Il y a des endroits qui, tout au long de l’histoire, ont montré leur souci des ressources naturelles, soit pour leur rareté, soit pour les performances qui en découlent. Dans le cas de l’eau dans le sud-est espagnol, les deux circonstances vont de pair. La ville de Murcie, à 400 kms au sud-est de Madrid, poursuit cet héritage historique en numérisant la gestion de huit grands parcs municipaux et en incorporant des technologies qui améliorent la santé de ses arbres les plus rares. Murcie est plongée dans un profond processus de changement (la stratégie a été appelée « MiMurcia ») qui implique la numérisation de la gestion des ressources et des services municipaux. Le cerveau de ce changement sera le Centre de surveillance unique (Ceus), où les opérations seront centralisées et la ville sera contrôlée de manière intégrée.

La municipalité de Murcie est fière de sa salle de contrôle (Ceus) qui sera connectée à la plateforme de la ville intelligente et unifiera la gestion des services et les systèmes de contrôle et de surveillance actuels, qui « permettront une gestion intelligente de la cité, en appliquant le modèle « intelligent » à la sphère publique et en réussissant à mettre les avancées technologiques au service des personnes, en améliorant leur qualité de vie et le service qu’elles reçoivent », affirme t’on à la mairie de Murcie.

La salle de contrôle aura 42 écrans muraux qui «montreront en temps réel les informations de plus de 300 nouveaux systèmes intelligents et des milliers de capteurs: connectivité Wi-Fi dans les places, parcs et jardins; panneaux d’information sur les places de parking gratuites; passages pour piétons intelligents; stations de surveillance environnementale pour mesurer la qualité de l’air, etc. Il unifiera toutes les caméras des systèmes de contrôle et de surveillance.

Dans le cadre de ce changement que connaît la ville de Murcie – qui, selon le dernier recensement, compte 447.182 habitants, chiffre qui en fait la septième ville la plus peuplée d’Espagne – une attention particulière a été accordée aux jardins municipaux. L’intention des élus locaux est de dupliquer les arbres de la ville, jusqu’à atteindre le chiffre de 200 000 plantes en 2030, objectif inscrit dans le Plan Foresta 2030.
Ce plan, présenté par le maire de Murcie, José Ballesta, coïncidant avec la célébration du Premier Jour de l’Arbre de Murcie, « marquera l’urbanisme environnemental et paysager au cours de la prochaine décennie ». Comme l’ont rappelé des responsables de la municipalités, en milieu urbain, les arbres « atténuent les effets du changement climatique et réduisent le CO2; fournir de l’ombre; diminuer la température; ils favorisent la biodiversité; ils améliorent la santé et embellissent le paysage ».

Les villes qui réussiront à l’avenir seront celles qui parviendront à un équilibre intelligent dans les différentes composantes de la trilogie urbaine suivante: compétitivité économique, cohésion sociale et durabilité environnementale, et Murcie a actuellement 4 millions de mètres carrés d’espaces verts et 116 000 arbres.

Au-delà de l’expansion de la zone boisée, l’introduction de solutions de télégestion sera l’un des axes de changement. Ainsi, dans huit grands jardins urbains, ils incorporeront un éclairage avec des capteurs de présence, pour lesquels 772 luminaires d’intensité réglable et avec des capteurs de présence seront installés, ce qui permettra d’économiser de l’énergie et de réduire la pollution, tout en offrant une plus grande sécurité pour les piétons.