. Nvidia n’a actuellement pas de concurrence sérieuse sur le marché de l’IA GPU.

Ainsi, à 57 ans, Jen-Hsun Huang est un milliardaire et ingénieur électricien taïwanais-américain parmi les plus en vue de la scène mondiale de l’informatique. Il a cofondé la société de processeurs graphiques Nvidia en 1993 et ​​en est le président-directeur général depuis sa création.

Huang est diplômé de l’Oregon State University avant de s’installer en Californie où il a obtenu une maîtrise de l’Université de Stanford. En 2008, Forbes l’a classé comme le 61e PDG le mieux payé d’une liste de patrons américains et l’un des Américains d’origine asiatique les plus riches.

Après l’université, Huang était directeur chez LSI Logic et concepteur de microprocesseurs chez Advanced Micro Devices, Inc. Le jour de son 30e anniversaire en 1993, Huang a cofondé Nvidia. Il détient une partie des actions de Nvidia d’une valeur d’environ 1,3 milliard de dollars américains en 2016. Il a gagné 24,6 millions de dollars en tant que PDG en 2007.

Cependant, avec l’avènement de l’IA, le paysage du processeur a changé. Le traitement parallèle, ou la possibilité d’exécuter simultanément plusieurs calculs mathématiques complexes, a fait des unités de traitement graphique (GPU) de Nvidia un incontournable dans le cloud computing, l’IA et les centres de données. C’est à partir de ce constat que le journaliste Christopher Mims affirme, dans le Wall Street Journal, qu’on peut aujourd’hui passer à un nouveau cycle de l’informatique ou une nouvelle loi au nom de Huang, remplace celle de Moore.

D’autant que l’entreprise de Jen-Hsun Huang, connait actuellement avec ses solutions d’intelligence artificielle, des succès quotidien sur les marchés informatiques. Rien que fin septembre, lors de sa conférence annuelle VMworld sur le cloud computing, la société américaine de logiciels de virtualisation, VMware, a annoncé un partenariat avec Nvidia qui a un objectif ambitieux: rendre l’intelligence artificielle (IA) disponible à chaque entreprise, à l’aide de nouvelles données. architecture centrale, cloud et informatique de périphérie.