Comme dans les autres secteurs des énergies renouvelables, l’Allemagne ne cesse d’avancer ses pions en Afrique dans le domaine de l’hydrogène. Ainsi, la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) qui regroupe quelques 16 pays dont l’Afrique du Sud jusqu’à la Tanzanie…, via sa structure scientifique destinée aux questions des énergies vertes (SACREEE), et le Centre de services scientifiques d’Afrique australe pour le changement climatique et la gestion adaptative des terres (SASSCAL), dans lequel l’Allemagne est impliquée, coordonnent l’initiative H2 ATLAS-AFRICA, dédiée à la production de l’hydrogène sur le Continent africain. Le projet est la première phase d’une initiative conjointe du ministère fédéral allemand de l’éducation et de la recherche (BMBF) et de partenaires africains dans la région subsaharienne (pays de la SADC et de la CEDEAO), afin d’explorer les potentiels de la production d’hydrogène vert, à partir des énormes sources d’énergies renouvelables. L’objectif du projet H2 ATLAS-AFRICA, est de soutenir le développement durable et économique à travers une économie de l’hydrogène viable avec un fort potentiel pour faire de l’Afrique, un exportateur d’hydrogène vert, gagnant ainsi encore plus de pertinence sur les marchés internationaux de l’énergie. Et bien évidemment celui de l’Allemagne.

Le projet se concentre sur l’évaluation du potentiel de génération d’hydrogène en Afrique subsaharienne à partir des ressources énergétiques renouvelables de la région. Il se concentrera sur une évaluation détaillée de la faisabilité technologique, environnementale, économique et sociale en tenant compte des besoins énergétiques locaux actuels et futurs. Il évaluera la disponibilité et l’adéquation des terres et des ressources en eau tout en tenant compte de l’utilisation des terres pour l’agriculture et de la demande locale en eau.

A Jülich (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) en Allemagne, Le Centre de recherche Forschungszentrum/Jülich, est considéré parmi les plus grands laboratoires interdisciplinaires d’Europe. une équipe de scientifiques travaillent avec un objectif principal: trouver quels sites à l’ouest et au sud du continent africain, sont particulièrement adaptés à la production d’hydrogène à partir d’énergies renouvelables? C’est ce que les chercheurs du Forschungszentrum Jülich veulent découvrir.

L’Afrique en tant que producteur et exportateur prospère d’hydrogène afin de produire de manière durable pour un approvisionnement énergétique climatiquement neutre à l’avenir. C’est l’idée derrière le projet « H2Atlas-Africa ». L’objectif central est d’identifier des sites à l’ouest et au sud du continent particulièrement adaptés à la production d’hydrogène à partir d’énergies renouvelables. Le coordinateur du projet, qui est financé par le Ministère fédéral de l’éducation avec environ 5,8 millions d’euros, est Solomon Nwabueze Agbo du Forschungszentrum Jülich.

« L’Afrique est un continent avec une population en croissance rapide et des besoins énergétiques croissants. Nous ne pouvons que maîtriser les défis du changement climatique et un approvisionnement énergétique durable, climatiquement neutre et sûr en Afrique et en Europe ensemble. Les pays d’Afrique de l’Ouest et du Sud offrent un énorme potentiel pour les énergies renouvelables. Cela signifie que l’hydrogène peut être produit de manière durable, ce dont nous avons besoin pour la transition énergétique », explique a qui veut l’entendre, le secrétaire d’État allemand à la Recherche, Thomas Rachel.

La stratégie nationale allemande dans ce secteur, montre le rôle important que l’hydrogène jouera dans le système énergétique de demain. Le gouvernement fédéral vient d’annoncer son plan la première semaine de juin. Par exemple, l’hydrogène devrait remplacer les combustibles fossiles à grande échelle.

Les partenaires les plus importants du côté africain sont les deux centres de recherche climatique au Ghana (WASCAL) et en Namibie (SASSCAL). En collaboration avec des chercheurs, des ingénieurs et des techniciens sur place, l’équipe souhaite déterminer les emplacements potentiels des systèmes au cours des deux prochaines années.

Les centrales sont destinées à générer des énergies renouvelables – par exemple à partir du photovoltaïque – et donc à générer de l’hydrogène en combinaison avec des électrolyseurs. Les chercheurs prennent en compte les aspects scientifiques, technologiques et économiques ainsi que la protection de l’environnement, le changement climatique et les composantes sociales. Par exemple, il ne doit pas s’agir de terres agricoles et de ressources en eau qui sont vitales pour des populations en Afrique.