Comme chaque semaine, je viens vers vous avec un édito, afin de vous donner un aperçu de tout ce qui est publié pour les ABONNES sur Territorial Challenges ! Merci à vous.

Le 17 novembre dernier à Genève, le World Economic Forum a rendu public sa sélection, des 36 villes de 22 pays et six continents, sur sa nouvelle feuille de route politique mondiale pour les Smart Cities, élaborée à l’intention de l’Alliance mondiale des villes intelligentes du G20. Surprise, aucune collectivité locale française ne figure sur cette liste, présentant ce qui devrait être après la pandémie, les « villes pionnières » dans l’offre des politiques de protection de la vie privée, d’une meilleure couverture haut débit, d’une responsabilité en matière de cybersécurité, d’une plus grande ouverture des données de la collectivité et d’une meilleure accessibilité aux services de la ville numérique pour les personnes handicapées et âgées. Même si les médias en France ne se sont pas penchés sur le sujet, cette sélection du WEF, a créé tout de même un malaise parmi les experts des villes intelligentes.

Il y a l’Inde avec 4 villes, la Colombie est représentée par Bogota et Medellin, la Turquie avec sa capitale Istanbul et Gaziantep…, mais point de villes françaises. On est en droit de s’interroger sur cette absence. Qu’est ce qui n’a pas fonctionné dans l’hexagone depuis l’avènement du concept de ville intelligente, pour que nous soyons absents des classements mondiaux. Dans leur communiqué, les experts du WEF sont clairs sur leur sélection : « conçue pour donner aux villes les procédures, lois et réglementations dont elles ont besoin pour utiliser les nouvelles technologies de manière responsable ». Cela veut bien dire qu’être absent de cette feuille de route des 36 villes, c’est tout simplement que l’offre française actuelle en termes de villes intelligentes, n’est pas un modèle pour les institutions internationales.

Les experts du WEF toujours, ont inscrit le choix de ces 36 villes dans la situation dramatique face à laquelle se trouve les collectivités territoriales aujourd’hui. Les autorités municipales sont en première ligne d’une crise mondiale et doivent être en mesure d’agir rapidement et de manière décisive pour freiner cette pandémie et mettre le cap sur leur reprise économique. « La technologie est un outil essentiel dans cette lutte, mais les autorités ne peuvent pas risquer de tomber dans les pièges habituels liés à la confidentialité, à la sécurité et au verrouillage des fournisseurs ». Le message est clair, mais chez Territorial Challenges, à l’heure du salon virtuel des Maires de France, on reste inquiet du manque de réaction, deux semaines après l’annonce de la feuille de route du WEF.

A Territorial Challenges, nous avons depuis 2011 pensé que le numérique, allait changer le destin des collectivités territoriales qui s’inscrivent dans l’innovation. C’est pour cela que nous avons fait foi de la maxime : « Face à l’inconnu, la transition écologique française doit regarder ailleurs ».

Ainsi, pour nos fidèles lecteurs, cette semaine, dans notre espace abonné et à la rubrique « Smart Cities », nous proposons de découvrir une initiative de Düsseldorf, la capitale allemande du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Dans le cadre de ses efforts pour promouvoir le cyclisme et d’autres alternatives de mobilité, la municipalité de Düsseldorf a travaillé sur sa toute nouvelle application « Traffic Pilot ». Grâce à elle, les cyclistes peuvent toujours garder un œil sur les feux de signalisation sur leur trajet et structurer leur parcours en conséquence, de manière à faire face aux moins de retards possibles.

Dans notre rubrique « Smart Energy », nos abonnés découvrirons des réflexions sur la transition énergétique aux Etats-Unis, du Dr Fayçal Znidi, assistant Professeur à la Texas A&M University, une université d’Etat situé dans la ville de Colleghe Station dans le Texas. Partout aux États-Unis selon Dr Fayçal Znidi, les entreprises d’électricité ont rapidement commencé à remplacer les compteurs à l’ancienne par des compteurs intelligents électroniques, qui capturent des données telles que la consommation d’énergie électrique, les niveaux de tension, le courant et le facteur de puissance, et les transmettent sans fil aux ordinateurs de l’entreprise. En 2018, les entreprises de services publics américaines comptaient environ 86,8 millions d’installations AMI (advanced metering infrastructure).

A la rubrique « Smart Industry », c’est l’actualité de l’impact de la crise sanitaire sur les entreprises de l’industrie 4.0 que l’on continu à présenter. Metronik, entreprise slovène crée en 1990 et basée à Ljubljana, spécialisée dans l’automatisation et la numérisation de la production, des infrastructures critiques et des bâtiments intelligents, se positionne actuellement comme le leader des produits pour l’industrie 4.0. Son PDG Alexander Temeljotov, affirme que la crise actuelle due à l’épidémie a peut-être ralenti quelque peu le processus de numérisation de la production, mais les grandes entreprises manufacturières slovènes profitent de ce moment pour numériser davantage leur production afin de se préparer à la période post-épidémique.

Enfin, nos abonnés retrouveront à la rubrique « IoT », une initiative de partenariat entre Iota Communications, Inc., une société de logiciels de communication et d’analyse de données sans fil, établie en Pennsylvanie, et P3 Connected Cities (« P3CC »), une coentreprise new-yorkaise de développement d’infrastructures de villes intelligentes et leaders dans le secteur des solutions de données, de technologies et d’infrastructures intelligentes et résilientes. IotaComm et P3CC rassembleront leurs technologies et leurs expertises respectives pour fournir des ensembles uniques de solutions de données urbaines.