Comme chaque semaine, je viens vers vous avec un édito, afin de vous donner un aperçu de tout ce qui est publié pour les ABONNES sur Territorial Challenges ! Merci à vous.

Annoncé le 9 novembre, le succès éventuel de la société de Mayence, Biontech dans la course au vaccin contre le COVID 19, est une étape importante pour la région Rhin-Main ou aire métropolitaine de Francfort-sur-le-Main/Rhin. À l’avenir, pour ce territoire urbain allemand non loin de la frontière française, c’est davantage de financement et de capital-risque qui devront être alloués aux industries chimique et pharmaceutique. Depuis mars dernier, nous avons considéré à Territorial Challenges, qu’il était essentiel d’intégrer les sujets de biotechnologie à ceux de la transition numérique et énergétique des territoires. Nous avons ainsi suivi les travaux de Biontech, car il nous a semblé que c’est une des rares sociétés qui a inscrit ses recherches contre le COVID 19, dans le cadre d’un développement locale et régional.

Pour la région Rhin-Main, on s’attend naturellement à ce que le premier vaccin contre COVID 19 vienne de Mayence. Après tout, Rhin-Main était autrefois considérée comme la « pharmacie du monde ». Des chercheurs célèbres et des médicaments pionniers façonnent l’histoire de ce territoire de tradition pharmaceutique, notamment les lauréats du prix Nobel Robert Koch, Emil von Behring et Paul Ehrlich.

Cependant, depuis la dissolution de Hoechst AG il y a deux décennies, la bonne réputation de la région en tant que siège d’importantes sociétés pharmaceutiques s’est estompée. Quand on pense aujourd’hui à Francfort et Rhin-Main, on pense à l’économie de la finance avec les tours des banques, les aéroports et autres salons internationaux, mais moins aux produits chimiques et pharmaceutiques. Près de 30% de toutes les ventes pharmaceutiques allemandes sont réalisées en Hesse, le richissime land voisin.

Le fait que le premier vaccin contre COVID 19 puisse désormais provenir de Mayence peut aider l’industrie de la région Rhin-Main à attirer l’attention et à lui donner un nouvel élan. La crise sanitaire prouve ainsi, à quel point les investissements dans la science et la recherche sont importants, même s’ils ne prennent effet que des années plus tard. Avec ses universités et instituts de recherche, Rhin-Main est également très bien positionné dans ce domaine. Cette occasion, vous trouverez dans l’édition Territorial Challenges de cette semaine, un portrait d’un maire heureux, celui de la ville de Mayence.

A Territorial Challenges, nous avons depuis 2011 pensé que le numérique, allait changer le destin des collectivités territoriales qui s’inscrivent dans l’innovation. C’est pour cela que nous avons fait foi de la maxime : « Face à l’inconnu, la transition écologique française doit regarder ailleurs ».

Ainsi, pour nos fidèles lecteurs, cette semaine, dans notre espace abonné et à la rubrique « Smart Cities », nous proposons de découvrir le débat actuel autour de la transition numérique des collectivités locales au Mexique. Si dans ce pays, il n’y a toujours pas de ville classée comme intelligente, la crise sanitaire provoquée par le virus Covid-19, a mis sur la table la nécessité pour les différentes municipalités de parier sur ce modèle de développement urbain. Pour Marco Martínez, auteur du Manuel des « Meilleures pratiques dans les villes intelligentes » édité par la Fondation Friedrich Naumann, la crise sanitaire a révélé les échecs des modèles traditionnels de villes, qui, pour la plupart, se concentrent sur l’utilisation de la voiture, ils laissent de côté la garantie des services de base, en plus ils excluent le soin de l’environnement et la qualité de vie de la population.

Dans notre rubrique « Smart Energy », nos abonnés trouveront les travaux des scientifiques de l’institut public allemand, Ferman Fraunhofer IOSB et leurs partenaires qui développent un écosystème informatique complexe qui vise à réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre à l’avenir. La transition énergétique – comme dans le passage des énergies fossiles aux énergies renouvelables – continue de progresser en Allemagne. L’accent est désormais mis sur la réduction de la consommation d’énergie et des émissions de CO2.

A la rubrique « Smart Industry », c’est la politique transition numérique de La Malaisie qui sera présentée. Le pays a entamé le processus d’intégration des technologies numériques dans tous les domaines de son économie, et l’ambition du gouvernement consiste à se tailler une place au « cœur de l’industrie mondiale du futur ». La prochaine étape du parcours de transformation numérique de la Malaisie devrait pivoter sur une industrie 4.0 axée sur les personnes et basée sur la valeur. Le gouvernement envisage un objectif plus élevé dans la conduite de la transformation numérique du pays en assurant un résultat équitable grâce à l’inclusion et à la résilience économique.

Enfin, nos abonnés retrouveront à la rubrique « IoT », une synthèse concernant une première expérience de modèle 3D numérique dans une ville de Slovaquie. Banská Bystrica, cité de 80000 habitants, située au centre du pays, met à la disposition du public un modèle 3D numérique virtuel de la ville, avec la possibilité d’un accès interactif comme nulle part ailleurs en Slovaquie. La base numérique de cette offre se compose de près de 19 000 bâtiments et contribuera de manière significative, selon les autorités locales, au travail des services spécialisés de la ville. Ils pourront visualiser tous les recoins de la zone sélectionnée, obtenant ainsi une vue réaliste de ce à quoi le bâtiment ressemble.